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Les Cinglés du web s’emparent des salles !

 
surfin steven
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3/5


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Posté le 21 mars 2014 par

 
Dans le détail
 
 

Après les nouveaux noms du stand-up, c’est au tour des trublions de la toile de s’emparer des salles de cinéma. Rémi Gaillard ouvre la voie du n’importe nawaq le 5 Mars, et le presque surfeur australien Surfin’ Steven s’offre une consécration d’un autre genre le 20…

A

défaut d’inspiration, le cinéma fait une énorme consommation de nouveaux talents du rigolo et de la poilade. Crise oblige, l’action sur le zigomatique semble directement liée à la rentabilité des salles. Et comme le fameux « film » de cinéma apparaît toujours et encore comme le couronnement de la popularité, ça ne peut pas louper: les esprits inspirés qui ont fait rire les internautes se voient tôt ou tard invités à trouver leur place sur grand écran. La logique n’a rien de neuf et nous a déjà offert quelques plaisirs appréciables, comme l’épatante épopée made in Melun des Kaïra ou l’excellent Les Gamins joué et co-écrit par Max Boublil. Après avoir vu Norman devant la caméra de Maurice Barthelemy pour Pas très normale activité et l’efficacité des 12 infos de Cyprien sur NRJ12, on est assez curieux de voir ce que donnera le film que ces deux-là ont écrit ensemble…

Mais ce 5 mars, c’est l’heure de gloire de Rémi Gaillard, l’incontrôlable cinglé qui a révolutionné la notion de caméra cachée à lui tout seul. Plagié, censuré, poursuivi parfois, mais concurrençant Rihanna et Eminem en nombre de vues, ce piégeur né incarne une autre vision du gag visuel, qui doit autant au culot qu’au talent, s’amusant volontiers à dévoiler les coulisses inavouables d’une télé qui lui fait les yeux doux. Prêchant pour devenir n’importe qui en faisant n’importe quoi, ce record-man du web a co-écrit et confié la réalisation de son film à Raphaël Frydman, le réalisateur de Adieu Babylone. Il s’invente ainsi un passé, une famille, et entame sur grand écran une croisade foutraque assez prometteuse. Reste à voir si le personnage en sortira grandi, ou ne concernera que ses fans conquis. Ce qui constitue un potentiel non négligeable: en dépit d’une sortie plusieurs fois reculée, très peu d’amuseurs français peuvent se vanter de sortir leur premier film dans 30 pays…

Le 20 mars, c’est un autre numéro qui s’invite dans les salles, ou plus précisément la salle, puisque que cette avant-première entend lancer le buzz de la sortie officielle de The X-perience le 2 avril. Cousin pas trop éloigné de Brice de Nice, bras cassé de la glisse pratiquée volontiers hors de tout élément liquide, voici bientôt trois ans que Surfin’ Steven, le presque surfeur presque blond et presque australien fait marrer les australiens au fil de sa quête vers le ridicule absolu. Avec ce film, il revient en France par les bons soins de son créateur, interprète et réalisateur, Jeremy Angelier. Et les consignes de la première plante d’emblée le décor: Au contraire des habituelles consignes, caméras et appareils photos sont invités à rester allumés tout au long de la projection. L’idée que le passage sur grand écran ne vaille que s’il participe à l’aventure du web est intrigante. Et nous assurre que l’ambiance au Pathé Beaugrenelle de Paris ne devrait pas engendrer la mélancolie ce soir là…


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Petit animal fouineur et curieux : ce margouillat nous scrute et donne un avis toujours aussi péremptoire que subjectif. Bref, un journaliste... un vrai.