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Blacksad – Amarillo

 
Image de Amarillo
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Fiche Technique
 

Auteur: Juan Diaz Canales
 
Dessinateur: Juanjo Guarnido
 
Tome: 5
 
Année: 2013
 
Genre:
 
Editeur:
 
Scénario
8.0


 
Dessin
9.0


 
Emotion
9.0


 
Notre note
8.7
8.7/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

On a aimé


Le trait, la couleur, la dynamique des planches autant que celle du récit, on aime quasiment tout, en somme !

Peux mieux faire


Les personnages secondaires sur lesquels nous aurions aimé avoir davantage de détails.


Posté le 3 décembre 2013 par

 
Chronique
 
 

Quoi de mieux qu’un road-movie pour une galerie de portraits anthropomorphes dont Guarnido a le secret ? Direction Tulsa, puis Amarillo, mais peu importe la destination, seul le voyage compte.

Chat échaudé craint la viande froide et puis détective privé, c’est un vrai métier de chien. Alors qu’il raccompagne son ami Weekly à l’aéroport, John Blacksad décide donc de garder sa petite vie précaire où demain est un plaisir incertain plutôt que de retourner à New York avec les ennuis et les histoires glauques comme seul horizon. Mais à bon chat, bon rat, lorsqu’il se mêle d’une histoire qui ne le regarde pas, les galères vont lui retomber dessus.

Greffier, notez : « Blacksad est l’une des plus belles découvertes du neuvième art de ce nouveau siècle. Loin des œuvres torturées et intellectualisées qu’il est d’usage de porter au pinacle pour oublier que la BD est, soi-disant, un sous-genre littéraire, Garnido et Canales font dans le populaire, l’humble, le virtuose pour les nuls ». Déjà cinq tomes et l’émotion demeure intacte. Les planches s’animent sous nos yeux dans un déluge de couleurs, de traits et de caricatures animales plus drôles et maitrisées les unes que les autres. Toute la palette d’émotions passe par ces bipèdes à tête de lion, chien, koala, coq avec souvent un second degré qui ne manquera pas de plaire à leurs pendants humains. Mentions spéciales pour l’avocat sous les traits d’une hyène et la bleusaille souvent caricaturée en cabots.

La narration, très fluide, nous raconte à chaque tome un petit bout d’Amérique et pas forcément dans ce qu’elle a de plus fascinant. Dans Amarillo il est question d’un auteur torturé trimballant son manuscrit rédigé sur un rouleau. Jack Kerouac, Allen Ginsberg et toute la Beat generation hantent donc ces pages, avec ce que cela implique de désespérance, de fatalisme, et ce sentiment d’urgence que l’on retrouve chez l’auteur de Sur la route. Bien sûr Canales ne peut installer en 56 pages toute la dramaturgie d’une œuvre littéraire aussi puissante, ou alors il faudrait y consacrer plusieurs tomes, mais tous les personnages secondaires amènent leur passé et construisent une histoire très plaisante à découvrir. Et il n’est pas dit qu’on ne les recroise pas dans de prochaines aventures félines, surtout que nous venons de faire connaissance avec un nouveau membre de la famille. Mais chut… pas de spoil…

Informations supplémentaires et l’avis Miaou du Margouillat

Couvertuire d'AmarilloL’avis du Margouillat : « si je préfère les chats aux chiens, c’est parce qu’il n’y a pas de chat policier », disait Cocteau. Il y a désormais un chat détective, et on l’adore.

 

 

 

 

 

 


Cyril Trigoust

 
Cyril Trigoust
Rédacteur en chef de Rock You, Pur Ciné (etc.), on me voit aujourd'hui dans Jeux Vidéo Magazine ou quelques pages de musiques et de nouvelles technologies. Chaque seconde encore disponible est consacrée à la direction de ce site et la motivation de l'équipe !