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L’invention du vide

 
l'invention du vide
l'invention du vide
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Fiche Technique
 

Auteur: Nicolas Debon
 
Dessinateur: Nicolas Debon
 
Tome: 1
 
Année: 2012
 
Genre:
 
Editeur:
 
Scénario
8.0


 
Dessin
8.0


 
Emotion
8.5


 
Notre note
8.2
8.2/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

On a aimé


La narration de cet exploit historique, bien imagé et qui ne peut que faire rêver les amateurs de montagne !

Peux mieux faire


Le trait irrégulier, et les personnages parfois impavides.


Posté le 11 février 2013 par

 
Chronique
 
 

Aussi indispensable que le Sommet des Dieux, Nicolas Debon signe avec l’Invention du vide une oeuvre à vous donner le vertige. 

Rares sont les BD qui traitent de l’histoire de l’alpinisme, de ces fabuleux inconscients qui, au mépris de leur vie, n’hésitaient pas à se lancer à l’attaque des plus hauts sommets avec un équipement dérisoire et sans même savoir s’il existait un passage possible menant à la cime. Ce que raconte Nicolas Debon dans L’invention du vide est une histoire vraie. Celle de la première ascension du Grépon le 5 août 1881, une pointe taillée à la serpe faisant partie des aiguilles de Chamonix et culminant à 3482 m d’altitude. L’histoire d’Albert F. Mummery, alpiniste et écrivain britannique, d’Alexandre Burgener, guide de haute montagne suisse et du porteur Benedikt Venetz. La BD relate d’abord leur ascension de l’Aiguille verte, autre belle montagne vaincue en 1865 par Edward Whymper. Nicolas Debon, à la manœuvre aux textes et aux dessins, relate avec brio la vie chamoniarde à la fin du XIXème siècle, les rapports humains qui s’instaurent entre un guide et son client, l’atmosphère bien particulière des refuges, les dangers omniprésents de la montagne. Il n’hésite pas à utiliser une planche complète pour illustrer le détail de la fameuse fissure -nommée depuis fissure Mummery- et la manière dont les 3 gaillards sont parvenus à la vaincre. Le traits est parfois aérien, parfois grossier, toujours très personnel. Les visages sont peu travaillés rendant les expressions (surprise, peur, fatigue, etc.) plus prégnantes. Certaines pages font la part belle en une seule et même planche à la majestueuse beauté de la montagne. Telle celle où la cordée  admire la Mer de glace 1200 mètres sous leurs pieds. Nicolas Debon rend ici un superbe hommage à ces conquérants de l’impossible à  travers 76 pages, suivies d’un hommage textuel à Burgener et Mummery. Une BD incontournable pour tous les amoureux de la montagne et de l’alpinisme.

Informations supplémentaires et l’avis vertigineux du margouillat

l'invention du videL’avis du Margouillat : Nicolas Debon peut encore mieux faire en relatant d’autres exploits montagnards, la première ascension du Mont-Blanc par exemple en 1786 ou la face Nord des Grandes Jorasses en 1935. Bref, il y a encore de belles BD la tête dans les nuages à imaginer !

Site : L’invention du vide – Dargaud

 


Stéphane Philippon

 
Stéphane Philippon
Escaladeur de montagnes et de gammes classiques étourdissantes, mon apostolat m’a amené à parler de jeux vidéo, de musique, de cinéma, de nouvelles technologies et de carpes, mais ça va mieux depuis.