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Need for Speed

 
NEED FOR SPEED
NEED FOR SPEED
NEED FOR SPEED

 
Fiche Technique
 

Millésime: 16 Avril 2014
 
Réalisateur: Scott Waugh
 
Acteur: Aaron Paul, Dominic Cooper, Imogen Poots, Michael Keaton…
 
Nationalité: Américaine
 
Genre:
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
5.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
6.0


 
Notre note
6.3
6.3/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Les courses poursuites sont vraiment réussies, et nous évitent la lassitude de répétition

C'est un peu faible...


Le scénario se borne au minimum nécessaire, et les personnages sont très clichés


Posté le 16 avril 2014 par

 
Chronique
 
 

Des voitures hors de prix, des moteurs surgonflés, des courses illégales : cette adaptation du jeu vidéo culte gagne à ne pas se prendre la tête en misant tout sur l’efficacité des courses. Les clichés abondent, mais c’est plutôt un bon calcul.

L

orsqu’il sort de prison, Tobey Brewtser ne pense qu’à se venger de son ennemi juré, Dino Brewtser. Il doit pour cela se faire inviter pour la course illégale la plus mythique et périlleuse, la De Leon… L’adaptation des jeux vidéo reste pour Hollywood le défi à gagner. Car le bénéfice que les majors pourraient logiquement tirer de l’industrie la plus rentable du divertissement continue pour l’essentiel de leur échapper. Comme s’il était plus facile de s’inspirer de jouets ou de parcs d’attractions pour exploser le box-office… Après des déconvenues en pagaille (Super Mario, Max Payne, Lara Croft, Alone in the dark…), des blockbusters juste convaincants (Prince of Persia, Silent Hill) et en attendant la concrétisation de projets sans cesse reportés, à l’exemple d’un Metal Gear Solid qui n’a toujours pas dépassé le stade du fan movie, Resident Evil fait office de bon élève. N’en déplaise aux nombreux détracteurs, la série B revendiquée par la franchise de la belle Milla ne s’en tire pas si mal. Autant dire que l’adaptation de Need for Speed est attendue ! Avec ses 450 millions d’exemplaires vendus pour plus de 4 milliards de dollars, le titre de Electronic Arts pourrait enfin montrer un autre exemple. Couvé par Dreamworks et Spielberg en personne, le film arrive pile-poil pour fêter les 50 ans de la Mustang de Ford, tout un programme…

L’équipe aux commandes est plutôt adaptée. Grand fan du jeu, le réalisateur Scott Waugh a d’abord été un cascadeur de renom, et le scénario est signé par Georges et John Gatins (Real Steal, Flight, Coach Carter…), qui ont leur propre garage pour voitures anciennes. S’il est on ne peut plus prévisible et riche de personnages aussi épais qu’une plaque minéralogique, leur scénario se consacre judicieusement aux deux atouts du film : l’efficacité des courses et la vénération de bagnoles mythiques. Pour ce qui est des courses, le résultat est vraiment concluant. Les courses et les cascades s’enchaînent, tournées «pour de vrai », ce qui ajoute beaucoup au plaisir du spectacle. L’ensemble tient sans lassitude, rapide et prenant, pimenté de quelques clins d’yeux au jeu vidéo. Pour ce qui est du casting des gros cylindres, les courses alignent des bagnoles à même de faire fantasmer tout fanatique de caisses inaccessibles. On regrette d’ailleurs que ces caisses insensées n’apparaissent pas au générique final, non loin du sympathique casting de comédiens. Pas des plus raffiné, Aaron Paul fait un héros pur et dur efficace, Dominic Cooper est à son aise en méchant, et on apprécie la pointe finesse apportée dans toute cette testostérone par l’adorable Imogen Poots. Les gamers intégristes grogneront surement, mais en partant du principe que le jeu repose sur un scénario symbolique, sa transposition à l’écran est plutôt une bonne surprise. Pas un chef-d’œuvre, mais l’impression de vitesse à de quoi séduire le plus large public. Vroom Vroom.

Informations supplémentaires et l’avis Gamer du Margouillat

needforspeed-afficheL’avis du Margouillat : On ne peut pas dire que le scénario soit le point fort de ce jeu vidéo culte. Le film le sait et concentre son attention sur la réalisation des courses, et c’est un bon calcul. Le scénario est basique, le suspens prévisible, mais le rythme prenant et les courses soignées. C’est déjà pas mal.

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Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...