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Amour et turbulences

 
amour turbulences
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Fiche Technique
 

Millésime: 2012
 
Réalisateur: Alexandre Castagnetti
 
Acteur: Ludivine Sagnier, Nicolas Bedos, Jonathan Cohen
 
Nationalité: Française
 
Genre:
 
Mise en scène
7.5


 
Scénario
8.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
7.5


 
Notre note
7.5
7.5/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Bedos évite de faire son One Man Show et s'en sort plutôt bien.

C'est un peu faible...


Le jeu de mot est facile mais sensé : ça met un peu de temps à décoller.


0
Posté le 4 avril 2013 par

 
Chronique
 
 

La situation est amusante, les personnages réussis et leurs interprètes leur donnent une belle épaisseur. Examen réussi pour Nicolas Bedos, et amplement confirmé pour Ludivine Sagnier. On est plutôt séduit et on s’amuse bien.

A

rtiste dans l’âme à quelques jours de son mariage, Julie prend l’avion de New-York pour regagner Paris où l’attend son futur mari. Le même avion que doit prendre Antoine, très en retard pour cause de nuit agitée. Se débarrassant sans complexe de ses compagnes de coucherie, il se retrouve in extremis dans son fauteuil pour une traversée de 7 heures. Et ne s’aperçoit qu’après coup que sa voisine de fauteuil, Julie, est aussi celle qu’il a perdu trois ans plus tôt, dans des circonstances particulièrement mouvementées. Contraint de se supporter mais bien incapables de s’ignorer, les deux inconsolables ne tardent pas à s’affronter à coups de souvenirs et de mauvaise foi. Des souvenirs qui font revivre leur histoire ratée de deux points de vue assez différents…

Amour et turbulences est un rendez-vous attendu tant il existe une relation magnétique entre le cinéma et Nicolas Bedos. Fils d’un géant dont il a hérité esprit et inspiration, on connaît sa plume acérée, son charme venimeux et son charisme de tombeur olympique. Il fallait bien que cet angoissé congénital assume son physique dans un vrai premier rôle, que voici. Caricature de sa réputation, son personnage d’Antoine s’assoit par mégarde sur ses conquêtes de la veille tant il les collectionne. Goujat arrogant, cet aimant à gonzesse n’a jamais croisé qu’une femme, dont il fuit en vain le souvenir depuis la faillite de leur couple. Et se retrouve coincé avec elle pendant les 7 heures d’un vol périlleux. Parvenant à ne pas trop en faire, Bedos s’amuse de son archétype pour avoir participé à l’écriture du scénario et des dialogues. Conforté par cette paternité d’auteur et recadré par la bienveillance d’une équipe solide, il est parvenu à dépasser une inquiétude endémique qui arrivait à contaminer le plateau ! Agréablement crédible en tombeur cynique, il se dévoile un peu plus dans l’émotion et la tendresse. L’expérience est donc concluante. Il est considérablement aidé dans cette entreprise par sa partenaire, Ludivine Sagnier. Légère comme une plume et piquante à souhait, elle nous rassure très vite sur un point : la belle blonde est aussi à l’aise dans le registre de la comédie que les autres. Recadrant le tempo, s’amusant à l’évocation des souvenirs d’Antoine à camper une amoureuse parano, on l’aime immédiatement.

Si la petite guerre des sentiments et des souvenirs est relativement classique, les dialogues donnent assez vite le ton, et le réalisateur s’emploie à multiplier les astuces de mise en scène pour sortir ses personnages du huis-clos. Un jonglage avec la chronologie des évènements du cœur, soutenu par des seconds indispensables et incarnés par de solides artisans en la matière. Coté ciel, Jackie Berroyer en papy attentif et surtout Michel Vuillermoz en commandant de bord à l’humour cinglant sont parfaits. A terre, Jonathan Cohen est pour Antoine un meilleur pote épatant, Clémentine Célarié incarnant à merveille la mère de Julie, une pulpeuse peau de vache en guerre ouverte contre tout ce qui porte un pénis. Balançant entre tendres sentiments et destins féroces, Amour et turbulences ne révolutionne pas le genre mais saura satisfaire les accros des comédies romantiques. C’est aussi le film qui permet au très médiatique Nicolas Bedos de prendre pied sur les terres du septième art. Il a encore à prouver pour convaincre unanimement, mais ses détracteurs ont du mouron à se faire : on n’a pas fini de le revoir sur grand écran…

Informations supplémentaires et l’avis qui s’envoie en l’air du Margouillat

amour turbulencesL’avis du Margouillat : Bedos père et fils ne sont pas du genre à ne se faire que des amis. Du coup ils sont attendus au tournant. Nicolas ne se fera pas descendre sur ce coup là !

Site : http://www.airfrance.fr puisqu’une page sur le film n’est pas dans les moyens d’Universal.


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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