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Angélique

 
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Fiche Technique
 

Millésime: 18 décembre 2013
 
Réalisateur: Ariel Zeitoun
 
Acteur: Nora Arnezeder, Gérard Lanvin, Tomer Sisley, Simon Abkarian
 
Nationalité: Française
 
Genre: ,
 
Mise en scène
4.0


 
Scénario
5.0


 
Musique
6.0


 
Emotion
5.5


 
Notre note
5.1
5.1/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est un peu faible...


Aussi kitsh que le précédent, si longtemps après c'est presque un exploit !


Posté le 19 décembre 2013 par

 
Chronique
 
 

Revisiter Angélique, c’est réveiller une icône populaire et affronter une communauté idolâtrant Michèle Mercier ! Le sex-symbol des sixties est devenu une femme libérée, et si la relecture ne retrouve pas le charme de la première version, il avance d’autres arguments pour un nouveau public.

R

efusant un mariage arrangé, décidée à choisir son propre destin, une jeune noble aussi belle que fougueuse affronte les conventions d’un XVIIéme siècle et ses terribles intrigues… Que l’on apprécie ou pas l’entreprise, il faut reconnaître à Ariel Zeitoun un sacré courage. S’il est peu probable que les jeunes générations se précipiteront sur les coffrets DVD pour se repasser en boucle la saga des films de Bernard Borderie, si romantiques et éclatants de couleurs kitsch, son héroïne bénéficie d’une aura inaltérable. Une réputation née d’une série de livres vendus par millions d’exemplaires, et incarnée ensuite pas la sculpturale Michèle Mercier, sex-symbol incontournable des sixties dont les tourments savamment pervers ont fait fantasmer la planète pendant pas mal de temps. Ce que l’on sait moins c’est qu’en dépit d’un succès phénoménal, Anne et Serge Golon, les auteurs des livres, n’ont jamais apprécié les films tirés de leur oeuvre. Proche de l’auteur, c’est donc aux livres que Zeitoun fait référence pour sa version, adoubé dans la foulée par Anne Golon elle-même. Reste le plus délicat : se réapproprier le couple mythique, déjà incarné par Robert Hossein et la sublime Michèle Mercier. Si tout un public ne connaît de l’héroïne que son nom, et est donc tout disposée à la découvrir sous une apparence inédite, il sera beaucoup plus difficile de raisonner une vaste communauté d’inconditionnels des Borderie qui ont hurlé à l’infamie sitôt le projet annoncé…

Pour séduire les uns et convaincre les autres, le Angélique de Ariel Zeitoun possède certains atouts. Une intrigue revisitée, une action plus resserrée et une approche plus naturelle des personnages, tout particulièrement de l’héroïne dont la farouche indépendance à une résonance très contemporaine. Tranchant d’avec les allures de roman photo des Borderie, l’approche visuelle est ici plus crue, presque entièrement éclairée à la torche. Et puis il y a la curiosité d’un casting qui réserve quelques surprises. Pour reprendre le rôle tenu par Robert Hossein, Gérard Lanvin s’essaie pour la première fois au cap et d’épée. Sa composition de Joffrey de Peyrac est vite séduisante. Tout aussi surprenant, Tomer Sisley s’avère convaincant en Plessis Bellière. Celui qui reste à découvrir est Nicolas, alias Calembredaine, rôle trop court confié à Mathieu Kassovitz. Dans le rôle de l’avocat Desgrez, Simon Abkarian est simplement excellent. Reste le défi le plus dur à relever : camper une nouvelle Angélique. Révélée par Faubourg 36, la très belle Nora Arnezeder est ici une rebelle plus fougueuse que pulpeuse, tranchant d’avec la sulfureuse composition de Michèle Mercier. Plus écorchée vive que pin up, elle ne manque pour autant pas de charme. On regrette un rythme parfois précipité qui ne laisse pas à ces célèbres personnages le temps de s’approprier leur nouveau cadre, des décors qui apparaissent parfois un peu trop vides et apprêtés pour ce tumultueux XVIIéme siècle. Ce que l’on perd en charme désuet n’est pas compensé par un choix de caractère… Présenté comme le premier opus d’une série, l’avenir de cette nouvelle saga repose entre les mains d’un public qui va en partie redécouvrir un genre disparu de nos écrans. Les romantiques devraient apprécier…

Informations supplémentaires et l’avis Balafré du Margouillat

angelique afficheL’avis du Margouillat : On peut reprocher à ce Angélique l’étroitesse de la reconstitution, un rythme un peu heurté qui ne permet pas toujours d’installer une atmosphère. Mais fort d’un casting surprenant , on doit lui reconnaître le mérite de présenter une héroïne de légende à un nouveau public romantique.

 

 

 

 


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Petit animal fouineur et curieux : ce margouillat nous scrute et donne un avis toujours aussi péremptoire que subjectif. Bref, un journaliste... un vrai.