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Argo

 
Argo
Argo
Argo

 
Fiche Technique
 

Millésime: 2012
 
Réalisateur: Ben Affleck
 
Acteur: Ben Affleck, Alan Arkin, John Goodman
 
Nationalité: Américaine
 
Genre: ,
 
Mise en scène
8.5


 
Scénario
9.0


 
Musique
8.0


 
Emotion
9.0


 
Notre note
8.6
8.6/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


historiquement rigoureux, politiquement pertinent, servi par un casting sur mesure

C'est un peu faible...


Trois film, trois réussites, ne cherchons pas la petite bête.


0
Posté le 9 janvier 2013 par

 
Chronique
 
 

Racontant un épisode méconnu de la prise d’otage de l’ambassade américaine de Téhéran, Ben Affleck signe un film exemplaire passionnant du début à la fin. Incontournable !

L’Iran de Khomeiny fait sa révolution, et l’ambassade américaine est une de ses cibles. Le 4 novembre 1979, une foule déchaînée envahie les lieux et prend ses occupants en otage. Ce que les Iraniens ignorent, c’est que six membres du personnel de l’ambassade sont parvenus à s’échapper. C’est l’ambassadeur du Canada qui les recueille à son propre domicile. Si la nouvelle de leur présence venait à être connue, l’incident diplomatique serait majeur et les six rescapés assurément lynchés en pleine rue, devant les caméras dont les révolutionnaires savent si bien se servir. Le temps passe, la situation ne cesse de s’aggraver, et le destin des six américains est de plus en plus en péril. C’est en tant qu’expert de l’exfiltration à la CIA que Tony Mendez est appelé pour assister à une réunion du gouvernement où les rares options de sauvetage sont évoquées. Des solutions si navrantes que Mendez ne peut garder le silence. Mais comment sortir six américains terrifiés, cachés en plein cœur d’un Téhéran plongé dans une révolution explosive ? Mendez va alors imaginer un plan totalement fou pour pénétrer en Iran : les repérages d’un film de science-fiction, Argo

Argo appartient à cette catégorie de film dont on devine la fin, sans pour autant pouvoir décrocher une seconde de son suspens

Pour qui l’ignorerait encore, Ben Affleck est un grand réalisateur ! Et en voici la preuve par trois. Après Gone baby Gone et The Town, Affleck change de registre et s’empare d’un épisode méconnu de la révolution iranienne de 1979. Gardée secrète longtemps après le sauvetage des six évadés de l’ambassade, cette collaboration surréaliste entre les services secrets et Hollywood méritait vraiment d’être racontée avec le plus grand soin. Et la reconstitution que Ben Affleck a orchestré pour l’occasion force le respect. Contraignant ses acteurs à s’isoler sans contact avec l’extérieur dans les décors de leur cachette, faisant revivre les années 70 jusqu’à la pointe des cheveux, le réalisateur a recréé point par point en Turquie les évènements d’alors, ses plans collant parfois à la perfection avec les images d’archives. Il a été jusqu’à choisir des acteurs ressemblant physiquement à leur personnage… à son exception notable, puisque le fringant acteur incarne lui-même le solide et moustachu Tony Mendez. On excuse cet écart sans mal ! D’abord parce qu’il est excellent dans le rôle, mais surtout parce que rien ne manque dans sa réalisation. Sans mettre en avant ses opinions, il évoque avec pertinence les manœuvres politiques, notamment américaines, qui ont mené à cette révolution, et évoque ensuite avec une joyeuse acidité les coulisses gouvernementales face à ce drame insoluble. Si l’angoisse ne cesse de prendre de l’ampleur, les situations et hypothèses évoquées confinent parfois au pur comique…

Faisant monter la tension et le suspens avec beaucoup d’habileté, Ben Affleck ne rate pas l’occasion de jouer sur le contraste de deux univers en apparence incompatibles : d’un côté les services secrets et des questions de vie ou de mort, et de l’autre la futilité du petit monde d’Hollywood. Confiée à deux monuments, Alan Arkin et John Goodman, la Mecque du septième art en prend pour son grade et apporte une belle dose d’humour qui fait littéralement respirer le film. Mais qu’on ne s’y trompe pas. Le récit de ces faits réels et de leur incroyable conclusion constitue l’un des plus beaux hommages que l’on puisse faire à la magie du cinéma… Produit par Georges Clooney et Grant Heslov, d’après un scénario brillant signé d’un débutant prometteur, Chris Terrio (réalisateur de Heights avec Glenn Close), Argo appartient à cette catégorie de film dont on devine forcément la fin, sans pour autant pouvoir décrocher une seconde de son suspens. On ne saurait trop vous suggérer de ne pas zapper le générique final, puisque l’on peut y voir tous ceux qui ont vécu ces évènements. Une conclusion judicieuse pour un film passablement irréprochable !

Informations supplémentaires & l’avis du Margouillat

ArgoL’avis du Margouillat : Autant Ben rate parfois le choix de ses films en tant qu’acteur, autant il soigne ses créations. Et Mr Décafféinato se paie encore la tronche de la grosse industrie américaine. On adore !

Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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