Nos actus
 

Arrêtez-moi là

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 6 janvier 2016
 
Réalisateur: Gilles Bannier
 
Acteur: Reda Kateb, Léa Drucker, Gilles Cohen, Erika Sainte...
 
Nationalité: Français
 
Genre:
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
8.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
7.3
7.3/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Ce premier long métrage sait jouer de ses atouts: un récit solide, un ton qui peut surprendre, et un beau casting mené par l'excellent Reda Kateb.

C'est un peu faible...


Si le thème n'est pas le plus original, c'est surement l'audace du final qui fera tiquer les cartésiens...


0
Posté le 25 janvier 2016 par

 
Chronique
 
 

arretezAffiche

J

ustement salué pour les séries Engrenages et Les Beaux mecs, Gilles Bannier s’attaque au format cinéma avec un genre qui appartient aux classiques : l’erreur judiciaire. Attaché au réalisme du documentaire, il saisit fort bien l’homme écrasé par un système, l’aveuglement d’une procédure que rien n’arrête. Et s’il ne fait pas preuve d’une folle audace, son traitement du genre vaut le détour. D’abord parce qu’il confie le premier rôle à Reda Kateb, qui sait avec retenue enrichir sans cesse l’humanité de son personnage. Il est parfait. Reda Kateb et Léa Drucker, l’autre tête d’affiche de ce casting serré, ont confié qu’au-delà de la nécessaire documentation, c’est bien la liberté qui leur a été laissée par le réalisateur de se laisser porter par leur personnage qui confère à leur prestation ce naturel précieux. Arrêtez-moi là se démarque aussi par ses choix. L’histoire ne s’arrête pas à la porte de la prison, lorsque l’accusé est reconnu innocent. Elle se poursuit et nous dévoile ce qui se passe après. Plus audacieux encore, Bannier refuse d’abandonner la touche de sentiment qui ouvre le film, tout démarrant sur une rencontre manquée. Il fallait oser, mais cela reste cohérent. Nous épargnant le dossier à charge sur un système, et même s’il ne ménage pas certains acteurs de la procédure, il s’attache moins à la technique de la justice qu’au vécu de l’accusé. Et s’offre d’étonnantes bulles d’oxygène dans cette tension réelle. Citons l’épatante prestation de Gilles Cohen en avocat attendrissant à force d’être nul, jouant avec assurance jusqu’aux limites de la farce… et nous libérant dans la foulée des clichés indissociables des films de procès. Classique subtilement revisité qui sait marquer sa différence, adaptation plaisante d’un auteur à découvrir, Iain Levison , cette première expérience de Gilles Bannier sur grand écran est prometteuse. Et comme il n’envisage pas son avenir de cinéaste sans la poursuite de sa carrière de téléaste, on est impatient de le voir revenir sur grand écran.


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


0 Comments



Soyez le premier à commenter


Soyez inspiré et constructif


(Requis)