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Comme le vent

 
come il vento
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Fiche Technique
 

Millésime: 18 juin 2014
 
Réalisateur: Marco Simon Puccioni
 
Acteur: Valeria Golino, Filippo Timi, Francesca Scianna, Chiara Caselli…
 
Nationalité: Italienne
 
Genre: ,
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
8.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
7.3
7.3/10


Note des lecteurs
2 lecteurs ont voté

 

C'est du lourd...


Une interprétation puissante, une évocation inspirée, le portrait touche au coeur.

C'est un peu faible...


Le portrait intime ne peut qu’évoquer ce que cette femme d’exception à apporté à son métier.


0
Posté le 18 juin 2014 par

 
Chronique
 
 

Le combat de la justice italienne contre la mafia a bien des visages. Celui de Armida Miserere n’est pas de ceux que l’on oublie. En parlant de la femme derrière la directrice de prison, de sa solitude et de sa douleur, ce portrait inspiré nous touche sans mal.

A

rmida Miserere est l’une des premières femmes directrices de prison en Italie. En première ligne du combat contre la mafia, elle est un exemple. Lorsque son compagnon est exécuté, elle trompe sa douleur en se consacrant aux pires établissements…  Par sa volonté, la fermeté de ses convictions, son combat de longue haleine contre la mafia, celle qui fut une des rares directrices de Prison devint un personnage à part, un symbole pour son pays. Et lorsque celle-ci décida de se suicider le 19 avril 2003, la nouvelle ébranla plus d’un italien. Parmi lesquels le réalisateur Marco Simon Puccioni, qui décide alors de faire un film sur cette femme d’exception, et ce qui l’a conduit à cette issue. Comme le vent se concentre sur les treize dernières années de sa vie, et n’entend pas faire l’éloge d’une héroïne de la société, mais plutôt le portrait intime d’une femme. Exigeante et opiniâtre, cette femme a fait le choix de la dimension criminelle pour mieux explorer la nature humaine. Et armée d’un idéalisme impressionnant, y apporter ses convictions. Que celle qui avait résisté à toutes les menaces de mort ait ainsi décidé de mettre fin à ses jours est extrêmement fort, et lourd de sens. Le réalisateur y voit un sacrifice absolu, un engagement ultime contre ceux qu’elle avait combattu et qui s’étaient acharnés à ruiner ses rêves. C’est une interprétation de cette tragédie, mais son film n’entend pas donner de réponse.

Abandonnant au spectateur le soin de tirer ses propres conclusions, Puccioni se consacre à cerner la femme derrière le symbole. La fragilité d’une femme à la solitude écrasante, qui trouvera parfois un court répit auprès de collaborateurs. Une vie marquée aussi par la douleur, de perdre le seul homme qui lui correspondait, et d’avoir vu s’échapper le rêve d’une famille. Telle qu’elle est racontée, la vie de Armida Miserere aura été une sourde et terrible tragédie, écho terrible à ce nom si lourd. En venant présenter un de ses films dans une prison difficile, Valeria Golino avait rencontré cette femme à part. Une rencontre qui a dû inspirer l’actrice, qui se donne toute entière dans une interprétation très touchante. En s’attachant à dépeindre la femme sous l’uniforme, Comme le vent donne un visage surprenant et fascinant au combat de l’Italie contre la mafia. On pourra en revanche lui reprocher de ne pas nous parler assez de ce que l’action de Miserere avait de spécifique, et pourquoi elle fut si efficace et importante. On ne comprend qu’à mi-mot qu’elle fut pour beaucoup dans la fin des privilèges des détenus influents de la Mafia. Mais il aurait probablement fallu pour cela un autre film.

Informations supplémentaires et l’avis Porte du pénitencier du Margouillat

Comme-le-ventL’avis du Margouillat : Portée par la prestation de Valeria Golino, cette évocation intime émeut autant que le personnage impressionne. On aurait aimé mieux saisir dans les faits ce qu’elle a apporté à sa périlleuse profession, mais le portrait de cette femme à l’écrasante solitude donne la mesure de sa force de caractère.

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Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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