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Crimson Peak

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 14 octobre 2015
 
Réalisateur: Guillermo del Toro
 
Acteur: Mia Wasikowska, Tom Hiddleston, Jessica Chastain, Charlie Hunnam
 
Nationalité: Américain
 
Genre: ,
 
Mise en scène
9.0


 
Scénario
8.0


 
Musique
8.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
8.0
8/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Des acteurs parfaits, une mise en image splendide, une atmosphère gothique de référence.

C'est un peu faible...


Pas assez de gore? De jump & scare? Non, pas besoin. C'est ça la classe.


0
Posté le 18 octobre 2015 par

 
Chronique
 
 

Crimson affiche

A

vec Crimson Peak, Guillermo Del Toro semble exaucer un vœu qui lui est cher. Ciseler le chaînon manquant entre le baroque et l’horreur, l’élégance et le monstrueux, deux langages qu’il n’a cessé de conjuguer. Et c’est une leçon de cinéma. Del Toro nous ouvre son livre d’image, dont chaque illustration est composée comme un tableau. L’histoire d’une tragédie où l’horreur n’est que l’expression sublimée d’un romantisme exacerbé, ensorcelant un trio remarquable. D’un charme venimeux, trop doué pour sombrer dans le mal, Hiddleston incarne un poignant messager maléfique. Méconnaissable, Jessica Chastain disparait dans l’aura d’une femme terrifiante qui orchestre ce carnage. Et Mia Wasikowska, princesse de Disney descendue en enfer, donne à la traditionnelle victime l’envergure d’une battante. Un trio parfait et un décor somptueux où même la terre s’ensanglante, suffisent à faire entrer Crimson Peak dans le gotha de la passion. Car comme pour toutes les histoires de monstres, tout ici n’est qu’amour, combien même est-il tordu, difforme. Le film ne ressuscite pas la grande tradition de l’élégance horrifique incarnée par la Hammer, ce cinéma d’atmosphère qui comptait plus sur le talent des acteurs que la qualité des masques numériques. Del Toro ne la copie pas, il la prolonge. Rompu à l’horreur, le réalisateur aurait pu ajouter une dose de gore, appuyer ses effets frissonnants. Mais il reste mesuré, méticuleux, il n’a pas besoin de plus. Son art du récit creuse la douleur de chaque personnage jusqu’au dénouement, drapé dans le velours rouge sang d’une fable à la Shelley. Une merveille.


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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