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Dark Skies

 
Dark Skies
Dark Skies
Dark Skies

 
Fiche Technique
 

Millésime: 2013
 
Réalisateur: Scott Charles Stewart
 
Acteur: Keri Russell, Josh Hamilton, Dakota Goyo, Kadan Rockett, J.K. Simmons
 
Nationalité: Américain
 
Genre:
 
Mise en scène
7.5


 
Scénario
7.0


 
Musique
6.5


 
Emotion
6.5


 
Notre note
6.9
6.9/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Ce qui devait être une petite série B sans prétention prend plutôt une bonne tournure.

C'est un peu faible...


Une narration vite balisée, malgré quelques idées novatrices.


Posté le 27 juin 2013 par

 
Chronique
 
 

Reprenant quelques théories en vogue chez les amateurs de présence extraterrestre sur Terre, ce Dark Skies préfère à l’habituelle surenchère d’effets un certain raffinement dans la progression de la peur. Un choix judicieux et plutôt efficace.

U

ne jolie maison dans un quartier tranquille, des voisins sympathiques, quelques soucis de factures, du travail qui se fait rare, un fils aîné qui approche de l’adolescence : la famille Barrett est une famille comme il y en a des milliers dans cette banlieue bien sage. De jour en jour, leur ennuyeuse routine va pourtant être ébranlée par une suite d’événements incompréhensibles, plus absurdes qu’inquiétants. Convaincu que l’origine de ce chambardement vient d’un habitant de la maison, la police n’est d’aucun secours. Personne ne peut aider les Barrett. Bientôt, perte de mémoire et cauchemars plongent toute la famille dans le désarrois et la peur. Une escalade dans la folie qui a commencé avec un mauvais rêve du petit dernier. Celui où « l’homme de sable » est venu dans sa chambre…

Sorte de négatif de Rencontre du troisième type

Spécialiste des effets spéciaux, Scott Charles Stewart compte parmi ses collaborations quelques unes des plus excitantes productions de SF, de Sin City à Iron Man. En revanche, on ne peut pas dire que Scott Charles Stewart le réalisateur soit réputé pour la finesse de traitement de ses films. À deux reprises, il nous a beaucoup séduit par ses promesses, et déçu par le résultat, avec Légion en 2009, puis en 2011 avec Priest. La surprise est donc d’autant plus agréable à la découverte de ce Dark Skies. Sorte de négatif de Rencontre du troisième type, Dark Skies s’inscrit dans la catégorie, très appréciée, des enlèvements extraterrestres. Prenant bien soin de ne pas se laisser déborder par son sujet, le réalisateur fait le choix courageux d’éviter le recours au spectaculaire, préférant distiller les signes et les indices sans emballer la machine à trouille. Économe en effets spéciaux, optant pour une réalisation dépouillée au plus près de ses personnages, il est bien loin de l’image fouillée de ses précédents films. Il faut préciser que Scott Stewart s’est investi personnellement dans cette histoire dont il a écrit le scénario et qu’il a réalisé… dans le village de son enfance, désirant ainsi restituer « l’atmosphère malsaine qui s’en dégageait » !

Soutenu par Jason Blum, le producteur de Paranormal Activity et de l’excellent Sinister, qui opère lui-même un changement de style de l’horreur vers le fantastique, Scott Stewart réussit enfin à construire son film. Il est probable que les inconditionnels du carnage et de la charcuterie resteront sur leur faim, de même que les accros des FX délirants. Et laissons aux chicaneurs le soin de relever les très nombreuses similarités avec d’autres réalisations. Mais pour peu que l’on apprécie l’immersion dans une atmosphère, celle-ci est efficace et ne déçoit pas. Dark Skies s’accommode même fort bien de l’un des écueils classiques du genre : l’inévitable apparition de celui qui fera le lien entre le quotidien et le surnaturel, le « spécialiste ». À savoir le médium, vieil indien, archéologue, pseudo-scientifique, cinglé notoire, bref cet ambassadeur du paranormal qui peut à lui seul faire tomber une intrigue dans le passionnant ou l’hilarant (souvenons nous du duo du si surestimé Insidious…). Confié à l’excellent J.K. Simmons (OZ, l’épatant rédac chef du Daily Bugle), le rôle reste en retrait mais constructif. Surtout après que le web et les caméras espions aient déblayé le terrain de l’incrédulité. Ce timing maîtrisé de la frousse repose donc avant tout sur la qualité du casting. Bonne pioche, celui de Dark Skies est plus que convenable. La toujours craquante Keri Russel et Josh Hamilton font des parents terrifiés très crédibles, et leurs deux garçons, joué par le petit Ladan Rockett et Dakota Goyo – Real Steal – tiennent parfaitement la note. Et tant pis pour ceux qui ne vibrent plus qu’à la surenchère des Jump & Scare.

Informations supplémentaires et l’avis from Outer Space du Margouillat

dark skiesL’avis du Margouillat : Mélangeant plusieurs thème dont quelques uns sous-jacent (l’exclusion), ce film de genre s’en sort plutôt bien.

Site : http://darkskiesfilm.com/

 

 


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...