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Dead man down

 
Dead Man Down
Dead Man Down
Dead Man Down

 
Fiche Technique
 

Millésime: 2013
 
Réalisateur: Niels Arden Oplev
 
Acteur: Colin Farrell, Noomi Rapace, Terrence Howard
 
Nationalité: Américaine
 
Genre: ,
 
Mise en scène
8.0


 
Scénario
7.5


 
Musique
7.5


 
Emotion
7.5


 
Notre note
7.6
7.6/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Le mélange des genres, Noomi Rapace impeccable,

C'est un peu faible...


Un brin hitchcockien, mais on reste loin du maître.


0
Posté le 3 avril 2013 par

 
Chronique
 
 

Captivant et intense, cette double quête de vengeance se démarque par la profondeur des personnages. Duo d’âmes abîmées, Colin Farrell et Noomi Rapace sont formidables.

A

vec son ami Darcy, Victor devient un membre de plus en plus important du gang d’Alphonse. Persécuté par d’inquiétants messages riches en menaces, ce caïd de la pègre New-Yorkaise voit ses hommes disparaîtrent un à un et se met à douter de tout le monde. Et lorsqu’il déclenche l’enfer, il découvre à quel point Victor est un allié de poids. Surtout maintenant que son fidèle bras droit a été supprimé dans d’étranges circonstances. Tandis que Darcy se met en tête de découvrir les conditions de cet assassinat, Victor s’enferme dans le silence de ses secrets. Celui-ci n’a qu’une seule petite fenêtre ouverte sur le monde des vivants : dans l’appartement qui fait face au sien, tout en haut de la tour d’habitation voisine, une belle jeune femme habite avec sa mère. Tous deux s’observent timidement, jusqu’à ce que celle-ci ose enfin glisser un mot dans la boite à lettre de Victor. Elle s’appelle Béatrice, et les terribles cicatrices qui défigurent un coté de sa figure cachent de bien plus sombres desseins…

Salué pour sa réalisation de Millenium, version originale, Niels Arden Oplev trouve un bon équilibre entre une action, suspens, et portrait de deux êtres en souffrance

Le film de vengeance est un genre en soit, un classique balisé qui se concentre plus volontiers sur l’accomplissement de cette promesse de sang, se délectant des raffinements employés pour y parvenir. Il est plus rare que le film s’intéresse tout autant aux personnages qu’à leur motif, à l’exemple de ce Dead Man Down. Prenant le temps de nous présenter ses instigateurs, le récit prend le recul nécessaire pour évoquer les dégâts engendrés par une telle entreprise, mais aussi ses limites. Une démarche qui est l’assurance de personnages solides, touchants, et plus complexes qu’à l’habitude. Le couple formé par Victor et Béatrice, deux êtres abîmés et murés dans leur colère, révèle vite cette richesse en quelques petits revirements des plus surprenants. Salué pour sa réalisation de Millenium, version originale, Niels Arden Oplev trouve vite un très bon équilibre entre une action des plus efficace, un suspens prenant, et ce portrait de deux êtres en souffrance. Il cultive pour cela le contre-pied avec habileté. Les truands sont présentés avec un gros cœur, un bébé amoureusement niché dans les bras, et le big boss du gang est incarné par la bouille de Terrence Howard, habitué aux rôles de types sympas. Pratiquement à l’inverse de son rôle de Lisbeth dans Millenium, Noomi Rapace touche au cœur avec ce personnage d’une femme séduisante, esthéticienne de métier et défigurée par un accident de la route. La rancœur qui la gagne depuis la transforme, la coupant de ce qu’elle était aussi sûrement que ses cicatrices.

Pour lui renvoyer cette image de femme élégante et pacifique qu’elle incarnait, Oplev a choisi de confier le rôle de sa mère et confidente à Isabelle Hupert. Avec légèreté, celle-ci rappelle à sa fille et bientôt à Victor ce qu’est un foyer, la chaleur d’une famille. C’est assez inattendu, mais très bien vu. Le rôle le plus classique, en apparence, est donc celui de Victor, gros bras et machine à tuer, entièrement consacré à sa propre et diabolique vengeance. Tout en nuance, Colin Farrell sait tirer le meilleur parti de cet homme perdu, qui se révèle malgré lui au contact de Béatrice. Entre rédemption et malédiction, ces deux âmes brisées vont s’épauler avec amour jusqu’à la trahison, ajoutant à cette appétissante histoire de vengeances l’émotion d’une poignante histoire d’amour. Le producteur Stuart Ford a parfaitement raison lorsqu’il trouve que ce scénario lui ramène en mémoire la complexité des films des années 70. Avec ses références à Hitchcock, la nervosité des montées d’adrénaline, nous n’en sommes pas si loin. Il faut préciser que Dead Man Down, production indépendante, a vu le jour de la plus belle façon : le scénario n’a jamais été proposé sur le marché hollywoodien. En quête de son premier film américain après plus de 200 scénarii reçus, Oplev a été le premier réalisateur contacté par les deux scénaristes, Joel Wyman et Reid Shane. Et les premiers acteurs évoqués pour les rôles principaux acceptèrent tous. Le résultat de toute cette motivation est un thriller prenant, porté par des personnages forts qui aident grandement à revisiter le genre. Du très bon polar.

Informations supplémentaires et l’avis un brin Fan de Noomi du Margouillat

Dead Man downL’avis du Margouillat : Ce film va partager la critique, fan du genre et de Noomi Rapace, nous confessons humblement avoir vécu un moment agréable.

Site : http://www.deadmandownmovie.com/


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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