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Le dernier pub avant la fin du monde

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 2013
 
Réalisateur: Edgar Wright
 
Acteur: Simon Pegg, Nick Frost, Paddy Considine, Martin Freeman, Eddie Marsan
 
Nationalité: Britannique
 
Genre: ,
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
7.5


 
Musique
8.0


 
Emotion
8.5


 
Notre note
7.8
7.8/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


La SF britannique est inimitable, surtout lorsque c'est le trio de Hot Fuzz et Shaun of the Dead qui est aux commandes !

C'est un peu faible...


Les réfractaires aux films de genre passeront leur chemin, on leur souhaite bonne route...


Posté le 27 août 2013 par

 
Chronique
 
 

Entre incitation à l’ébriété et fantastique foutraque, le trio Pegg / Forst / Wright incarne à merveille l’héritage d’une « british SF ». Épatante et hilarante, une pure gourmandise made in England !

C

omme son nom le laissait entendre, Gary King était le roi du lycée. Dans le coin paumé de Newton Heaven, entouré de ses acolytes Andy, Steven, Oliver et Peter, il était le maître du monde. Un règne qui s’arrêta aux alentours du 22 juin 1990, lorsque Gary entraîna sa fidèle bande dans un marathon dément les invitant à s’enivrer dans chacun des pubs de la ville. Mais aucun n’arriva au dernier de la liste, le bien nommé « The world’s end ». Et si Gary conserva de cette nuit démente un souvenir magique, il n’en fut pas forcément de même pour ses copains… 20 années ont passé, et Gary King n’a pas changé. Ni de look, ni de mode de vie, ni d’obsession. Et le souvenir de ce marathon inachevé le convainc de se lancer dans une entreprise périlleuse : retrouver ses copains de jeunesse et les réunir à Newton Heaven pour parvenir au bout du marathon de la soif. Mais si Gary est toujours un ado d’une totale immaturité, ses quatre anciens complices ont tous fait leur vie…

Le fantastique est comme toujours pour les britanniques un délicieux moyen de décaper au vitriol leur propre société

Après l’infidélité très honorable de Paul, que Simon Pegg et Nick Frost ont écrit et interprété devant les caméras de l’américain Greg Mottola, le fameux duo retrouve son réalisateur fétiche, Edgar Wright (Scott Pilgrim, les scénarii de Les aventures de Tintin et Grindhouse…). Film de tribu, le trio fondateur de la trilogie Cornetto – l’emballage du fameux cône glacé fait à nouveau de la figuration… – réunit pour l’occasion nombre de ceux qui ont participé à Shaun of the dead et Hot Fuzz. Un casting génial, invité à se défouler à contre emploi au fil d’une intrigue déglinguée mêlant sci-fi à l’ancienne, action déchainée, et un humour qui reste la richesse de la perfide Albion que l’on jalouse le plus. Car, il faut être lucide, The world’s end (titre original de Le dernier pub avant la fin du monde est exactement le genre de film que les américains ne pourraient pas faire et, misère, nous non plus. Comme d’habitude, Edgar Wright a écrit le scénario avec Simon Pegg et cite les références que sont Nigel Kean, le père de Quatermass, et John Christopher, auteur des fameux Tripodes ! C’est qu’il faut être britannique dans l’âme pour s’engager sur un terrain aussi glissant sans jamais sombrer dans le ridicule. Il faut avoir grandi avec les feuilletons radiophoniques de Douglas Adams, s’être nourri du raffinement d’un Terry Pratchet, s’être gavé de Dr Who jusqu’à l’overdose de scone pour nous amuser à ce point d’un si improbable mélange.

Ode politiquement incorrecte à la biture – c’est l’abus d’alcool qui confère des capacités inattendues aux héros… – nos chevaliers du « bièrathon » bataillent contre une invasion extraterrestre à la saveur finement nostalgique, où les Aliens au sang bleu se font déboîter comme des jouets Big Jim, mais feraient presque flipper en version lampe de poche. Illustrant à merveille le particularisme autodestructeur du genre humain, le fantastique est comme toujours pour les britanniques un délicieux moyen de décaper au vitriol leur propre société. Et à l’exemple de Gary King, touchant et pathétique adulescent, d’illustrer cette tentation vaine de toujours vivre dans le passé. Entre bastons poilantes et montée en gamme d’un fantastique apocalyptique, le duo star s’offre même le luxe de quelques scènes avec de vraies émotions, ce qui dans un pareil décorum tient tout de même de la performance… Pour clore la Saga Cornetto, le trio nous offre donc un exercice de style épatant, un condensé de leur savoir-faire et de ce que la Grande-Bretagne fait comme personne : une SF décomplexée, qui se soucie des codes comme de sa première théière, et s’amuse des grands thèmes avec un humour si absurde qu’on le prendrait parfois pour de la philosophie. En cette période de rentrée, la découverte du dernier Pegg/Frost/Wright semble simplement indispensable.

Informations supplémentaires et l’avis bourré du Margouillat

ledernierpubavantlafindumonde_p2L’avis du Margouillat : Ça commence comme des retrouvailles piquantes entre camarades de lycée avant de prendre un surprenant virage vers l’invasion extraterrestre. On se laisse embarquer dans le délire avec plaisir, d’autant que le casting est parfait.

Site : http://www.focusfeatures.com/the_worlds_end/

 


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...