Nos actus
 

Die Hard – Belle journée pour mourir

 
Die Hard
Die Hard
Die Hard

 
Fiche Technique
 

Millésime: 2013
 
Réalisateur: John Moore
 
Acteur: Bruce Willis, Jai Courtney, Sebastian Koch
 
Nationalité: Américaine
 
Genre:
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
3.0


 
Musique
6.0


 
Emotion
5.0


 
Notre note
5.3
5.3/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


Bim, bam, boom et Yipiyé !

C'est un peu faible...


Scénario imprimé sur un timbre poste et incohérences risibles


0
Posté le 20 février 2013 par

 
Chronique
 
 

Si la dose d’action, particulièrement musclée, a de quoi satisfaire les amateurs, la franchise s’éloigne néanmoins du charme de ses origines. Mais l’ami Bruce assure malgré tout !

J

ohn McClane n’a pas la forme. Ca n’est pas tant l’âge que sa vie privée qui lui joue sur le moral. Pour cause de fichu caractère héréditaire, il n’a pas parlé à son fils depuis trop longtemps. Et voilà que celui-ci se retrouve pour meurtre sur le banc d’un tribunal de Moscou, la cage à côté de celle de l’illustre Komorov. Ce célèbre prisonnier politique n’en finit plus de régler ses comptes sulfureux avec son ancien camarade Chagarin, un très dangereux individu à deux doigts de tenir en mains les commandes de la Russie. Bon sang ne saurait mentir, il suffit que John McClane s’approche du tribunal pour que celui-ci explose littéralement. De toute évidence dans son élément, McClane fils en profite pour mener tambour battant l’évasion de Komorov, au nez et à la barbe de la petite armée venue réduire le détenu au silence. Mais c’est sans compter sur papa McClane, soucieux de la survie de son rejeton dans ce chaos…

Ce Die Hard n’est pas d’une exemplaire finesse, mais s’avère d’une efficacité indéniable.

Pour renouveler le filon extrêmement populaire des Die Hard, le nouvel opus a été confié à une association assez audacieuse, un duo capable du très sympathique et du nettement moins bon. Découvert avec le plaisant En territoire ennemi, le réalisateur John Moore nous a depuis gratifié d’un agréable remake du Vol du Phoenix et d’un bien pâteux Max Payne. Le scénario est signé du prolifique Skip Woods qui, s’il nous a déçu avec Hitman, a su nous amuser avec L’Agence tout risque, le premier GI Joe et surtout le X Men Origins : Wolverine. Les deux gaillards partageant un goût immodéré pour l’action musclée, on ne s’étonne pas que cet ingrédient règne en maître sur toute la course poursuite qui constitue ce cinquième Die Hard, qui s’il n’est pas d’une exemplaire finesse, s’avère d’une efficacité indéniable. Les cascades à base d’hélicoptère de combat sont redoutables, les gunfights tonitruants au-delà du raisonnable, et la première poursuite motorisée au cœur de la circulation moscovite carrément impressionnante. Forçant la chance de son indestructible héros, et réunissant une armée de cascadeurs remarquables, ce Die Hard – Belle journée pour mourir met les bouchées doubles au point qu’on sent McClane plus en concurrence avec le James Bond relooké ou Jason Bourne que son habituel méchant machiavélique. Car si le roi du « Ypiyeee » ne s’est jamais trop embarrassé de cohérence quand il fait tout péter, il prend cette fois des libertés qui dénotent…

Emporté par son élan, Skip Wood garnit en effet l’intrigue joyeusement explosive d’inventions parfois fâcheusement incongrues. Au sommet du classement, on trouve le vaporisateur d’huile de Dahu qui annihile la radioactivité au cœur même de Tchernobyl. On aurait pu y penser plus tôt tellement c’est pratique ! Entre incohérences et raccourcis faciles, le scénario de ce cinquième Die Hard ne tient pas la comparaison au regard du troisième film, probablement le plus finement pensé. Tout est conçu pour faire de belles scènes d’action, et si on y perd une part du charme du personnage, on ne s’ennuie pas. D’autant que le duo fonctionne. Egal à lui-même, Bruce Willis assume son âge et apporte le minimum vital d’humour au cœur du carnage. A ses côtés, Jai Courtney est convaincant en digne fils de son père. Une invitation flagrante à un passage de témoin risqué – que serait Die Hard sans Willis ? – matérialisée par une scène finale qui laisse franchement perplexe… Dans le rôle de Komorov, Sebastian Koch (Sans identité) est bon, et la plastique de Yuliya Snigir apporte une plaisante touche de venin. On regrettera que ce cinquième Die Hard apparaisse plus qu’aucun autre comme la séquelle d’une série, mais on ne peut nier que les délires pyrotechniques des McClane déchaînés soient plaisants. Amusant.

Informations supplémentaires et l’avis explosif du margouillat

Die HardL’avis du Margouillat : le scénario et la cohérence explosent avec la première voiture, ne reste qu’un festival pyrotechnique mignonnet.

Sitehttp://www.diehardmovie.com/

 


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


0 Comments



Soyez le premier à commenter


Soyez inspiré et constructif


(Requis)