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Divergente

 
DIVERGENT
DIVERGENT
DIVERGENT

 
Fiche Technique
 

Millésime: 09 avril 2014
 
Réalisateur: Neil Burger
 
Acteur: Shailene Woodley, Theo James, Jai Courtney, Kate Winslet
 
Nationalité: Américaine
 
Genre: ,
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
6.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
6.0


 
Notre note
6.5
6.5/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


L’adaptation fonctionne, l’action aussi, et le casting est à la hauteur

C'est un peu faible...


S’il commence bien, la conclusion est moins convaincante


Posté le 16 avril 2014 par

 
Chronique
 
 

Lorsque l’on n’a le droit de choisir qu’entre cinq destins, que faire si aucun ne vous convient ? L’argument est fédérateur pour tous les ados, et le best-seller passe plutôt bien à l’écran. Une franchise dystopique de plus qui réussit à montrer sa différence, mais aussi ses faiblesses…

T

ris est en âge de choisir entre les cinq catégories d’individu qui font l’équilibre et la paix de cette société survivante du désastre. Un choix guidé par un test qui tourne au désastre pour la jeune fille : sa nature profonde échappe aux cadres de cette répartition, c’est une Divergente. Une exception qui la met en danger… Divergente à tout d’un idéal pour producteur. Le bouquin est précédé d’un buzz bouillonnant, et les droits sont acquis trois mois avant l’arrivée du livre dans les vitrines. Le temps pour les deux premiers volumes d’installer la saga parmi les best-sellers de la littérature ciblant les jeunes adultes, et la saga cinématographique est mise en chantier, annoncée d’office comme trilogie alors que l’auteure n’a pas achevé le troisième volume… Il faut préciser que les maîtres d’œuvre de l’entreprise n’en sont pas à leur coup d’essai. C’est Lionsgate qui a posé les jalons de ce genre en soi en sortant Twilight puis Hunger Games. Ne restait plus qu’à trouver une place à cette nouvelle franchise fantastique, à côté du poids lourd mené par Jennifer Lawrence et tout en se débarrassant de la lassitude engendrée par l’épuisante épopée Twilight… Édulcorée et bien que manquant de mordant, l’adaptation de Divergente parvient à l’essentiel : rendre le postulat de l’histoire crédible et dessiner des personnages solides. On n’en attendait pas moins de scénaristes comme Evan Daugherty (Blanche niege et le chasseur) et Vanessa Taylor (Game of Thrones). Faisant un usage habile de Chicago, évitant de trop miser sur les effets spéciaux, le système des castes parvient à être vraisemblable sans trop fouiller les choses, et donc sans perdre une approche assez naïve qui convient à cette SF très symbolique.

Car l’essentiel est bien ce thème porteur, schématiquement mis en avant, qui fait de chaque spectateur un « divergent » en puissance : l’idée d’une société où les destins sont figés, immuables, où l’individu se doit d’être unique, de disparaitre derrière une identité en oubliant toutes les autres ? L’initiation de Tris, son évolution et même sa découverte de l’amour sont orchestrées habilement par Neil Burger, qui fait là ses premières armes dans le genre, et on prend gout à l’aventure menée par Shailene Woodley, convaincante en jeune fille devenant femme et rebelle. Le reste du casting est aussi avisé. Théo James est parfait dans le rôle de Quatre, et devrait faire craquer une bonne partie du public féminin. La participation de Ashley Judd, Jai Courtney et de Kate Winslet, inhabituelle en méchante de service, est judicieuse. C’est dans son dernier quart, étrangement précipité, que cette adaptation nous laisse perplexe. Accumulant les incohérences dont on nous avait épargnés jusqu’alors, misant sur un « coup de génie » final qui semble bien facile, tout ce petit monde se précipite vers un destin qui nous échappe, une non-fin frustrante appelant directement à sa suite programmée. Après 2h20, c’est un peu court…

Informations supplémentaire et l’avis C’est forcément bien y’a Kate du Margouillat

divergenteL’avis du Margouillat : En évitant le copié-collé de Hunger Games, Lionsgate se dote d’une nouvelle franchise prometteuse. Misant sur l’action et la proximité de personnages simples, le récit de SF s’avère plutôt agréable. On regrette d’autant plus un final moins soigné.

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Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...