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Du plomb dans la tête

 
Du plomb dans la tête
Du plomb dans la tête
Du plomb dans la tête

 
Fiche Technique
 

Millésime: 2013
 
Réalisateur: Walter Hill
 
Acteur: Sylvester Stallone, Sung Kang, Sarah Shahi, Christian Slater
 
Nationalité: Américaine
 
Genre:
 
Mise en scène
6.5


 
Scénario
6.5


 
Musique
6.0


 
Emotion
6.0


 
Notre note
6.3
6.3/10


Note des lecteurs
10 lecteurs ont voté

 

C'est du lourd...


Des seconds couteaux séduisants, pas trop à réfléchir

C'est un peu faible...


Un histoire lambda pour des personnages sans âmes.


0
Posté le 28 février 2013 par

 
Chronique
 
 

En dépit d’un manque de verve et de venin, le moteur de ce buddy movie ronronne gentiment. On pouvait espérer mieux de la rencontre attendue entre deux poids lourds du film d’action.

J

ohnny Bobo est un tueur professionnel à la solide réputation. Ce flingueur de métier fait équipe avec Louis; plus jeune mais respectueux de sa technique. Et à la Nouvelle-Orléans, ils ne manquent jamais de travail. Bien que réservant quelques surprises, leur mission du jour est conduite avec le sérieux habituel. À une nuance prêt cependant : contre ses propres règles, Bobo ne peut se résoudre à éliminer la prostituée cachée dans la salle de bain. Convaincu qu’elle ne parlera pas, il ne s’en inquiète pas. Jusqu’à ce que Louis se fasse tuer et qu’il échappe lui-même à la mort… L’inspecteur Taylor Kwon arrive à la Nouvelle-Orléans pour enquêter sur la mort de son ancien partenaire. Une curiosité qui n’est pas du tout appréciée. Inséparable de son précieux portable, ce jeune flic ne tarde pas à remonter la piste des tueurs dont l’un repose à la morgue. Kwon et Bobo sont fait pour se rencontrer, même s’ils ont toutes les raisons du monde pour s’entretuer…

Dans ce panier de crabe peu sociables, les seconds couteaux désabusés apportent un plus non négligeable

Voilà un rendez-vous que l’on attendait depuis bien trop longtemps.  Entre Sly et Walter Hill, c’est une longue histoire de rendez-vous manqués puisque, dès 1976 et le succès du premier Rocky, c’est Stallone que le réalisateur voulait pour The Driver, avant de lui proposer un peu plus tard le rôle du flic dans 48 heures ! Ils se rencontrent enfin, pour une adaptation bienvenue : celles de la série de BD Du plomb dans la tête, 3 albums édités chez Casterman, dessinés par l’américain Colin Wilson sur un scénario du français Matz. Riche en teigneux, cette série nerveuse à la réputation justifiée voit malfrats et flics s’affronter à qui sera le plus carnassier. De la violence de genre avec du caractère donc, qui ne pouvait que séduire le septième art. Le style de Matz a d’ailleurs clairement tapé dans l’œil des producteurs américains, puisque deux de ses autres créations, Le Tueur et Cyclopes, ont vu leurs droits acquis pour le grand écran… Une très bonne initiative donc. Restait à savoir comment Hollywood allait traiter la verve cynique et musclée du monsieur. Du muscle, on en a forcément, et le choc de génération et de culture entre Bobo et Kwon est un fil rouge précieux. Mais le résultat final n’est pas aussi audacieux qu’il aurait du l’être.

Avec Johnny Bobo, Stallone trouve un personnage qui lui va à merveille, taciturne et un poil bourrin. On apprécie les prises de bec riches de clichés racistes entre le flingueur rital à l’ancienne et le jeune flic coréen rivé à son iPod. Si le duo de buddy prêt à s’entretuer a un vrai charme, on regrette que le jeune loup, agréablement campé par Sung Kang (Die Hard 4, Fast and Furious 5…) soit par trop naïf. Un personnage qui révèle involontairement les ficelles parfois bien grosses d’une intrigue trop transparente. C’est dommage car toutes ces caricatures de genre, flic ou truands, ont l’originalité de revendiquer un vrai idéal. Que ce soit le personnage de Bobo, celui de Kwon, du vilain méchant de l’affaire ou du maître assassin Keegan, chacun est convaincu d’accomplir son destin pour le meilleur de tous. Une approche assez intéressante qui donne du relief aux personnages, mais aurait mérité d’être plus fouillée. C’est toutefois suffisant pour que le massif Jason Momoa démontre qu’il est plus intéressant que ce qu’en laissait paraître sa prestation dans le triste remake de Conan… Dans ce panier de crabe peu sociables, les seconds couteaux désabusés apportent un plus non négligeable, qu’il s’agisse de Christian Slater en avocat pourri et dépassé par ses ambitions, ou la fille de Bobo, jouée par la belle Sarah Shahi, qui fait preuve d’une belle nature même dans le registre jeune fille en détresse.

Information supplémentaire et l’avis musclé du Margouillat

Du plomb dans la têteL’avis du Margouillat : Une réalisation honnête pour un polar pas désagréable mais qui manque de venin, même s’il met à profit le talent d’un autre personnage essentiel : la Nouvelle-Orléans.

Site : http://bullettothehead.warnerbros.com/

 


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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