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Edmond, un portrait de Baudoin

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 30 septembre 2015
 
Réalisateur: Laetitia Carton
 
Acteur: Edmond Baudoin
 
Nationalité: Français
 
Genre:
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
7.0
7/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Sans académisme, intimement, ce portrait tout simple nous rapproche d'un artiste are et bien trop méconnu

C'est un peu faible...


Suivre un bonhomme aussi libre peut égarer ceux que les parcours tracés rassurent...


0
Posté le 9 octobre 2015 par

 
Chronique
 
 

edmond affiche

L

e portrait d’artiste est une gageure. On tombe aisément dans le travers de la complaisance ou de la critique. Et il faut une solide dose de naïveté pour se dégager de ce piège, faire de la place à l’individu, le montrer quand il crée sans le contraindre à l’exploit. Le laisser déclamer en lui laissant le soin de retomber sur ses pattes. Un exercice de chat auquel Laetitia Carton s’essaie, cédant la narration à la légèreté adolescente de ce monument du roman graphique. Comptable venu tardivement au dessin pour cause d’urgence viscérale, bâtissant une famille protéiforme à force d’aimer des femmes et de devenir père, le bonhomme s’ingénie à ne pas donner de méthode, de conseil, de référence. Initiateur du récit autobiographique en BD, bien trop artistique pour les conventions du 9éme art des années 70, cet artiste hors cadre est devenu un repère, un inspirateur. Insatiable d’expérimentation et de marche à pied, le tendre regard qu’il porte sur tout, y compris ses erreurs, souligne ce qui le rend si fascinant. Edmond est en totale liberté dans sa vie, comme il l’est à la pointe de son pinceau. Même les erreurs ne l’inquiètent pas. En dépit d’une production impressionnante de qualité, Il donne à 70 printemps le sentiment qu’il a encore tout à faire. Cela se devine lorsqu’il rajeunit de dix ans face à une salle de classe, à peine conscient d’être un épatant pédagogue. L’imprévu le guide, l’ouverture d’esprit le nourrit, mais sans jamais instrumentaliser, intellectualiser plus que nécessaire. Simple comme son pinceau on vous dit. La beauté des portraits d’enfant esquissés pour eux, sous le couvert des arbres de la petite place, illustre aussi bien sa dextérité que la légèreté avec laquelle il vit son art. Passionné par la complexité du monde qui l’entoure, racontant inlassablement ces sentiments merveilleux qui traversent sa vie, c’est un ogre dévoreur d’expérience, niché dans la maigre silhouette d’un poète discret. Pour le laisser nous parler sans forcément se raconter, ce portrait malicieux et heureux est inspirant. À montrer à tous ceux qui se voudraient artistes, ou qui croient l’être…


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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