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En mai fais ce qu’il te plaît

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 4 novembre 2015
 
Réalisateur: Christian Carion
 
Acteur: August Diehl, Olivier Gourmet, Mathilde Seigner, Alice Isaaz, Joshio Marlon,
 
Nationalité: Français
 
Genre: ,
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
8.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
7.3
7.3/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Parce qu'il sait mêler aventure, guerre et souvenirs, ce petit morceau d'Histoire romancé se savoure avec plaisir

C'est un peu faible...


Un récit trop anecdotique surement. Mais comment s'approprier autrement un tel désastre humain ?


0
Posté le 3 novembre 2015 par

 
Chronique
 
 

enmaiAffiche

V

oilà un film qui incarne un bel anachronisme. Ses personnages sont tout d’une pièce, l’intrigue est d’une fluidité de conte, et son suspens s’offre des hasards romantiques si commodes que l’on pourrait les lui reprocher. Mais on n’y parvient pas. L’histoire de cet exode devant l’avancée allemande, entre bal populaire, prémisse d’une occupation imminente et terreur d’une guerre éclair, nous porte avec toute sa sincérité, et sa longue cohorte de clichés convenus. Le maire charismatique et bienveillant, le français jamais content mais toujours là, la tenancière au grand coeur, l’abominable teuton aux lunettes noires, l’écossais que rien n’arrête… Comme un classique qui s’installe en douceur à nos côtés, tout cela s’ordonne naturellement, donnant à cette débâcle des accents de vérité, des pointes d’émotions habiles. En mai… n’est pas un film d’Histoire, il n’en n’a pas l’arrogance ni l’appétit de spectaculaire. Il évoque plus la violence qu’il ne la montre, et c’est bien plus efficace. C’est un film d’histoires, un ensemble de rencontres, reflétant celles faites part le réalisateur et sa coscénariste au fil des témoignages reçut. Construit autour de l’odyssée d’un allemand réfugié à la recherche de son jeune fils perdu dans cette déroute, le film devient un récit populaire, dans le sens le plus noble et le plus fédérateur qui soit. Accessible à tous les publics, l’intrigue est prenante, touchante, mais aussi ingénieuse, et ponctuée d’ajouts sûrement gratuits mais si plaisants. Une évocation sincère, partagée par un raconteur discret et des personnages qui savent rester des anonymes. Le réalisateur de Joyeux Noel dispose cependant d’un atout de choix pour nous guider : la musique de l’immense Ennio Morricone, narrateur impeccable de ce terrible voyage sous un si beau soleil de mai. Réducteur ce récit d’un village jeté sur la route ? Non. Car il sait être évocateur, symbolique. La preuve ? Lorsque les images d’archives illustrent le générique de fin, l’émotion gagne un cran. Et sans l’avoir calculé, nous ramène avec une rude pertinence à d’autres cohortes de réfugiés, jetés aujourd’hui sur les routes d’occident…


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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