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En Route !

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 15 avril 2015
 
Réalisateur: Tim Johnson
 
Nationalité: Américain
 
Genre: , , ,
 
Mise en scène
8.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
5.0


 
Emotion
6.0


 
Notre note
6.5
6.5/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


Rigolo, joliment exécuté, du pur spectacle pour tous signé Dreamwoks.

C'est un peu faible...


C'est l'adaptation d'un livre pour enfant. Au cas où certains espéreraient une séquelle à Alien.


0
Posté le 15 avril 2015 par

 
Chronique
 
 

ENRouteAffiche

Les Boovs envahissent la terre. Heureusement, OH est un envahisseur aussi attachant que lamentable… Il est temps d’appuyer sur le bouton pause et de s’offrir un plaisir animé, de ce genre de gourmandise sur mesure pour les plus jeunes dont les aînés profitent sans scrupule. Craquant, drôle, fun, un vrai plaisir à la Dreamworks.

L

es Boovs fuient les Gorgs. Sans vraiment savoir pourquoi d’ailleurs. Et pour échapper à leurs terrifiants poursuivants, les Boovs s’emparent de planètes entières, réunissant les précédents habitants dans des zones réservées à leur bonheur… de leur point de vue. Un plan parfait, s’il n’y avait Ho, un Boov expert en bourde d’ampleur cosmique. Devenu ennemi Boov Numéro 1 après une gaffe de trop, Ho rencontre Tif, une jeune terrienne décidée à ne pas se laisser voler sa planète… L’affiche donne la couleur : bouilles craquantes, E.T. improbable, couleurs sucrées, et des tas de trucs qui volent dans tous les sens. En Route ! vise l’aventure, avec beaucoup d’humour et un peu d’émotion, sur le mode de la légèreté la plus assumée. Et atteint son but très vite. Les Boovs sont joyeusement crétins, Ho terriblement attachant, la petite Tif possède assez de caractère pour nous épargner les excès de mièvrerie, et le rythme soutenu de cette SF gaguesque tout public s’enrichit de séquences soignées. Dont un beau clin d’œil à Paris et sa légendaire antenne pour extraterrestre. Pas de triple lecture ou de narration sophistiquée, tout est dans le fun. Encore que, si on regarde bien les Boovs droit dans les tentacules… Ces crétins qui s’approprient l’endroit ou la ressource de leur choix sans se poser plus de questions, convaincus de faire le bien des anciens locataires. Qui fuient et courent le plus vite possible loin des problèmes, au lieu de réfléchir au pourquoi de ces problèmes. Qui sont prêts à accepter n’importe quelle solution, aussi stupide soit-elle, pourvu qu’elle épargne leur certitude et leur confort. Tiens tiens. Voilà qui rappelle une certaine catégorie de bipèdes vaguement humanoïdes… Serions-nous plus Boov que nous en avons l’air ?

À chacun d’en décider en salle avec la marmaille, puisque tout le monde s’amuse à l’unisson. Le plus gros gag étant sûrement le classement du film par les instances morales américaines en PG. Qui signifie « certaines scènes peuvent heurter les enfants de moins de 10 ans ». Si votre gamin de 8 ans est intrinsèquement bouleversé par En Route !, remettez le dans sa boîte avec le papier bulle et ne l’en sortez pas. Car il est flagrant qu’il n’y a pas plus inoffensif que cette production. À moins que la flatulence de tentacule soit classifiée arme de destruction massive, l’usage de substances exotiques devrait urgemment être régulé au sein de la MPAA… Dreamworks excelle ici dans la maîtrise du trognon en dépit des dégâts occasionnés, et il sera difficile pour les plus jeunes de résister à l’adoption d’un Boov, serait-il en peluche. À défaut d’avoir le chat de Tif… Les méchants ne manquent pas d’intérêt non plus, avec des références qui toucheront les gamers. L’énergie de tout ce petit monde permet de passer sur les trous du scénario, ceux-là mêmes qui font tiquer les chicaneurs, et dont se moquent totalement les autres. Rafraîchissant et sautillant, gentiment émouvant, toute l’aventure glorifie plus que jamais l’outcast et sa différence, ce qui ne fait pas de mal par les temps qui courent. Il faut dire que l’initiateur du projet est un grand pro, Tim Johnson, qui a déjà signé le précurseur Fourmiz, Sinbad la légende des sept mers et l’épatant Nos voisins les hommes…

Un produit parfaitement calibré pour toute la famille s’il n’y avait Rihanna, double de Tif dont les chansons viennent encombrer la BO de façon bien trop importante, jusqu’à parfois casser l’atmosphère. On peut la préférer en voix de doublage VO, d’abord parce que là, au moins, elle arrête de chanter, et surtout parce qu’elle donne la réplique à Jim Parsons, qui est excellent en Ho. Mais ne nous plaignons pas, Alex Lutz et Leila Bekhti composent un duo tout à fait convaincant pour la version française. Un plaisir à s’offrir sans le moindre scrupule, notamment pour une 3D très agréable. Comme on dit du côté de chez Ho, un coup de Boov et ça repart…


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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