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Florence Foster Jenkins

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 13 juillet 2016
 
Réalisateur: Stephen Frears
 
Acteur: Meryl Streep, Hugh Grant, Simon Helberg, Rebecca Ferguson,
 
Nationalité: Britannique, Français
 
Genre: , ,
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
7.0
7/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Meryl Streep est impeccable, Hugh Grant touchant, et Simon Helberg méconnaissable! Un biopic soigné et émouvant.

C'est un peu faible...


Si le drame détourne les moqueries, il installe un curieux équilibre avec certaines scènes plus légères...


0
Posté le 24 septembre 2016 par

 
Chronique
 
 

FFJAffiche

M

ême s’il s’agit du même personnage, il n’y a pas qu’une seule histoire à raconter. Florence Foster Jenkins, aussi riche que passionnée d’arts, se rêvait tellement cantatrice qu’elle accomplit son rêve en dépit d’une absence cruelle de talent. C’est sa sincérité qui en fit une idole, et un exemple. Deux films se sont emparés de ce personnage unique : Marguerite, récompensé de plusieurs César, et maintenant le film de Stephen Frears. Marguerite imaginait un portrait fantaisiste de ce que la passion peut permettre. Le désespoir bien réel de l’héroïne était masqué par ses performances hilarantes, l’humanité lumineuse de Catherine Frot, et le jeu du mensonge, de l’intérêt et de la tendresse qui animait un entourage complice, un casting parfois à la limite de la caricature. Frears reconstitue la réalité de cette riche héritière qui fit tant pour les arts à New York, et s’attache à recomposer sa « carrière » de chanteuse d’opéra. Qui atteint un sommet inimaginable lorsqu’elle donna son récital face à un public qui, cette fois, n’était pas entièrement composé par les soins de son compagnon et impresario. Le jeu de dupe nourrit la comédie, mais le drame est plus présent, révélant les épreuves qui ont marqué cette riche excentrique. Plus pathétique, le portrait est peut-être aussi plus tendre, à l’image des efforts déployés par ce fidèle compagnon qui ne dormait pas dans son lit. Les moqueries sont plus douloureuses, mais la beauté de la passion inspire une même admiration. Si Margueritte était très crédule, Florence Jenkins entretenait son propre rêve jusqu’à y croire. Si Marguerite se dépassait par amour pour un homme, Jenkins voulait faire mentir le destin pour atteindre le bonheur qu’elle s’était promis. Deux tragédies à l’expression différente, mais d’une même émotion. Frears peut compter sur de solides atouts. Une composition parfaite de Meryl Streep, qui par ses talents de chanteuse peut chanter parfaitement faux, ce qui est si difficile. Elle forme avec Hugh Grant, particulièrement touchant, un couple platonique d’une réelle tendresse. Et n’oublions pas la composition formidable de Simon Helberg qui, loin de The big bang theory, incarne avec talent – et sans trucage – le pianiste de la cantatrice. Plus proche de la réalité et de la tragédie, le film de Stephen Frears partage cependant avec celui de Xavier Giannoli le désir d’illustrer la pureté de la passion sous le mensonge et les moqueries. Un biopic attachant.


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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