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G.I. Joe : Conspiration

 
G.I.Joe Conspiration
G.I.Joe Conspiration
G.I.Joe Conspiration

 
Fiche Technique
 

Millésime: 2013
 
Réalisateur: Jon M. Chu
 
Acteur: Bruce Willis, Channing Tatum, Dwayne Johnson
 
Nationalité: Américaine
 
Genre:
 
Mise en scène
6.5


 
Scénario
3.0


 
Musique
7.5


 
Emotion
5.0


 
Notre note
5.5
5.5/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Le spectateur indulgent et biberonné aux blockbusters sera en terrain conquis.

C'est un peu faible...


Une fois de plus, tout est dans la bande annonce...


0
Posté le 28 mars 2013 par

 
Chronique
 
 

Les consignes sont toujours d’oublier son cerveau et de profiter du spectacle. En dépit du renouvellement de casting et d’une 3D séduisante, on peut toutefois rester sur sa faim.

L

‘assassinat du président du Pakistan abandonne l’arsenal nucléaire du pays entre les mains du plus rapide. Pour les USA, une seule solution s’impose : envoyer Duke et ses G.I.Joe, encore auréolés de leurs précédentes victoires, récupérer les ogives pour les mettre en sécurité. Épaulé par Roadblock, Flint et Lady Jaye, les troupes de Duke mènent à bien leur mission. C’est à l’heure du rapatriement que tout s’écroule. Une attaque en règle décime les rangs des G.I. Joe. Seuls les trois alliés du défunt Duke s’en sortent, contraints à l’anonymat le plus total. Car une seule personne avait assez de pouvoir pour organiser une telle expédition : le président des États-Unis. Qui déclare officiellement que les évènements du Pakistan sont le fait des G.I. Joe, une organisation traître au pays et désormais éradiquée. Et remplacée par ceux qui les ont anéantis: Cobras…

Le départ qui dénote est celui du réalisateur Stephen Sommers, remplacé par Jon M Chu, le réalisateur des Sexy Dance 2, 3, 4, et du documentaire sur Justin Bieber…

Reprenant la recette explosive de Transformers, les fameux jouets guerriers Hasbro étaient devenus en 2009 des héros de films d’action dans un premier blockbuster guère raffiné qui misait tout sur l’action et les effets spéciaux. À raison. Les amateurs des nombreuses séries animées inspirées des BD y avaient retrouvé avec un évident plaisir quelques uns des personnages les plus charismatiques. Cette suite était donc attendue, attente prolongée par un report de 9 mois pour cause de gonflage en 3D. Un second volet qui fait directement suite au premier, et souffre très vite de deux départs. D’abord celui de Channing Tatum, le Duke dont la disparition au début de ce second film était annoncée. Si ce trépas est reculé par une introduction plaisante, histoire de profiter de la reconnaissance acquise entre temps par le héros de 21 Jump street, sa présence nous manque ensuite. Non pas que son remplaçant démérite : nul autre que Dwayne Johnson ne pouvait mieux prétendre à incarner l’un de ces héros. Mais son charme et son humour, fonctionnant à merveille avec le musculeux Jonhson, font vite défaut. L’autre départ qui dénote, c’est celui du réalisateur Stephen Sommers, remplacé par Jon M Chu, le réalisateur des Sexy Dance 2, 3, 4, et du documentaire sur Justin Bieber…

Pour un spécialiste de la danse, on est frappé par son incapacité à donner de l’ampleur aux chorégraphies de combat, souvent frustrantes à force d’être illisibles. L’autre défaut du film se résume à sa durée : 1h50. Entre l’avènement des Cobras, les retrouvailles attendues entre Storm Shadow et Snake Eyes, l’arrivée de nombreux nouveaux personnages et une fin du monde de plus, les coupures dans le scénario sont cruelles. Une solide demi-heure supplémentaire aurait peut-être permis d’être plus constructif… Mais pour qui retrouvera cette gourmandise de baston et d’explosion dont on se délecte à l’âge de jouer avec les petites figurines en plastique, il y a aussi de quoi se faire plaisir. Quelques scènes ingénieuses, une destruction impressionnante de Londres – après Paris dans le premier… – et dans une autre catégorie de plastique, la superbe Adrianne Palicki vole régulièrement la vedette en Lady Jaye. Les prestations de Ray Stevenson, de Lee Byung-Hun et de la française Elodie Yung sortent du lot. Et si Arnold Vosloo fait à peine de la figuration, Jonathan Pryce apporte une salutaire solidité au traquenard. Le bonus glamour de Bruce Willis en parrain des G.I. Joe fait son petit effet, mais guère plus. Amusant mais un peu court, G.I. Joe : Conspiration laisse le désagréable sentiment que le meilleur était, bel et bien, dans la bande annonce…

Informations supplémentaires et l’avis Big Jim du Margouillat

G.I.Joe ConspirationL’avis du Margouillat : C’est fou comme l’impression de voir une cut-scene de jeu vidéo se fait douloureusement sentir quand on s’aperçoit de l’absence d’une quelconque manette sous l’écran.

Site : http://www.gijoe.fr/

 


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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