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Gangster Squad

 
Gangster Squad
Gangster Squad
Gangster Squad

 
Fiche Technique
 

Millésime: 2012
 
Réalisateur: Ruben Fleischer
 
Acteur: Josh Brolin, Ryan Gosling, Sean Penn, Nick Nolte, Emma Stone
 
Nationalité: Américaine
 
Genre: ,
 
Mise en scène
8.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
5.0


 
Emotion
4.0


 
Notre note
6.0
6/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


Le casting, le thème... sur le papier tout tente !

C'est un peu faible...


Sur l'écran, en revanche, ce polar noir vire au gris clair.


0
Posté le 6 février 2013 par

 
Chronique
 
 

Le film fait envie, tout comme son casting et ses héros. Mais à trop faire poser ses personnages, la fiction perd le vernis de la reconstitution au profit d’un exercice de style un peu vain. Sympathique, mais guère plus…

Violent et visionnaire, expert dans l’art de la corruption et de la terreur, Mickey Cohen tient tout Los Angeles sous sa coupe. Drogue, jeu, prostitution, rien ne lui échappe. Et gare aux envoyés de la mafia italienne de Chicago qui voudraient mettre un pied dans son royaume. Cohen peut compter sur une police et une justice aux ordres pour que rien ne nuise à son règne. Certains ont bien du mal à courber l’échine, à l’exemple du sergent John O’Mara. Héros de la guerre, celui-ci est venu à la cité des anges pour bâtir une famille, mais est incapable de supporter la compromission ambiante. Son acharnement à s’attaquer aux biens de Cohen en dépit des menaces attire l’attention du chef de la Police, Bill Parker. Cet incorruptible voit en O’Mara le début de ce que sera la Gangster Squad, des flics agissant dans l’ombre avec les méthodes de ceux qu’ils combattent…

La reconstitution n’est pas désagréable, mais ce beau jouet manque autant d’âme que de noirceur

Derrière les strass d’Hollywood et le fascinant age d’or de l’Amérique victorieuse, le Los Angeles de 1949 n’avait pas grand chose à envier à celui de Chicago grâce à des gangsters qui vivaient comme des stars et paradaient au bras des plus belles femmes du monde parmi les dignitaires de la cité des anges. Mickey Cohen n’était pas le moins terrifiant, et raconter l’aventure de cette autre équipe d’incorruptibles était extrêmement excitante, rappelant qu’il n’y eut pas qu’un seul Elliot Ness pendant cette période. Comme Al Capone, c’est non pas l’arme à la main mais par l’habileté de l’administration que Cohen finit par tomber, pour évasion fiscale. Que ce film prenne la liberté d’un affrontement plus spectaculaire n’est qu’une promesse de plaisir supplémentaire pour les amateurs de films de gangsters à l’ancienne, surtout si on trouve aux commandes un passionné d’Histoire, le réalisateur du jouissif Bienvenue à Zombieland et de l’entraînant 30 minutes maximum ! Mais pour ce véritable exercice de style, Ruben Fleisher change de registre. L’époque et la vocation forcent à la comparaison avec des monuments tels que L.A. Confidential ou Les Incorruptibles. Et c’est là que l’on peut légitimement tiquer…

Une belle photo, des décors soignées, de bonnes scènes d’action, et avec ça un casting sur mesure, la chose semble gagnée d’avance. Notre plaisir serait complet si chaque personnage ne posait au point de se caricaturer, engonçant l’action dans les clichés. Cru et parfois sanglant, le récit des massacres ne parvient cependant pas à nous faire frémir par sa sauvagerie, laissant le désagréable sentiment de déjà vu. Cela manque de rage, de hargne. La reconstitution n’est pas désagréable, mais ce beau jouet manque autant d’âme que de noirceur. Car cet Elliot Ness méconnu avait tout pour être un véritable chevalier noir, incarnant le débat du justicier qui s’abaisse au niveau de ceux qu’il combat. C’est curieusement non pas le personnage campé par l’excellent Josh Brolin mais celui joué par Ryan Gosling qui aborde le mieux le sujet. Un casting judicieux mais trop à l’étroit dans ce décor conçu pour de beaux « gunfights », à grand renfort de ralentis téléphonés… Sean Penn était parfait pour incarner la puissance et la noirceur de Mickey Cohen. Mais au lieu de le servir, l’acteur semble piégé par son maquillage qui le fait ressembler plus à De Niro qu’au légendaire mafieux ! On regrette l’intelligence du maquillage de Joseph Gordon Levitt dans Looper… À noter le beau personnage joué par Emma Stone, qui offre à Gosling et Penn de précieuses respirations.

Informations supplémentaire et l’avis prohibitif du Margouillat

Gangster SquadL’avis du Margouillat : Les films de gangsters, tout comme les western, peuvent vite être piégés dans les clichés des films passés et finissent par les singer plutôt que tenter de reconstruire une époque. Ça n’a pas loupé !

Site : http://gangstersquad.warnerbros.com/


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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