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Gods of Egypt

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 6 avril 2016
 
Réalisateur: Alex Proyas
 
Acteur: Nikolaj Coster-Waldau, Gerard Butler, Brenton Thwaites, Geoffrey Rush...
 
Nationalité: Américain
 
Genre: , ,
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
6.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
6.8
6.8/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Spectaculaire en diable, d'une naïveté d'illustration et pêchu, c'est un plaisir coupable!

C'est un peu faible...


Une mythologie au croisement du videogame et de la SF kitsch, un "geek movie" incarné.


0
Posté le 13 avril 2016 par

 
Chronique
 
 

godsAfficheDe tous les blockbusters attendus, celui-ci est assurément le plus incertain. Et pour les mêmes raisons, le plus excitant. Au jeu des « Et si », le très capable Alex Proyas prend le pari de faire des Dieux de l’Égypte ancienne une nouvelle race de super héros. Après avoir élevé les humains mutants au rang de dieux, Hollywood rend la politesse aux divinités antiques en employant le principe inverse, nous dévoilant une équipe de géants aux superpouvoirs, mais dans le cadre fantasmé de l’Égypte des pyramides et des titans. Un peu comme si les Chevaliers du zodiaque s’étaient mis à lire des hyérogliphes. Ou plutôt comme si le cinéma occidental traitait la mythologie antique comme le cinéma chinois conjugue ses divinités. L’exercice de ne manque pas de déplaire, et le film s’est vite attiré les foudres des grincheux avant même de pouvoir faire valoir ses atouts. Le résultat est hautement kitsch, rutilant d’or et d’argent, et toutes les images de synthèses, extrêmement nombreuses, ne sont pas irréprochables. Mais pour autant, le spectacle est plaisant, comme un comics délirant qui prendrait vie par surprise. Gods of Egypt est un concept aussi excitant que le fut en son temps le Flash Gordon de Mike Hodges. Sauf que Proyas, lui, dispose d’effets spéciaux convaincants. Ce qui change considérablement les choses. Riche d’une légèreté de ton qui n’est pas sans rappeler la SF débridée des années 80, la quête du Dieu Horus et de l’humain Bek fera sûrement hurler d’horreur les égyptologues puristes. Mais à de quoi en mettre plein les yeux au spectateur gourmand de flamboyant et de spectaculaire. Et cela, sans faire usage de ses neurones. Associant ingénieusement les enjeux cosmiques des Dieux et l’habileté d’un voleur digne des meilleurs jeux vidéo, l’aventure prend un rythme joyeux, empilant les morceaux de bravoure en CGI. Compilation de couvertures de livre de SF, le résultat est rassasiant bien qu’un peu prévisible, et servi par un casting tout à fait honorable. L’excellent Nikolaj Coster-Waldau s’éloigne des plateaux de Game of Thrones pour un rôle qui lui va à merveille, et forme avec le convaincant Brenton Thwaites un duo s’inscrivant dans la grande tradition des  « buddy movie ».  Face à eux, Gerard Butler assure férocement en méchant destructeur. Gods of Egypt ne fait pas mentir sa bande-annonce : bourrin et clinquant, il est aussi fonceur que ses personnages manquent d’envergure. On est surpris de ne pas trouver les jouets en vente à la sortie de la salle… Mais il est joyeusement mené et habilement réalisé. Plus convaincant que le choc des titans, pas plus crétin qu’aucun des Transformers – comment ça c’est pas un argument ?- Gods of Egypt est un pop corn movie réjouissant qui, s’il ne bouleverse pas l’industrie du scénario, sait faire passer un bon moment.


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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