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Godzilla

 
Godzilla
Godzilla
Godzilla

 
Fiche Technique
 

Millésime: 14 Mai 2014
 
Réalisateur: Gareth Edwards
 
Acteur: Aaron Taylor-Johnson, Bryan Cranston, Ken Watanabe, Juliette Binoche…
 
Nationalité: Américaine
 
Genre:
 
Mise en scène
8.0


 
Scénario
6.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
8.0


 
Notre note
7.3
7.3/10


Note des lecteurs
2 lecteurs ont voté

 

C'est du lourd...


Stylé, respectueux du mythique personnage, le résultat est puissant

C'est un peu faible...


On aimerait plus de Godzilla et moins de soldats américains…


0
Posté le 14 mai 2014 par

 
Chronique
 
 

Monstre de fiction à la symbolique plus que jamais pertinente, Godzilla fait son retour devant la caméra de l’américain Gareth Edwards. Du cinoche de genre puissant, graphiquement inspiré, et qui s’inscrit dans la grande tradition du Kaiju.

Joe Brody ne s’est jamais remis de la catastrophe qui a anéanti la centrale nucléaire dont il était responsable. Un désastre qui a coûté la vie à sa femme, condamné la région à l’irradiation, et l’a éloigné de son fils, lassé de ses théories du complot. 15 ans plus tard, les signes annonciateurs de la catastrophe se répètent… Gareth Edwards aime les monstres. Il nous l’a déjà prouvé avec un premier long métrage particulièrement brillant, le bien nommé Monsters. De fait, il apparaît assez cohérent de le retrouver aux commandes d’un reboot de Godzilla. Sauf que ‘l’on ne fait n’importe quoi avec le mythique « gojira ». Titanesque parabole du péril atomique et chantre d’une mère Nature prenant sa revanche, la créature chérie de la Toho a porté le genre du Kaiju au sommet depuis sa naissance en 1954. Pas moins de 28 films et quelques milliers de comics et manga en ont fait une star à même d’égaler en célébrité son cousin occidental, King Kong. Par son insistance à dénoncer les apprentis sorciers de l’atome, ses premiers pas au cinéma n’ont pas été des plus amicaux avec la censure américaine. Tantôt bienveillant, tantôt aveugle de rage, Godzilla est un monstre imprévisible, effrayant, suivi d’un cortège de titans délirants, mais l’impact de sa symbolique est toujours aussi fort. Les récents évènements qui ont endeuillé le Japon donnent au personnage de fiction une dimension très particulière, et décuplant les inquiétudes des fans. Un studio américain saurait-il en revisiter l’héritage nippon sans le trahir ? C’était un vrai risque, qui méritait manifestement d’être couru. Traité avec une évidente tendresse et un réel respect, consacré par des images souvent magnifiques, ce Godzilla se raconte à hauteur d’homme, par le biais d’une famille prisonnière du traumatisme et du secret.

On pourra tiquer sur cette relecture qui donne le beau rôle aux essais nucléaires à l’inverse de la majorité des productions japonaises, regretter que le rôle du professeur Serizawa soit si limité, ou encore râler que la vedette revienne à un soldat américain. Mais dans sa façon de révéler les monstres, de construire son histoire, et de présenter Godzilla comme le garant d’un équilibre essentiel, ce Godzilla vise juste et frappe fort. Un scénario écrit par Max Borenstein ( dont on attend impatiemment Le Septième fils) d’après une histoire de Dave Callaham (Expendables), la photo de Seamus McGarvey (The Avengers) et la puissance des effets spéciaux de Weta font de ce Godzilla revisité une réelle réussite. Prenant, monumental, il est crédible jusque dans un affrontement de monstres final à la hauteur de la tradition. Les connaisseurs, nombreux et attentifs, ne manqueront pas de repérer tout au long du film des références bien plaisantes. La mâchoire des magnifiques Mutohs ne ressemble-t-elle pas à celle des insectes extraterrestres de Starship Trooper ? Et ce détecteur de mouvement n’a-t-il pas un cousin dans Alien 2 ?… Avec sa 3D bien agréable, ce Godzilla fera le meilleur usage des écrans les plus vastes, surtout en Imax. Sur le fond comme la forme, on n’est pas déçu.

Informations supplémentaires et l’avis Gojira du Margouillat

GodzillaAfficheL’avis du Magouillat : Loin de l’humour de Roland Emmerich, la vision de Gareth Edwards préfère le drame fantastique solide. Avec respect et de belles images, il construit un hommage spectaculaire au Godzilla de légende.

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Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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