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Happiness Therapy

 
Happiness Therapy
Happiness Therapy
Happiness Therapy

 
Fiche Technique
 

Millésime: 2012
 
Réalisateur: David O. Russell
 
Acteur: Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Robert de Niro, Jacki Weaver…
 
Nationalité: Française
 
Genre: ,
 
Mise en scène
8.0


 
Scénario
8.5


 
Musique
7.0


 
Emotion
8.0


 
Notre note
7.9
7.9/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


Une comédie romantique qui évite l'eau de rose et les bons sentiments mièvres

C'est un peu faible...


N'y allez pas avec vos enfants en croyant trouver un Nuit blanche à Seattle !


0
Posté le 30 janvier 2013 par

 
Chronique
 
 

Le réalisateur de Fighter signe une comédie sentimentale pêchue qui sait aborder des sujets graves

C

omme convenu, la mère de Pat Solatano vient chercher son fils après 8 mois passés dans un institut psychiatrique. Il a perdu son boulot, sa maison et sa femme, mais semble animé d’un optimisme sans limite pour ce qui est de la reconquérir et de se reconstruire une vie. Pour l’heure, il doit avant tout gérer sa colère au jour le jour, puisqu’une simple chanson suffit à lui remémorer son drame et déclencher sa fureur. Entre une mère inquiète des risques de cette sortie et un père bookmaker fonctionnant aux superstitions, Pat essaie de retrouver sa place. Sans parler des visites obligatoires à un psy qui ne semble pas arranger grand chose. Ce dernier met toutefois en évidence une urgence : pour repartir dans la vie, Pat doit à tout prix se trouver un vrai projet. Incapable de sortir son ex-femme de sa tête, prétextant de retrouver la forme pour son poste de prof de sport, Tad va courir dans le quartier dès qu’il le peut. C’est lors d’un de ses joggings qu’il croise une enquiquineuse à la sale réputation, Tiffany…

Après le puissant Fighter, David O Russel change de registre pour une comédie douce-amère. Le genre a ses classiques : un duo explosif qui trace une route chaotique vers une inévitable happy end. Mais ce film marque vite sa différence grâce à des personnages touchants qui font face à de vrais enjeux, de vraies urgences. Révélé par l’épatant Les rois du désert, le réalisateur garde au cœur de son intrigue le même fil rouge que pour son précédent long métrage : le rôle primordial de la famille. L’histoire de Pat est celle d’un homme aux prises avec ses démons, un héritage décuplé par sa vie sentimentale mouvementée, focalisée sur l’amour qu’il porte à sa compagne au point d’en perdre la raison. Le film parvient avec beaucoup de justesse à illustrer l’absurdité comique de certaines situations, et en un clin d’œil nous démontre comme il est facile de sombrer dans le drame, l’irrémédiable. L’abîme du déséquilibre psychologique est présenté comme un fait, une réalité de chaque instant qui hante et détruit, mais aussi révèle les fêlures, les non-dits. Car Pat n’est pas le seul à subir une pression terrible. Chaque personnage se démène face aux siennes, ce qui apporte au récit un vrai rythme. Juste et fort, Happiness Therapy est, comme l’indique son titre franglais pas si maladroit, un authentique message d’espoir. Pat n’est pas aussi seul qu’il se l’imagine, il a sa famille, où l’on découvre les indices de ses propres excès et des trésors d’affection. Et puis il y a cette agaçante Tiffany qui, aussi démolie que lui, s’efforce de retrouver à sa façon son chemin vers un équilibre. Tad et Tiffany sont bancales, imprévisibles, agressifs. Et par un jeu intéressé de promesses et de concessions, vont conclure un marché qui sera la meilleure des béquilles pour rester debout.

Happiness Therapy est l’adaptation de Silver Lining Books, un livre de Matthew Quick qui a séduit le public américain aussi vite qu’Hollywood. C’est le regretté Sydney Pollack qui en avait acquis les droits avec Harvey Weinstein, et proposa le projet à Russel avant qu’il ne réalise Fighter. L’adaptation qu’il en a fait est assez exemplaire et a permis de réunir un casting particulièrement réussi. Retrouver Robert de Niro dans un vrai rôle, qui lui permet de passer aussi justement du rire à l’émotion, est un vrai plaisir. Jacki Weaver (Animal Kingdom) est impeccable en maman pleine d’espoir. Les personnages secondaires sont aussi soignés, à l’exemple de la prestation de Chris Tucker, le pote d’internement ou de Anupam Kher, le psychiatre cinglé de sport. Longtemps considérée comme trop jeune pour le rôle, Jennifer Lawrence compose une Tiffany particulièrement piquante, et au contraire d’une maturité idéale. Happiness Therapy est aussi une belle opportunité pour Bradley Cooper de montrer l’étendue de son talent. La belle gueule de Very Bad Trip est de ces acteurs qui ont beaucoup plus à nous montrer que l’image que l’on en garde. Ce rôle de Tad en fait la bien agréable démonstration. Un antidépresseur recommandé donc !

Informations supplémentaires et l’avis dépressif du Margouillat

Happiness TherapyL’avis du Margouillat : Une comédie romantique à base de dépression et de nymphomanie, ne peut que me faire jubiler. Bradley affiche une belle sensibilité face à une Jennifer plus mure que l’on ne l’imaginait. De Niro retrouve enfin un rôle à sa mesure et Chris Tucker n’en fait pas des tonnes. Ça fait presque trop de miracles d’un coup…

 


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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