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Il était temps

 
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Fiche Technique
 

Millésime: 2013
 
Réalisateur: Richard Curtis
 
Acteur: Domhnall Gleeson, Rachel McAdams, Bill Nighy, Tom Hollander…
 
Nationalité: Anglaise
 
Genre:
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
8.0


 
Musique
6.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
7.0
7/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


On a le droit de fondre de tendresse...

C'est un peu faible...


Mais on n'échappe pas, parfois, aux bons sentiments.


Posté le 7 novembre 2013 par

 
Chronique
 
 

Grand maître de la comédie sentimentale à l’anglaise, Richard Curtis y ajoute une dose discrète de surnaturel pour mieux célébrer la tendresse, l’amour, et les bonheurs simples de la famille. Craquant.

Pour ses 21 ans, Tim Lake se voit offrir le don des hommes de la famille: la capacité de voyager dans son passé ! S’il peut désormais revenir sur toutes ses gaffes pour conquérir son grand amour, Tim va aussi comprendre le sens même du bonheur…

R

appelons avant tout que Richard Curtis, fidèle complice de Rowan Atkinson, a signé les scenarii de Quatre mariage et un enterrement, Coup de foudre à Notting Hill, Le journal de Bridget Jones et sa suite et co-écrit Le cheval de guerre. Il a aussi réalisé ses propres scenarii avec Love Actually et le jouissif Good Morning England. On est donc forcément intrigué de voir ce que ce scénariste mondialement reconnu va faire d’un argument fantastique comme le voyage dans le temps, capable de motiver parfois les intrigues les plus réjouissantes… Usant du saut temporel pour mieux servir son propos, l’alchimie opère avec un naturel réjouissant. Si l’amour reste au centre des démêlés du couple vedette de Il était temps, le subterfuge fantastique permet à l’intrigue, attachante de bout en bout, de gagner en épaisseur. S’imposant comme une formidable gomme à effacer les erreurs, le voyage dans le temps de Tim n’est qu’un outil pour dessiner avec plus de force le portrait d’une famille qu’on adopte tout de suite. Enrichissant le cadre purement romantique de ses précédentes réussites, Curtis signe une ode vibrante à la famille, au bonheur tout simple qui se vit jour après jour, et qu’aucun superpouvoir ne peut égaler. Touchant de simplicité sans être trop transparent dans son propos, Richard Curtis signe sûrement son film le plus personnel.

Expert dans l’art d’esquisser des seconds rôles, Curtis nous offre un beau panaché de caractères impossibles, à commencer par Tom Hollander, génial en auteur irascible.

Grand gagnant de cette comédie délicieuse, encore peu connu du grand public, Domhnall Gleeson est idéal dans le rôle de Tim. Totalement crédible au fil des années, il trimbale à travers le temps sa silhouette d’éternel ado avec un charme et une chaleur humaine imparable. On attend impatiemment de le retrouver dans Franck au côté de Michael Fassbender. Lumineuse, Rachel McAdams lui donne la réplique. Leur couple est craquant de tendresse. Il était temps raconte aussi la relation complice entre un père et son fils. Encombrés d’une éducation à l’anglaise où se prendre dans les bras tient du mélodrame, ils sont bouleversants. S’inspirant de son propre père pour écrire le rôle, Curtis a confié le rôle à un fidèle, Bill Nighy, qui se montre à nouveau parfait. Que ce soit le propre fils du réalisateur qui joue le rôle de Tim enfant prend dès lors tout son sens… Expert dans l’art d’esquisser des seconds rôles, Curtis nous offre un beau panaché de caractères impossibles, à commencer par Tom Hollander, génial en auteur irascible. Le seul à nous laisser sur notre faim est en fin de compte l’oncle « D », personnage lunaire et charmant, mais dont la présence est frustrante puisqu’elle n’enrichit pas la « spécificité » des mâles de la famille Lake… Invitation savoureuse à profiter de tous les petits plaisirs de la vie et de l’amour, Il était temps est une réussite de plus pour Richard Curtis. Une belle dose d’énergie positive à consommer sans modération.

Informations supplémentaires et l’avis So lovely du Margouillat

Il-etait-temps-afficheL’avis du Margouillat : Curtis revient sur les lieux de son crime, mais le monsieur possède la manière pour jouer de l’élégance comme de l’humour. Et cette fois, une dose de magie lui permet de célébrer la famille autant que le couple. On a le droit de fondre de tendresse.

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Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...