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Interview de Solène Rigot et Jules Pelissier

 

Posté le 16 avril 2014 par

Interview à bâton rompue de Solène Rigot et Jules Pelissier, respectivement Gilda et Pierre dans La belle vie…

Commençons par un scandale Jules Pelissier. Le réalisateur avoue dans le dossier de presse qu’il ne voulait pas de vous ? Mais comment fait-on pour être choisi par un réalisateur qui ne veut pas de vous ?
JP : On fait du charme ! Non, sans rire, j’ai fait mon premier de la classe, j’ai bien travaillé mon essai, et il a aimé. C’est ce qui se passe dans les rencontres. Je pense que c’est ça l’alchimie d’un casing Je crois qu’il me trouvait trop vieux pour le rôle, mais je ne le savais pas. Si je l’avais su ça m’aurait peut-être mis mal a l’aise ! En fait, c’est une drôle d’histoire. J’avais fait un film à l’arrache avec un copain, un faux documentaire qu’il avait fait monter par une élève de la Femis, qui était amie avec une directrice de casting, et elle lui a parlé de moi. Et bien que Jean ne soit pas partant, cette directrice a trouvé un prétexte pour me glisser dans le casting ! Je sais que le premier contact avec Zac aussi était mitigé : Jean le trouvait trop jeune ! On est pas toujours pris parce que l’on est le meilleur, mais par la connivence que l’on a avec les autres acteurs…

J’ai le sentiment que Pierre est loin de votre personnalité, mais que vous vous êtes vite retrouvé en lui.
JP : J’aime bien m’immiscer dans la psychologie des personnages. Sans tomber dans les grands délires de psychanalyse, être dans la recherche j’aime bien ça, ça interdit de refaire toujours la même chose. Dans ces moments là je pense au personnage dans ma vie de touts les jours, quand je me prépare à manger, que je m’habille, je me demande « Qu’est-ce qu’il aurait fait lui ? » Et puis dans ce film il y a un contexte particulier qui porte beaucoup. Je sais qu’avec Zac on aimait être sale sur le tournage ! Sitôt habillé, on grattait la terre avec nos ongles, pour se sentir vraiment dans le « costume » du personnage, c’est hyper important. Et puis la jeunesse à l’écran est universelle, quand tu vois des films iraniens comme Le chat persan, tu retrouves des choses, les mêmes problématiques…

Et vous Solène, comment s’est passé le casting ? On a l’impression que ce rôle était écirt sur me sure pour vous !
SR : On non ! Jean  a vu des tas d’autres filles ! Au début, on a bu un café ensemble, on a parlé un peu du film, mais surtout de tout et de rien, du Bruit des glaçons qui venait de sortir. Après j’ai lu le scénario et j’ai vraiment voulu faire le film. On suivit deux essais, le dernier avec Zac, et c’était parti.

Parmi tous ces garçons, un égaré, ces hommes démolis, votre personnage est comme un phare. Ça nous change tellement des clichés sur les ados ! Une inspiration particulière ?
SR : Oui ! Ça m’a plu, forcément. Gilda n’est pas quelqu’un de rebelle, de « fashion ». C’est quelqu’un de mature, avec une espèce de force de parole très cash. Après, je n‘ai pas vraiment eu d’inspiration, ça s’est fait dans l’ambiance du film.


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...