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Je fais le mort

 
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Fiche Technique
 

Millésime: 11 décembre 2013
 
Réalisateur: Jean-Paul Salomé
 
Acteur: François Damiens, Géraldine Nakache, Lucien Jean-Baptiste, Anne le Ny…
 
Nationalité: Française
 
Genre: ,
 
Mise en scène
4.0


 
Scénario
5.0


 
Musique
6.0


 
Emotion
3.0


 
Notre note
4.5
4.5/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Saluons le courage de François Damiens qui tente de soutenir cette comédie fadasse.

C'est un peu faible...


Pas drôle, pas de rythme, passez votre chemin


Posté le 13 décembre 2013 par

 
Chronique
 
 

Il n’y a rien de plus rageant qu’une excellente idée et un casting prometteur ruinés par une réalisation fadasse. Au lieu de jongler avec gourmandise entre polar et comédie noire, Salomé plombe son film…

C

omédien médiocre auréolé d’une juste réputation d’emmerdeur, personne ne veut de Jean. Auréolé de la gloire d’une pub pour diurétique, c’est au pole emploi qu’il trouve un ultime bouche-trou: jouer le mort lors des reconstitutions d’une instruction… Sur le papier, c’est un carton assuré. Avec ce personnage d’acteur aussi mauvais que mégalo, se mêlant sans cesse de ce qui ne le regarde pas, et surtout dans le cadre décalé de la reconstitution d’un meurtre, l’intrigue s’offre à la fois les attraits d’une comédie saignante, d’un polar inattendu, et d’un vibrant portrait de la passion du comédien dans tous ses travers. Cerise sur le gâteau, François Damiens est assurément l’un des acteurs qui convient le mieux à la partition. Le choix de Geraldine Nakache pour incarner la juge d’instruction est assurément moins heureux, mais lorsque la juge et le comédien se trouvent ensemble et en roue libre, le duo fonctionne plutôt bien, nous offrant même quelques scènes sympathiques. On peut faire la liste des ingrédients prometteurs, cela ne change rien au fatal constat: en dépit des efforts de ses comédiens, de passages parfois réjouissants, Je fais le mort déçoit terriblement.

La faute à une intrigue trop transparente, émaillée de facilités coupables – dixit le bâton de ski ensanglanté que personne n’avait remarqué…- et victime d’un rythme flottant qui nous épuise au lieu de nourrir une ambiance. Le cadre d’une station hors-saison était pourtant un bon choix, à même de faire naître les plus subtiles angoisses… Le réalisateur et scénariste citent en référence rien moins que Blake Edwards pour la comédie décalée, Chabrol pour la dimension du polar régional, ou encore Twin Peaks pour l’atmosphère. Mais pour se hisser à la hauteur de ces références, il aurait fallu que le film impose un parti-pris, assume l’audace d’un décalage de genre, et resserre les fils décousus de son intrigue. On aurait adoré pouvoir frémir au détour des ruelles désertes après avoir rigolé du numéro de Damiens. Mais les scènes accolées les unes aux autres abandonnent trop souvent les comédiens à leur propre sort. Si Jean-Paul Salomé reste pour beaucoup celui qui fit tant de mal à Belphégor puis à Arsène Lupin, il signa avant ce doublé assassin des productions plus sympathiques, comme Restons groupés ou Les Braqueuses. Il était même parvenu avec Le Caméléon à remonter dans notre estime. Je fais le mort met un terme à cet espoir.

Informations supplémentaires et l’avis Déjà mort du Margouillat

Je fais le mort afficheL’avis du Margouillat : Je fais le mort aurait dû nous faire rire, nous accrocher, et même parfois nous faire frémir. De cette belle promesse de polar grinçant ne reste que le numéro de François Damiens, seul aux commandes.

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Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...