Nos actus
 

Joy

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 30 décembre 2015
 
Réalisateur: David O. Russell
 
Acteur: Jennifer Lawrence, Robert De Niro, Bradley Cooper Isabella Rossellini...
 
Nationalité: Américain
 
Genre: , ,
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
6.0


 
Notre note
6.8
6.8/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Solidement portée par un beau casting, l'évocation est plaisante, et même parfois savoureuse.

C'est un peu faible...


C'est avant tout par son casting que cette success story décalée nous est sympathique...


Posté le 25 janvier 2016 par

 
Chronique
 
 

joyLe temple d’Hollywood est friand d’icônes à la gloire d’une économie donnant sa chance au plus humble. C’est un thème indissociable de l’identité américaine que cette réussite qui se construit à coup de drames, d’opportunités et de trahison. Et dans le genre, Joy se défend parfaitement. Inspirée de faits réels, l’histoire de cette femme ingénieuse qui, emportée par un quotidien écrasant, a oublié ses rêves et son talent, est très vite attachante. Et au fil des personnages, le récit sait nous accrocher. L’évocation de l’avènement du téléachat est passionnante, et le quotidien familial tumultueux de cette anti-héroïne, entre affection et discorde, et tout à fait juste. Cette éclatante réussite de la self-made-woman à l’américaine est bien servie par un casting très consistant, en tête duquel Jennifer Lawrence donne le ton avec une aisance. Lorgnant parfois vers un ton de comédie séduisant, le monde des affaires est montré sous son jour le moins avenant, et offre pour l’occasion une belle revanche sur les profiteurs et autres parasites du système. Une vision sans illusion mais non sans idéal, qui transforme la timorée Joy en une sorte de Tycoon de la vente par correspondance, personnage glacé par les déceptions et les vacheries du destin qui se souvient de ses premiers émois créatifs… L’usage très accessoire d’une bienveillante mamie narratrice et l’épisode de la victime désabusée renaissant sou s le charme rebelle d’une rockeuse pourra être diversement apprécié… Reste un parcours édifiant et héroïque qui comporte pourtant une épaisseur particulière puisque cette saga de la réussite à l’américaine ne se focalise pas sur un moteur révolutionnaire, un vaccin salvateur, mais… sur un balai. La chose prend soudain un étrange second degré. Sans en avoir la dérision, on se trouve plus proche du hula hoop du Grand Saut que des panégyriques sans nuance glorifiant le carnassier Edison. Le rêve à l’américaine respire encore, mais son expression peut parfois surprendre…


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...