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Jurassic World

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 10 juin 2015
 
Réalisateur: Colin Trevorrow
 
Acteur: Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Nick Robinson, Vincent D'Onofrio...
 
Nationalité: Américain
 
Genre: , ,
 
Mise en scène
8.0


 
Scénario
8.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
8.0


 
Notre note
7.8
7.8/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


De l'action pleine de mordant pour un scénario pas bête, la dinomania a de beaux jours devant elle!

C'est un peu faible...


Le caractère familial du spectacle nous prive de quelques scènes féroces...


0
Posté le 10 juin 2015 par

 
Chronique
 
 

JWafficheLe parc aux dinosaures est devenu un haut lieu du tourisme. Et pour satisfaire un public qui en demande toujours plus, l’Indominus Rex a été inventé. Un monstre qui va terrifier l’île pour de bon… Renaissance d’une des franchises les plus puissantes du cinéma fantastique, ce Jurassic World rassasie autant qu’il rassure. Le réalisateur est un inconnu, mais se montre à la hauteur en évitant les pièges. Et Chris Pratt est plus à sa place que jamais. Encore!

D

epuis 20 ans que Jurassic World accueille les visiteurs, le public ne s’étonne plus de la renaissance des dinosaures. Pour que le parc soit toujours rentable, Il faut plus de frissons. Plus de dents. Imaginé par les hommes, mutant issu de la génétique, l’Indominus Rex est la prochaine attraction. Loin de ces calculs périlleux, Owen Grady vise un autre objectif : se faire obéir des raptors… Osez prétendre que vous ne l’attendez pas celui-là ! Le parc à catastrophe le plus mythique du fantastique rouvre ses portes, et l’on pouvait craindre le pire, d’autant que le réalisateur et coscénariste est un nouveau venu: Colin Trevorrow. Le calcul était risqué pour l’une des productions les plus attendues de l’année, mais il s’avère judicieux. Trevorrow ne se laisse pas dépasser par l’ampleur du mythe, et s’efforce au contraire d’en retrouver l’essence. Seul personnage issu d’un volet précédent, le Dr Wu replace la génétique au centre des enjeux, et invite à reprendre la réflexion là ou Jurassic Park, premier du nom, l’avait laissé. Si la génétique fait de l’homme un dieu, le monstre est plus que jamais du mauvais côté de la cage…

La démarche positive du milliardaire Hammond a définitivement fait place à l’appât du gain, motivé par un public blasé qu’un dinosaure n’étonne plus, qui oublie l’animal derrière l’attraction, et sa propre place dans le monde vivant. L’indispensable fascination est encore là cependant, parce que notre guide est un enfant à l’émerveillement sincère. Mais autour de lui, la trame est sombre, toute de calcul et de désillusion. Nous sommes plus que jamais sensibles à ce mépris pour les richesses qui nous entourent, notre méconnaissance criminelle de la nature. Malin, le scénario en fait son fondement, confrontant ses personnages à ses contradictions, à commencer par notre héros, baroudeur fasciné par ces créatures qu’il respecte, mais impuissant face à une machine à fric qui se moque d’éthique, et des financiers militaires occupés par d’autres objectifs… Suspens, action, plaisants frissons, le rythme du désastre s’empare vite de l’île, et Trevorrow fait ses preuves en chef d’orchestre. En dépit de la disparition des animatronics, il évite le piège du tout digital, et si le nouveau monstre donne la note, les vraies stars ne sont pas oubliées : les raptors sont omniprésents, et le tyrannosaure à la forme, nous offrant avec son come-back l’une des plus belles scènes du film. En tête de casting, Chris Pratt est impeccable, et Omar Sy a un rôle secondaire, mais pas facultatif. On regrette le personnage trop cliché de Bryce Dallas Howard, autant que l’on salue la performance de Monsieur Vincent D’Onofrio, méchant de choix… Il nous manque de toute évidence quelques morceaux de scène, quelques épanchements sanglants qu’un futur director’s cut nous dévoilera peut-être, mais il ne fait aucun doute que la franchise Jurassic repart sous les meilleurs hospices. Les accrocs du dino sont à la fête…


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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