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Kingsman : Services Secrets

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 18 février 2015
 
Réalisateur: Matthew Vaughan
 
Acteur: Colin Firth, Taron Egerton, Samuel Jackson, Mark Strong…
 
Nationalité: Britannique
 
Genre: ,
 
Mise en scène
8.0


 
Scénario
8.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
7.5
7.5/10


Note des lecteurs
2 lecteurs ont voté

 

C'est du lourd...


Explosif, poilant, prenant, et même délirant, Kingsman revisite le spy-genre avec énormément de bonheur.

C'est un peu faible...


Comme toutes les gourmandises, quand ça s’arrête, on en voudrait encore.


0
Posté le 16 février 2015 par

 
Chronique
 
 

Un ado de banlieue promis à la zone est invité par un «ami de la famille » à rejoindre une société secrète de supers espions : Kingsman. En s’inspirant d’un comics très apprécié, l’espion retrouve le panache des temps héroïques tout en gagnant une impertinence et une efficacité très contemporaine. Kingsman à tout pour plaire !

I

nsaisissables et redoutables, les Kingsman veillent. Et lorsque l’un d’entre eux est mis à terre, il faut sans attendre trouver un remplaçant. Chaque Kingsman propose le sien, et celui que choisit Galahad, alias Harry, n’a pas un profil classique. Eggsy est un gamin de banlieue qui a négligé son énorme potentiel. Les évènements vont contraindre le jeune candidat à revoir ses priorités… On peut dire cela simplement : Kingsman à tout compris. Bondissant, épatant, léger et drôle, et parfois délirant, le film de Matthew Vaughn fait la synthèse de tout ce que l’on aime des films à la James Bond, mais aussi tout ce que l’on y retrouve plus depuis quelques temps. Alors que James Bond se dirige vers une vision plus sombre, torturée à la Batman, Kingsman retrouve le souffle léger des premiers 007, de ces intrigues riches de gadgets et de cachettes délirantes et qui ne s’embarrasse pas trop de vraisemblance du moment que ça à de la gueule, que l’action tient en haleine, et que l’on s’amuse du spectacle en balayant les temps morts. Et tout cela, en respectant le cahier des charges british de la classe et de l’élégance, habilement joué en contraste par ce nouveau venu, cockney d’une Angleterre à la ramasse qui est en train de louper son destin. Pour son premier rôle au cinéma, Taron Egerton s’illustre très vite, par son aptitude physique évidente comme par un charisme très prometteur. Il faut dire qu’il s’appuie sur un mentor parfait : Colin Firth assure avec son élégance naturelle un chevalier de la justice comme on l’imagine, d’une totale crédibilité lorsqu’il massacre ses adversaires dans des proportions pas du tout raisonnables. On adore

A leurs côtés, deux autres piliers des Kingsman plantent le décor. En grand patron, nul autre que Michael Caine ne pouvait être Arthur. Et dans le rôle stratégique de Merlin, le Q des Kingsman, l’immense Mark Strong s’amuse, se partageant entre les tableaux de bords et la baston sur le terrain. Face à eux, il fallait du vrai méchant comme on en fait plus. Avec un cheveu sur la langue venu d’on ne sait où, Samuel L Jackson compose un méchant à l’ancienne, totalement logique dans sa folie, et bien sur allergique à la violence. Domaine qu’il abandonne à Sofia Boutella, redoutable Gazelle, qui crée là un formidable personnage de méchante comme on en n’avait pas vu depuis Kill Bill. Si on ajoute au tableau un second rôle qui parvient à ne pas être si secondaire avec Sophie Cobson en Roxy et le guest bien plaisant de Mark Hamill en professeur Arnold, Nous sommes comblés. Drôle, enlevé, bien filmé, riche de combats aux chorégraphies soignées, Kingsman réussi aussi à recoller à l’esprit du comics de Mark Millar et Dave Gibbons qui l’a inspiré en s’offrant un luxe devenu rare : des passages délirants et incorrects filmés avec précision. On ne se lasse pas de ce génial carnage dans l’église, ni de ce savoureux ballet final d’explosions foncièrement destroy ! Au croisement de My fair Lady et de Kick Ass comme le suggère judicieusement Taron Egerton, Kingsman est un thriller d’espionnage qui défoule, qui ravie, qui emballe, et nous fait espérer quelques séquelles aussi inspirées…

Informations supplémentaires et l’avis 2 olives du Margouillat

525094L’avis du Margouillat : Kingsman joue entre l’élégance des classiques et l’énergie de la génération Tarantino sans jamais tomber dans la parodie. C’est le pont rêvé entre Ian Flemming et Kick Ass, un gros plaisir dopé par un gout pour le carnage irrévérencieux que trop n’osent plus. On l’aime d’autant plus !

Site

Cette chronique appartient au contenu du Focusblog Kingsman


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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