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Kubo et l’armure magique

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 21 septembre 2016
 
Réalisateur: Travis Knight
 
Nationalité: Américain
 
Genre:
 
Mise en scène
9.0


 
Scénario
9.0


 
Musique
8.0


 
Emotion
9.0


 
Notre note
8.8
8.8/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Un vrai héros, des personnages formidables, une animation spectaculaire, un art maitrisé du conte... Kubo est un condensé de talents et de savoir-faire.

C'est un peu faible...


Trop court, forcément !


0
Posté le 24 septembre 2016 par

 
Chronique
 
 

kuboaffiche

K

ubo est un conteur hors-norme qui, par la musique de son Shamisen, fait prendre vie aux origamis qu’il confectionne. Ce jeune garçon borgne captive tous les villageois à chaque récit qu’il entame. Mais ne finis jamais. Car ces récits, il les reprend de ceux de sa mère, lorsque celle-ci est en état de s’en souvenir.  Le jeune Kubo veille sur elle et respecte sa promesse de ne jamais, au grand jamais, être surpris par la nuit. Jusqu’au jour où… En 3 films, le studio Laika s’est élevé au rang de référence dans l’art délicat et magique du stop-motion. Coraline, L’étrange pouvoir de Norman et Les Boxtrolls nous ont totalement séduits par leur charme et leur technicité admirable, faisant de ce petit studio américain un concurrent de poids pour le mythique studio Aardman. Mais avec Kubo, Laika franchit un cap. La merveille de l’animation image par image, cette touche délicieusement artisanale, est transcendée pour nourrir le souffle de l’épopée au sens pur du terme. Par son rythme, sa rigueur graphique, l’épaisseur de ses personnages, la maturité des enjeux et la profondeur des sentiments, sans oublier l’esthétique de ce Japon réinventé avec une passion vibrante, Kubo est simplement un chef-d’œuvre. Parce qu’à l’excellence d’une exécution qui laisse pantois par sa vivacité et son envergure, s’ajoute la verve et la cohérence du conte dans ce qu’il a de plus universel, de plus inspirant. Évoquant l’héritage comme la transmission, la place des absents et du libre arbitre, la fable initiatique est remarquable. Pas une fausse note dans ce récit enlevé, pas une occasion ratée d’inventer une image somptueuse, de glisser une étincelle de vie, d’innover et de passionner tous les publics. Jusqu’à ce générique de fin qui, nous épargnant les beuglements d’une chanteuse à la mode, ose une étonnante version japonisante du « While my guitar gently weeps » de Georges Harrison. Kubo est un bijou touché par la grâce des dieux de l’animation, lorsqu’il leur vient la fantaisie de se dépasser. À ne rater sous aucun prétexte!


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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