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La fabuleuse Gilly Hopkins

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 24 février 2016
 
Réalisateur: Stephen Herek
 
Acteur: Sophie Nélisse, Kathy Bates, Glenn Close, Bill Cobbs, Octavia Spencer...
 
Nationalité: Américain
 
Genre: ,
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
6.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
6.8
6.8/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Des personnages attachants et une jeune héroïne bien dessinée pour une chronique familiale entre rire et larme.

C'est un peu faible...


Quelques bons sentiments un peu trop encombrants, et un poil d'originalité manquant...


Posté le 26 février 2016 par

 
Chronique
 
 

gillyAffiche

P

arce qu’elle n’a jamais perdu l’espoir de retrouver la mère qui l’a abandonné à sa naissance, Gilly est parvenue à épuiser toutes ses familles d’accueil en 12 ans. Son dernier espoir est une grosse dame joviale qui s’occupe d’un petit gamin peureux et d’un voisin aveugle : Maime Trotter. Porc-épic à l’épreuve des vacheries du destin, Gilly Hopkins sait être une peste, mais doit affronter la sincère bienveillance de cette femme dévouée, en même temps que la lucidité surprenante de Miss Harris, une prof qui sait voir en elle. Ses plans pour fuir et retrouver sa mère se compliquent quand elle se retrouve entourée de gens qui, tous à leur façon, lui portent une attention sincère. Et comme Gilly est quelqu’un de bien, elle ne peut l’ignorer plus longtemps… L’histoire ne frappe pas par son originalité. Le destin chahuté d’enfants placés est un classique qui a connu tous les traitements. Y compris les plus mauvais. Si Gilly peut trouver aisément son public parmi les plus jeunes, mais aussi leurs parents, c’est bien par sa crédibilité. Son sale caractère et ses émotions ne cachent pas la vraie nature d’une fillette qui vit dans ses rêves. Sophie Nélisse, très remarquée dans La voleuse de livre, lui donne une densité très agréable. Et ce qui nous sauve pour l’essentiel de tout excès de guimauve, c’est la justesse de personnages attachants. Kathy Bates assure en mère d’accueil refusant l’échec, Octavia Spencer est impeccable en prof rusée, et Genn Close assez surprenante en grand-mère tombant des nues. Rien d’exceptionnel dans ce portrait de groupe qui ne cherche pas de méchant à pointer du doigt pour accuser de toutes ces épreuves. Mais qui illustre cependant un constat précieux : l’image de la famille idéale et inamovible n’est pas la seule dont s’inspirer. L’amour fait aussi des assemblages inattendus qui, pour peu qu’on le veuille, finissent par ressembler à une famille. Et pour changer un destin de la sorte, il suffit de quelques rencontres heureuses. Un film charmant en somme.


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...