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La Reine des Neiges

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 04 décembre 2013
 
Réalisateur: Chris Buck et Jennifer Lee
 
Acteur: Dany Boon
 
Nationalité: Américaine
 
Genre:
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
8.0


 
Emotion
6.0


 
Notre note
7.0
7/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


On se laisse séduire par l'humour et l'animation soignée.

C'est un peu faible...


L'intrigue manque de profondeur.


Posté le 4 décembre 2013 par

 
Chronique
 
 

Quand une princesse débrouillarde file au secours de sa sœur, victime d’une glaciale malédiction, c’est tout Disney qui bouscule sa formule du conte pour la consacrer aux toutes puissantes princesses…

A

dapter La reine des neiges de Andersen a longtemps été un casse-tête pour Disney. Comment réduire en une centaine de minutes un conte aussi long et ambitieux ? En changeant tout, forcément. Ce sont Shane Morris et Jennifer Lee, à qui l’on doit l’excellent Les mondes de Ralph, qui ont opéré cette complète métamorphose. Exit le jeune frère espiègle et les éclats de miroir. Il est désormais question d’Elsa, une princesse victime d’une sorcellerie glaçante et de sa sœur Anna, prête à tout pour lui venir en aide et sauver leur royaume d’Arendelle. L’intervention de la scénariste fut si déterminante qu’elle fut finalement invitée à co-réaliser le film avec Chris Buck ( Tarzan pour Disney, Les rois de la glisse pour Sony), devenant ainsi la première femme au poste de réalisatrice de l’Histoire de Disney. Un signe des temps qui marque aussi cette histoire originale, car si l’intrigue apparaît linéaire aux amateurs de niveaux de lecture, elle n’en pose pas moins de nouvelles références. La Reine des Neiges est d’abord la consécration du culte de la Princesse, le film mettant en vedette non plus un, mais deux exemplaires de l’icône des fillettes. Un duo de sœurs qui permet de revisiter plus encore le modèle institué par leurs gracieuses aînées. Creusant le sillon des Rebelle et autres Raiponce, les belles ont du caractère, et avec cette affaire de malédiction, empruntent à la fée Clochette la capacité d’une certaine noirceur. Une suprématie de la princesse qui a un prix ! Le prince charmant en prend méchamment pour son grade, et le classique rôle de grand méchant s’efface au profit d’une sorcellerie cruelle aux faux airs de super pouvoir…

Pour nourrir cette quête très féminine, La Reine des Neiges met à profit tout le savoir-faire Disney. Si l’amour pur entre deux sœurs constitue le fil rouge de l’aventure, le romantisme a droit de citer grâce à Kristoff, un vendeur de glace bourru et sympa, d’autant qu’il introduit deux atouts comiques précieux: un renne attachant, Sven, et le bonhomme de neige Olaf. Star en puissance, ce personnage est d’autant plus réussi que son rêve de bronzer au soleil ajoute à son délire un rien de pathétique. Tourné en Scope pour une image grand format, la réalisation en image de synthèse et en 3D a fait appel à la sensibilité du dessin traditionnel, notamment pour la magie de Elsa. La construction du palais de glace est magnifique. Même si elles se concentrent dans la première moitié du film, l’impact des chansons est stratégique. Un titre comme Let it go devrait sans soucis intégrer la playlist des favoris de la maison. Du rythme, du spectacle, beaucoup d’humour, des personnages joliment croqués, le compte y est. Les plus grands regretteront sûrement le manque de noirceur, pour cause d’absence de méchant vraiment diabolique, et resteront sur leur faim à l’évocation un peu trop rapide du monde des trolls. Mais les enjeux simples et le charme du duo vedette conquièrent sans mal les plus jeunes. Un équipage de princesse qui est déjà adopté et fait référence. Elsa a même eu les honneurs, assez exceptionnels, d’une couverture de Variety…

Informations supplémentaires et l’avis On s’les caille du Margouillat

La reine des neiges afficheL’avis du Margouillat : Cette Reine des Neiges marque son époque avec une réalisatrice aux commandes et deux princesses en vedette. Si l’intrigue manque de profondeur, elle emballe sans faillir les plus jeunes par ses chansons réussies, son animation très soignée et le savoir-faire maison du second rôle comique…

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Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...