Nos actus
 

La Vache

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 17 février 2016
 
Réalisateur: Mohamed Hamidi
 
Acteur: Fatsah Bouyahmed, Lambert Wilson, Jamel Debbouze, Julia Piaton...
 
Nationalité: Français, Marocain
 
Genre:
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
8.0


 
Emotion
8.0


 
Notre note
7.5
7.5/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Quand elle est sincère, la candeur peut-être aussi ingénieuse que bénéfique. La preuve.

C'est un peu faible...


Un film avec des arabes sans raciste, est-ce bien raisonnable ? En tout cas, ça repose...


0
Posté le 24 février 2016 par

 
Chronique
 
 

vacheAffiche

L

a sale époque que nous traversons a des conséquences cruelles. Nous y perdons des sentiments très intimes. Notamment des illusions. De fait, lorsqu’il faut montrer la société qui nous entoure, il semble presque indécent de ne pas coller autant que possible à la réalité de la nature humaine, avec tout ce qu’elle a de moche et nauséabond. À moins d’être armé d’un courage terrible, d’un idéal sacrément audacieux. La conviction que le monde ressemble toujours à nos douces illusions. La Vache vient d’aussi loin que ça. D’un bled d’Algérie, menée par un agriculteur qui rêve du Salon de l’Agriculture et qui décroche une invitation après d’innombrables demandes. Et file pour Paris à pied, avec sa Jacqueline adorée et l’optimisme d’un rêveur éveillé. Avec le concours de son complice de Né quelque part, Alain-Michel Blanc, c’est le réalisateur Mohamed Hamidi qui a écrit cette fable, en collaboration avec son premier rôle Fatsah Bouyahmed. Ces fidèles de la bande à Jamel Debbouze ont osé créer un personnage lunaire, un bledard à la Mr Hulot, qui armé d’une candeur totale s’en va voir le monde à la rencontre de son rêve. Et le trouve. S’il collectionne pendant le voyage des images pertinentes sur les aléas de notre société, c’est un film qui peut se permettre de ne pas avoir de « méchant », car il est d’une sincérité totale. Ce message d’amour à la France et à tous ceux qui y trouvent un but à atteindre aurait pu être d’une mièvrerie navrante. Mais par le filtre du conte et du comique, c’est tout le contraire. On rit, beaucoup, on s’attache immédiatement, que ce soit aux rencontres françaises ou au petit village d’Algérie. Et on salue la belle performance de Lambert Wilson et Jamel Debbouze, qui savent trouver leur bonheur dans des seconds rôles très justes, laissant la vedette à Fatsah Bouyahmed, qui imprime une humanité craquante à toute l’aventure. Armé d’une solide expérience de la scène et du jeu par le théâtre et le stand up, Bouyahmed fait de son « premier premier rôle » de cinéma un feu de joie, campant un personnage qu’il a créé bien avant le film, et que l’on espère revoir vite. Cet antidépresseur, soutenu par une B.O. entrainante signée Ibrahim Maalouf, a décroché le Grand Prix, le Prix du Public et le Prix d’Interprétation au dernier festival de L’Alpe d’Huez, une première. Mais il suffit de voir le film pour le comprendre…


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


0 Comments



Soyez le premier à commenter


Soyez inspiré et constructif


(Requis)