Nos actus
 

Les délices de Tokyo

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 27 janvier 2016
 
Réalisateur: Naomi Kawase
 
Acteur: Kirin Kiki, Masatoshi Nagase, Kyara Uchida, Miyoko Asada, Etsuko Ichihara...
 
Nationalité: Français, allemand, japonais
 
Genre: ,
 
Mise en scène
8.0


 
Scénario
8.0


 
Musique
8.0


 
Emotion
8.0


 
Notre note
8.0
8/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Du sucré à l'amertume, la saveur de cette chronique nippone est unique et très touchante

C'est un peu faible...


Attention, au vue de certaines images, on peut être pris d'une grosse fringale...


0
Posté le 26 janvier 2016 par

 
Chronique
 
 

Delice Affiche

C

ertains films ont ce charme d’attirer, de séduire à force de chaleur humaine. Tout cela pour mieux vous surprendre, et vous entraîner bien loin de votre point de départ. C’est la tendre magie de ces Délices de Tokyo. Tout se passe autour d’une pâtisserie culte pour les japonais, le dorayaki. Deux rondelles de kasutera aux allures de petits pancakes, fourrées d’anko, une pâte de haricot rouge sucrée… Le taciturne Sentaro tient une minuscule échoppe de Dorayaki, et excelle dans la fabrication de crêpes de kasutera. En dépit de son savoir-faire, sa fierté est limitée : incapable de le fabriquer lui-même, son anko est industriel. C’est alors qu’intervient un drôle de lutin venu de nulle part, une très vieille dame facétieuse qui cherche un travail. Et qui connaît le secret de l’anko traditionnel le plus délicieux. Sentaro n’y résiste pas et contre toute précaution, engage la vieille Tokue. Devant les yeux d’une jeune lycéenne qui a fait de la boutique son refuge, l’étrange duo s’épanouit autour de l’excellence de succulents dorayakis qui attirent en masse les gourmands. Jusqu’à ce que des bruits courent sur Tokue. Sitôt le bonheur de la bouche rassasié, l’ode au plaisir se révèle d’une profondeur inattendue, nous emmenant derrière le décor des cerisiers en fleurs, à la rencontre des invisibles. Sentaro – l’excellent Masatori Nagase – et Tokue – bouleversante Kiki Kirin – incarnent deux générations et une même solitude, une même frustration de jouir de la vie. Leur accord inattendu va les amener à affronter les peurs populaires, les héritages cachés. Comme les deux crepes de kasutera du dorayaki, ils recèlent par leur accord un anko tout de sentiments et d’émotions, d’une saveur que l’on n’attendait pas. Après Hanezu et Still the water, Naomi Kawase signe un film d’une pudeur poignante, qui touche au cœur et donne faim de vie.


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


0 Comments



Soyez le premier à commenter


Soyez inspiré et constructif


(Requis)