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Les gamins

 
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Fiche Technique
 

Millésime: 2013
 
Réalisateur: Anthony Marciano
 
Acteur: Alain Chabat, Max Boublil, Sandrine Kiberlain
 
Nationalité: Française
 
Genre:
 
Mise en scène
8.5


 
Scénario
8.0


 
Musique
8.0


 
Emotion
9.0


 
Notre note
8.4
8.4/10


Note des lecteurs
2 lecteurs ont voté

 

C'est du lourd...


Une comédie rythmée et bien relevée par ses deux héros complices.

C'est un peu faible...


Ca fait tellement bien de se sentir immature qu'on ne boudera pas cet aspect du film !


Posté le 21 avril 2013 par

 
Chronique
 
 

Personnages savoureux, dialogues piquants et gags hilarants garnissent généreusement cette comédie jouissive, consacrant un duo inédit, le tandem Chabat/Boublil. Un carton annoncé.

C

hanteur de mariage convaincu d’avoir un talent de compositeur, Thomas est armé contre la vie par un optimisme d’ado et un humour vache à souhait. Le hasard met sur sa route la pétillante Lola, qui entre dans le jeu de l’affreux jojo et finit par craquer pour lui autant qu’il fond pour elle. Parvenu au stade des fiançailles, le couple rend enfin visite aux parents de Lola. Le contact est facile avec la maman baba-cool, toute entière investie dans ses ambitions humanitaires. La rencontre est plus pénible avec Gilbert le papa, avachi dans son canapé devant des programmes de télé idiots depuis que la vente de sa société l’a rendu inutile. Bousculé par Thomas, Gilbert se laisse aller à sortir de son désespoir, et l’incartade va réveiller le bonhomme. Réalisant qu’il a abandonné bien trop de rêves et d’envies, Gilbert décide de tailler la route et de reprendre sa vie en main. Et conseille vivement à Thomas, son pote désormais inséparable, de ne surtout jamais se marier…

En plus de nous offrir les retrouvailles que l’on espérait avec le Chabat que l’on aime, enfin sorti d’une série de collaborations pas vraiment heureuses, Les Gamins dénote d’un vrai sens du rythme

Max Boublil est connu pour ses chansons romantiques abominables et l’humour cinglant qui a fait le bonheur de son one man show. Un humour « déplacé » et volontiers méchant qui n’est pas sans rappeler les jubilatoires excès d’un précurseur en la matière, le Nullissime Alain Chabat. Assez logiquement, lorsque Boublil et son complice de plume Anthony Marciano s’attaquent à l’écriture d’un premier long métrage, le rôle du papa retombé en adolescence est forcément joué par Chabat. Après trois grosses années de travail sur le scénario, la rencontre tant espérée devient réalité : Chabat accepte le rôle, et suggère Sandrine Kiberlain pour la maman militante. Repérée en casting, l’adorable Mélanie Bernier complète le quatuor dans le rôle de Lola. Pour sa première expérience de réalisateur, Marciano dirige son vieux pote, ce qui n’est jamais facile, mais sait aussi s’entourer. Jonglant avec les ravageurs fous-rires de plateaux, il ne s’est jamais privé de retravailler l’écriture du scénario au fil du tournage suivant l’inspiration de la troupe. Il faut dire que le duo composé par Max Boublil et Alain Chabat fait merveille. L’évidente complicité qui lie les deux pince-sans-rire est le vrai moteur de ce Buddy-movie transgénérationnel.

En plus de nous offrir les retrouvailles que l’on espérait avec le Chabat que l’on aime, enfin sorti d’une série de collaborations pas vraiment heureuses, Les Gamins dénote d’un vrai sens du rythme. Reposant sur des personnages consistants, qui s’avèrent vite émouvants et vrais, l’intrigue relance la machine à rigoler avec des gags qui savent surprendre. Une comédie de « mec », assurément, mais totalement jubilatoire lorsqu’elle joue la surenchère du très incorrect. Entre la vision sans pitié d’une industrie médiocrement musicale, le portrait saignant des joies et des angoisses du mariage, la rencontre avec ce diplomate iranien au français incompréhensible – et une scène aussi ambitieuse que réussie à l’Unesco – et le regard plein de tendresse sur la maturité toute relative des mâles de ce siècle, Les Gamins nous régale d’une matière à rire qui ne se fait jamais au détriment de ses personnages, mais toujours avec eux. C’est là toute la différence. Inventif à l’écriture, solidement réalisé, bien joué et intelligemment monté, voilà un film qui devrait solliciter bien des zygomatiques dans les mois à venir. On s’en réjouit !

Informations supplémentaires et l’avis en grenouillère du Margouillat

lesgaminsL’avis du Margouillat : Le Chabat dont nous étions fans inconditionnels s’étaient un peu perdu dans quelques comédies bas du front (merci pauvre Onteniente que l’on a vu ensuite pleurer sur les plateaux et pester contre les acteurs sans remettre en question sa carrière foireuse). Mais c’est là un retour en fanfare avec un Boublil surprenant !

Site : http://www.maxboublil.com/

 


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...