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Les Minions

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 8 juillet 2015
 
Réalisateur: Pierre Coffin et Kyle Balda
 
Nationalité: Américain
 
Genre: ,
 
Mise en scène
8.0


 
Scénario
6.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
7.0
7/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


Bondissant. Crétin. Hilarant, Gentil. Rock'n roll. Attendrissant, Destructeur. Gamin. Jaune. Non, vraiment, tout y est.

C'est un peu faible...


C'est très gamin. C'est sur. Mais vous attendiez quoi d'un trio de minions ?


0
Posté le 8 juillet 2015 par

 
Chronique
 
 

minionsafficheIl n’y a pas de minions sans méchant ! Et pour plaire à ce vénéré maître, les minions sont prêts à tout. Même à voler le trône d’Angleterre… Si nous avons tous adopté ces jaunes crétins depuis longtemps, leur tailler un long métrage sur mesure n’était pas si facile. Joyeusement cinglé, forcément rigolo, mis en image avec classe, le défi est relevé avec une plaisante inspiration. La famille tout entière peut donc s’exclamer en chœur : Banana !!

D

epuis le premier globule vivant sur la planète, les minions existent. Et se vouent à une tache unique : servir corps et âmes le plus méchant des méchants. Ces bonnes intentions ne permettant pas toujours de le garder longtemps en bonne santé, les minions sont perpétuellement en quête de ce maître à servir. Voici leur prodigieuse épopée… Devinette navrante : Ils sont jaunes, savoureux, rigolos, débarquent par régimes entiers et pourtant, ne sont pas des bananes. Toute personne incapable de répondre à la question est invitée à consulter son garagiste le plus proche. Ou aller voir cette friandise de cinéma très attendue ! Version revisitée du fidèle Igor, indispensable à tout inventeur diabolique, les minions ont crevé l’écran dès le premier Moi moche et méchant. Ils n’ont cessé depuis de commettre leurs âneries sur tous les supports, au point de devenir des stars du marketing. Leur tonitruant « Bannanaaa » résonne dans toutes les cours d’école bien au-delà de l’hexagone, et leurs conversations incompréhensibles ont la vedette sur la toile. Car la création géniale de Pierre Coffin et son équipe a emballé la planète. Inévitable, le film des minions se devait d’envahir les salles. Une consécration autant espérée que crainte. Espérée parce que le premier symptôme du minion, c’est que l’on n’en a jamais assez. Et crainte parce que les minions sont des maîtres du gag éclair, des esthètes de la poilade-minute. Et on sait bien qu’il est impossible d’étirer à l’infini des pépites de rigolades concentrées sans en perdre toute la saveur. Pour que le jaune minion domine un long métrage, Il fallait oser passer au niveau narratif supérieur : inventer une vraie histoire.

La mythologie du Minion est aussi réduite que son vocabulaire. Mais comme on ne comprend rien à ce qu’ils disent, l’argument est idiot. C’est avec une réflexion d’une comparable profondeur que les Auteurs se sont attachés à raconter les origines des minions. Et pour cerner au mieux la nature de leur destinée, Kevin, Stuart et Bob sont extirpés du troupeau pour former un trio héroïque, incarnant l’engagement de leurs semblables dans une croisade perpétuelle : trouver et servir le méchant du siècle. En l’occurrence une méchante d’envergure, la timbrée Scarlett Overkill, qui règne sur le monde des vilains des années 60 et regrettera très vite la fidélité canine du trio. L’aventure est franchement réussie, assumant totalement un ciblage familial au sens le plus large du terme. Une intrigue qui fera rigoler de 3 à 83 ans, et qui prend des allures de vibrante lettre d’amour à la perfide Albion, son folklore royal et sa fabuleuse pop culture des 60s ! Les minions du grand écran ne vont peut-être pas aussi loin dans l’impertinence qu’on l’aurait voulu, mais savent rester fidèles à leur credo : l’absurde, l’amitié et l’humour slapstick. Comme c’était le cas avec Moi moche et méchant, on ne réalise pas tout de suite à quel point l’image est soignée, les sixties joliment croquées. Une réalisation efficace qui sait utiliser la 3D parcimonieusement, mais avec science, et profite de la justesse de ses doublages. En tête desquels il faut saluer l’écrasante somme de travail accompli par monsieur Coffin en personne, puisque c’est lui qui donne sa voix à un grand nombre des minions et interprètent les chansons. On attend avec impatience son double album et son dictionnaire Minion… Il est bien évident que quitter la salle avant le générique de fin serait une gaffe magistrale. Cela vous priverait d’un pétillant final qui consacre une B.O. du tonnerre !


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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