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Les pingouins de Madagascar

 
pingouinsdemadagascar
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Fiche Technique
 

Millésime: 17 décembre 2014
 
Réalisateur: Simon J. Smith et Eric Darnell
 
Nationalité: Américaine
 
Genre:
 
Mise en scène
8.0


 
Scénario
6.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
6.0


 
Notre note
6.8
6.8/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


Pas d’autre ambition que de faire rire. Justement. Et le savoir faire Madagascar à l’animation. Bien sur.

C'est un peu faible...


Pas d’autre ambition que de faire rire. Précisément. Mais le savoir faire Madagascar à l’animation !


0
Posté le 27 décembre 2014 par

 
Chronique
 
 

Séquelles, préquelles et spin-of sont les nouvelles mines aux trésors des grands studios. Attendue, cette déclinaison consacrée aux pingouins de Madagascar se détourne de toute profondeur scénaristique en se consacrant uniquement au rythme des gags. Simple mais efficace.

I

l est loin le temps où Commandant et ses deux acolytes adoptaient cet œuf égaré. Pour honorer comme il le mérite l’anniversaire du dernier du quatuor, les pingouins se glissent dans l’édifice le plus protégé des USA, pour accéder à son précieux…  distributeur de sucrerie. Le dernier où l’on trouve  les paquets de chips au fromage qu’ils adorent. Mais ils ne se doutent pas que le Dr Octavius a des vues sur l’engin et les chips, avec en tête un plan diabolique visant ni plus ni moins à l’anéantissement du pingouin… Il est temps de s’insurger. De s’élever contre ces studios qui tirent honteusement sur la ficelle, déclinant sans relâche préquelles et spin-offs, et tout ça pour çà ! Un film avec des pingouins. Qui comblent de l’escroquerie, ne sont même pas des pingouins ! Ce sont des manchots. Et d’une. Et puis quel est le message profond véhiculé par cette aventure d’espionnage que Daniel Craig et Matt Damon eux-mêmes ont méprisé ? Une question qui fait peur, tenue depuis trop longtemps loin du débat publique : la dictature du mignon ! A bas les adorables et les craquants, les tout-doux et les charmants ! Qui donc prendra la défense des moches et des bancales, des affreux et des méchants ?

Nous, on a choisit. Ce timbré de Dave, poulpe machiavélique à l’esprit aussi torve que ses tentacules, on veut le revoir. Surtout avec sa voix originale, un John Malkovich en pleine forme. Avec son étrange capacité à se transformer de poulpe cinglé en savant humanoïde barjot, il incarne bien la liberté cartoonesque du film. Le premier enfin consacré au quatuor de volatile marins appartenant au bestiaire de Madagascar. Pas loin de 10 ans que Dreamworks nous promettait cette déclinaison. Un projet moult fois retardé, ce qui permis cependant aux personnages de se rôder en solo avec une série animée pour le petit écran. Et pour cette consécration, pas question de grandes ambitions narratives, de fouilles dans les archives de Madagascar. Rejoint par le réalisateur de Bee-Movie, c’est le réalisateur des trois Madagascar, Eric Darnell, qui est aux commandes, réunissant autour de lui les fidèles de cette aventure animée. Avec un seul mot d’ordre : du rythme et des gags. Un rythme largement assez soutenu pour que les blagues les moins efficaces disparaissent sous le flot des délires, la VF s’efforçant avec un certains succès de ne pas raboter l’abattage de la VO. On apprécie.

Les pingouins de Madagascar ont fait le choix de la simplicité : être aussi absurde que l’on pouvait l’espérer. S’appuyant sur une animation très énergique et colorée en diable, multipliant les personnages et se moquant des invraisemblances comme de leur premier tempura de pieuvre, les auteurs de ce premier film ouvrant à sa propre franchise ont visé juste. Laissant les grandes émotions et les pensées profondes à d’autres, les Pingouins assument en sales gosses le plaisir tout simple de décrasser les zygomatiques. A ce stade, la velléité de ménager des degrés de lecture pour que les grands ne s’endorment pas pendant que les petits rigolent est superflue. Tout le monde se marre, et très souvent pour les mêmes bêtises. Tout au plus, les plus grands accrocheront à certaines références plus fouillées. Quoiqu’il en soit, ce Mission Impossible version Tex Avery fonctionne parfaitement, et tout le monde rigole sans retenue, les enfants comme les autres.

Informations supplémentaires et l’avis We like to move it du Margouillat

pingouinsdemadagascarL’avis du Margouillat : Pas de grandes émotions à la Pixar dans ce dessin animé, ni d’exploration d’un passé commun à tout ce que les pingouin ont vécu sur tous les écrans, ou de double et triple lecture pour séduire tous les publics… Juste un franc délire cartoonesque qui s’adresse aux gamins de tous âges en manque de marrade. Et ça marche.

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Petit animal fouineur et curieux : ce margouillat nous scrute et donne un avis toujours aussi péremptoire que subjectif. Bref, un journaliste... un vrai.


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