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L’Occitanienne

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 21 septembre 2016
 
Réalisateur: Jean Périssé
 
Acteur: Bernard Le Coq, Valentine Teisseire, Roger Souza, Patricia Karim
 
Nationalité: Français
 
Genre:
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
6.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
6.8
6.8/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Une belle intention servie par des comédiens justes. Sans prétention, mais soigné.

C'est un peu faible...


On n'échappe pas toujours aux limites théâtrales d'un huis clos entre trois acteur dans un décor...


0
Posté le 24 septembre 2016 par

 
Chronique
 
 

occiaffiche

L

’Occitanienne est à la fois un exercice périlleux, et une belle gageure. L’exercice, c’est de faire revivre la nuit qui marqua le dernier amour de Châteaubriand et nourrit un chapitre de ses Mémoires d’Outre-tombe. Et cela, sans sombrer dans le théâtre filmé. La gageure, c’est de faire goûter au public d’aujourd’hui, s’il veut bien lâcher son smartphone deux secondes, le romantisme passionné du début du 19e siècle. L’équation ferait reculer plus d’un réalisateur audacieux, mais ce défi, Jean Périssé en rêvait depuis l’enfance. Pour son premier long-métrage, il adapte en scénario l’écrit d’un camarade de collège, retrouvé à l’âge adulte et auteur de cette rencontre imaginaire entre Chateaubriand, dieu vieillissant de la littérature, et son éperdue admiratrice. Périssé a de l’accent quand il parle. Et quand il raconte. Cela donne une pointe de caractère précieux à un huis clos qui aurait pu être parfaitement épuisant. Ajoutons à cela un choix judicieux de décors, une caméra trop sage sûrement, mais attentive, et en dépit d’un budget que l’on devine discret, la place est faite aux 19éme siècle, et aux acteurs. La verve de Roger Souza en maître d’hôtel poète et voyeur, donne vie à ce narrateur impertinent et encombrant. Dans le rôle de Léontine de Villeneuve, la belle Occitanienne, Valentine Teisseire fait preuve d’un vrai charme, et n’appuie pas trop les envolées fougueuses d’une jeune femme trop amoureuse. C’est qu’elle donne la réplique à un grand monsieur, trop ignoré du grand écran pour avoir connu de nombreux succès sur le petit, l’impeccable Bernard le Coq. Son naturel et sa retenue apportent énormément d’humanité, et donc de crédibilité à cette rencontre. Et si c’est un film qui montre assez vite ses limites, il parvient manifestement à son but : faire revivre la langue de Chateaubriand sans la vieillir, et évoquer avec tendresse un siècle révolu.


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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