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Machete Kills

 
Machete-kills
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Fiche Technique
 

Millésime: 2013
 
Réalisateur: Robert Rodriguez
 
Acteur: Danny Trejo, Michelle Rodriguez, Sofia Vergara, Antonio Banderas,Cuba Gooding Jr., Demian Bichir, Mel Gibson, Charlie Sheen, Jessica Alba, Lady GaGa
 
Nationalité: Américaine
 
Genre:
 
Mise en scène
8.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
8.0


 
Emotion
8.5


 
Notre note
7.9
7.9/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


Les situations invraisemblables s'enchaînent, parfois pour le simple plaisir d'un bon mot ou d'un gag,

C'est un peu faible...


Si des ados cinglés de ciné de genre pouvaient faire un film en toute liberté, il ressemblerait sûrement à Machete Kills. Non amateurs, fuyez !


Posté le 2 octobre 2013 par

 
Chronique
 
 

La tribu Rodriguez signe le retour attendu du héros de la « Mexploitation ». Un délire à la saveur de série B foncièrement réjouissant. Viva Machete !

Machete et la belle Sartana s’en vont régler leur compte à de vilains militaires américains, venus vendre en douce des armes de destruction très massives à un cartel de la drogue plutôt mal intentionné. L’opération se déroule presque comme prévu lorsque les gros bras du cartel débarquent sans prévenir, prêts à jouer de la sulfateuse. Ce qui envenime forcément les choses. La situation échappe définitivement à tout contrôle lorsque des hélicoptères viennent s’ajouter à la fête, crachant un déluge de plomb sur l’assemblée avant d’y déverser un commando masqué. À la tête de celui-ci, un homme au masque de Lucha Libre commet l’irréparable : il abat Luz. Machete ne rêve dès lors que de vengeance. C’est alors que le président des États-Unis l’appelle de toute urgence pour sauver le monde…

Revendiquant une patine de série à l’ancienne, entre B et Z, il sacrifie vraisemblance et continuité pour le plaisir vandale de bons mots, de gags volontiers d’un goût douteux, de bastons sanglantes.

Le visage buriné du vengeur lézardé au pied de biche, les yeux perçants fulminant d’une colère intarissable, les poings fermés sur l’accessoire qui lui a donné son nom, Machete revient ! La noblesse chevillée aux biceps, justicier magnifique littéralement increvable, Machete est plus que jamais impatient d’en finir avec les méchants, qu’il apprécie surtout en tranches fines. Et ça tombe bien, vu que la nouvelle promotion de tueurs infréquentables est particulièrement savoureuse. Un public conquis d’avance trépigne déjà devant les salles ! Petit rappel historique aux distraits qui confondraient Danny Trejo avec Lady Diana. Le personnage de Machete est né dans l’esprit de Robert Rodriguez à l’époque de Desperado, personnage promis à son ami Danny Trejo, formidable et incontournable gueule du cinéma de genre, qui s’impatientait de pouvoir l’incarner pour de vrai. Icône d’un genre cinématographique fictif étant au Mexique ce que la Blaxploitation est aux USA, le personnage commença à apparaître dans les autres films de Rodriguez, Spy kids d’abord, puis Grindhouse, sous forme d’une bande annonce si réussie que le public adopta définitivement le personnage, réclamant le film promis. Cultivant l’art de la série B avec amour, multipliant les clins d’œils, revendiquant les raccourcis improbables et les clichés les plus énormes possibles, le défoulant Machete reçu un accueil triomphal. La suite était d’autant plus attendu que Rodriguez y songeait avant même d’achever la réalisation du premier…

S’il soigne un peu plus ses effets visuels, Machete Kills cultive le même esprit adolescent. Revendiquant une patine de série à l’ancienne, entre B et Z, il sacrifie vraisemblance et continuité pour le plaisir vandale de bons mots, de gags volontiers d’un goût douteux, de bastons sanglantes. Sans oublier, bien sûr, un très large éventail de personnages féminins court-vêtus qui feraient passer Conan pour une danseuse classique. Privilégiant un tournage à toute vitesse et un budget réduit, filmant les répétitions pour ne se priver d’aucun trésor d’improvisation, Rodriguez profite d’un scénario politiquement incorrect qui pioche dans tous les genres, du western à la SF. On adore les référence pleines de tendresses pour Mad Max ou Star Wars. Et Rodriguez communique sa gourmandise d’un cinéma libéré des conventions à un casting toujours aussi prestigieux. Si Antonio Banderas, Michelle Rodriguez et Tom Savini font déjà partie de la famille, Demian Bichir, Sofia Vergara, « Carlos Estevez », Cuba Gooding Jr, la superbe Amber Heard et même Lady Gaga s’y trouvent tout à leur aise. Mais celui qui s’amuse le plus est peut-être Mel Gibson en machiavélique méchant façon James Bond. Sa confrontation avec Danny Trejo est si réussie que l’on espère bien voir le final de leur baston dans une suite, tout aussi inévitable. Machete Kills, c’est sûr. Et Machete reviendra, on n’y coupera pas. Et c’est tant mieux !

Informations supplémentaires et l’avis tranchant du Margouillat

machetekillsL’avis du Margouillat : Ca tire et ça découpe dans tous les coins, et tout le monde s’en amuse énormément, dans la salle comme sur l’écran

Site : Machete Kills

 

 

 

 


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...