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Malavita

 
Malavita
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Malavita

 
Fiche Technique
 

Millésime: 2013
 
Réalisateur: Luc Besson
 
Acteur: Robert De Niro, Michelle Pfeiffer, Tommy Lee Jones
 
Nationalité: Française, Américaine
 
Genre: ,
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
7.5


 
Musique
8.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
7.4
7.4/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


Une comédie toute simple, avec des acteurs hors norme. Le décalage peut surprendre, décevoir, mais Malavita ne prétend à rien d'autre

C'est un peu faible...


Ne vous attendez pas à voir les Affranchis 2


Posté le 24 octobre 2013 par

 
Chronique
 
 

Respectant l’humour de Benacquista, en admiration devant ses acteurs, Luc Besson s’offre une comédie noire pour rendre hommage au cinéma qu’il admire.

L

es Blake emménagent dans une grande maison, au cœur d’un petit village de Normandie. Habituée du déménagement, cette famille américaine doit à nouveau s’intégrer dans un panorama très français, et pas forcément des plus accueillant. Le voisinage serait sûrement moins venimeux s’il connaissait la véritable raison de la présence des Blake. Pour avoir témoigné contre ses amis mafieux, Giovanni Manzoni, sa femme et ses deux enfants suivent le programme de protection des témoins, sous la responsabilité de l’agent du FBI Robert Stanfield. Et Stanfield ne sait plus quoi en faire des Manzoni. Incapables de se débarrasser de leurs sales habitudes, ils provoquent des désastres partout où ils passent. Ce bled paumé de Normandie a tout d’une dernière chance. Alors que Fred Blake se met à écrire l’histoire de Giovanni Manzoni, la petite famille prend ses marques dans la campagne française. À leur façon…

Respectueux du texte original, il se montre aussi étonnement mesuré dans sa réalisation. C’est même le plus important reproche à lui faire : ne pas avoir céder à l’excès d’un genre.

Il est inévitable qu’un pareil casting fasse tourner les têtes. Réunir De Niro, Tommy Lee Jones, Michelle Pfeiffer et le producteur exécutif Martin Scorcese suffit à évoquer la crème du film de mafia. Celui que nous nommerons « le réalisateur de Léon » pour calmer ses détracteurs les plus acharnés, disposait là d’une « dream team » du genre. Mais si toutes ces pointures sont venues jusqu’en Normandie, ça n’est pas pour une improbable séquelle des Affranchis. Mais au contraire pour s’amuser de cet héritage, séduit par le ton du roman de Tonino Benacquista, un polar féroce hautement dosé en humour noir. A la vue du casting de rêve, Luc Besson n’a pas résisté à la tentation de réaliser lui-même le film. On peut difficilement lui en vouloir. Il était à l’origine surtout scénariste de Malavita, et reconnaît de son propre aveu que l’adaptation a été très facile, n’imposant que peu de modifications. C’est que respecter le ton de Benacquista lui a permis de réaliser sa première vraie comédie. Respectueux du texte original, il se montre aussi étonnement mesuré dans sa réalisation. C’est même le plus important reproche à lui faire : ne pas avoir céder à l’excès d’un genre.

On pourra être surpris du mélange de cette comédie féroce qui s’achève en gunfight moins comique. Regretter que tout ne soit d’un humour encore plus acide, assumant à l’extrême la noirceur de cette famille qui se fiche de rédemption comme de leur premier racket. Ou consacrer plus de place à la violence du thriller. Sur la fin, Luc Besson cède à cet instinct et le revirement peut désarçonner. Et provoquer une fugace montée d’adrénaline lorsque, le temps de s’emparer d’un couteau, Michelle Pfeiffer réveille le Besson de Nikita… Mais le réalisateur a fait résolument son choix : la vedette est un humour interdisant de prendre le film au sérieux. Et l’excès reproché de dépeindre les normands, ses voisins, comme des abrutis congénitaux, est à prendre au même degré. Après tout, le costard qu’il taille à cette famille d’américains, dépositaires du gène du psychopathe, est tout aussi gratiné. Malavita est un portrait de famille sur le mode gaguesque à prendre comme tel. On en retient des acteurs qui s’amusent. De Niro s’installe dans son personnage de mafieux mal repenti avec un évident plaisir, Michelle Pfeiffer en impose avec un naturel séduisant, et avec sa démonstration de tennis sur boutonneux, Dianna Agron confirme, loin de Glee, le bien que l’on pense d’elle. On apprécie aussi les tendres clins d’œil, comme cette séance improvisée des Affranchis dans un cinéclub de village… En dépit de ses stars, Malavita n’a pas de prétention, d’arrogance. Une fois que l’on s’est fait à cette idée, on se surprend à passer un moment agréable.

Informations supplémentaires et l’avis Repenti du Margouillat

malavitaL’avis du Margouillat : C’est clair et net, Malavita n’est pas Les Affranchis 2 ! Et ne l’a jamais été. C’est l’adaptation plutôt fidèle d’un roman de Benacquista qui s’amuse du genre mafia en passant au vitriol l’idéal de la famille.

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Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...