Nos actus
 

Max

 
Max
Max
Max

 
Fiche Technique
 

Millésime: 2012
 
Réalisateur: Stéphanie Murat
 
Acteur: Mathilde Seigner, JoeyStarr, Shana Castera
 
Nationalité: Française
 
Genre:
 
Mise en scène
9.0


 
Scénario
9.0


 
Musique
8.0


 
Emotion
9.0


 
Notre note
8.8
8.8/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


Tendre, mais pas mièvre, touchant mais pas gnangnan

C'est un peu faible...


Cette fable fera le malheur des réfractaires chroniques


0
Posté le 27 janvier 2013 par

 
Chronique
 
 

C’est la petite lumière d’enfance de Max qui ramène tous ces personnages empêtrés dans ces temps difficiles vers le bonheur. Mathilde Seigner est radieuse, la petite Shane un bonheur, et Joeystarr y trouve son plus beau rôle.

A

bonné à la combine et aux trafics ringards, Toni s’efforce avec un succès très relatif d’assurer le quotidien pour sa fille, son trésor privé de maman. Une mouflette qui a hérité du caractère de son papa et, à 6 ans, est déjà un cauchemar pour les grands. Avec la complicité du vieux Mick, complice d’embrouille et papy de seconde main, Toni fait de son mieux pour garder auprès de lui sa raison de vivre, sur laquelle les services sociaux veillent d’un peu trop près. Alors que Noël approche, Max trouve lors d’une de ses fugues un cadeau idéal pour son papa. Elle rencontre Rose, une dame qui s’occupe des hommes. Exactement ce qu’il fallait pour son papa. Max ramène donc Rose à la maison, ravie de profiter de ce Noël avec tout son petit monde. À Toni de trouver un terrain d’entente avec Rose pour ne pas briser le doux rêve de sa petite princesse…

Max est une histoire d’ours, de survivants qui bataillent contre un quotidien plombé et s’efforcent de garder la tête hors de l’eau pour se ménager un bonheur à eux. Un cocon où l’on a vite fait de donner des coups de pattes, alors qu’on y rêve que de caresse. Dans la famille ours, voici le papa, JoeyStarr, ce drôle d’animal médiatique qui fait peur avec sa tronche de méchant, mais adore user de sa voix d’ours pour faire marrer les gamins. Et c’est encore une réalisatrice qui dévoile un peu plus le potentiel de l’icône du rap macho. Devant la caméra de Stéphanie Murat, qui avait fait ses débuts de réalisatrice avec l’amusant Victoire, JoeyStarr le père de famille prend de plus en plus de recul avec son personnage et s’amuse de son charisme, immédiatement bouleversant dès qu’il tombe sous le regard de son bout de chou. Stéphanie Murat considère son premier rôle comme le Michel Simon d’aujourd’hui. C’est encore un peu tôt pour l’affirmer, mais l’argument ne manque pas d’intérêt… Touchant en papa, prenant un évident plaisir à jouer les combines de bras-cassés, Toni retrouve les réflexes de fauve de JoeyStarr quand on s’attaque à son petit monde. Et si le film fonctionne aussi bien, c’est surtout parce que ça n’est pas un one man show. Face à JoeyStarr, la réalisatrice aligne des fichus caractères qui ne se laissent pas impressionner.

Nous avons le grand-père Ours, un vieux roublard poète à ses heures, incarné par un Jean-Pierre Marielle impérial, papy d’adoption pas si éloigné du Nino Manfredi de Affreux, sales et méchants. Pour trouver le ton juste entre réalisme social et comédie tendre, la réalisatrice confie s’être beaucoup inspirée des comédies italiennes, de De Sica à Monicelli. Fleur du pavé toute en jambe et en franc parler, Mathilde Seigner est Rose, qui avait exprimé avec une mémorable maladresse son coup de cœur pour ce rapeur qu’elle n’appréciait guère auparavant. La chimie entre ces deux personnages hauts en couleurs, nés pour se bouffer le nez, est évidente à l’image. C’est qu’entre eux, il y a le petit nounours du conte, la petite Shana Castera, craquante tornade dont le naturel fait merveille. Pour rester dans la note, Stéphanie Murat a confié les quelques rares seconds rôles à des pointures comme Sylvie Testud, sa Victoire, ou l’incontournable Berléand. De ce portrait de famille bancal, joyeusement incorrect et extrêmement touchant, on aime pratiquement tout. Ces personnages débordant d’amour sous leur carapace de hérisson, ce besoin de mettre au-dessus de tout la magie de l’enfance, cet humour réussi qui permet au film d’être bien de son temps sans sombrer dans le misérabilisme.

Informations supplémentaires et l’avis tendre du Margouillat

MaxL’avis du Margouillat : On ne boudera pas le plaisir de voir des acteurs qui se sentent à merveille dans leurs rôles. Max est la bouffée d’amour qui réchauffe !


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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