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Mr Peabody et Sherman: les voyages dans le temps

 
Mr-peabody
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Fiche Technique
 

Millésime: 12 février 2014
 
Réalisateur: Rob Minkoff
 
Acteur: Guillaume Gallienne
 
Nationalité: Américaine
 
Genre:
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
7.0


 
Notre note
7.0
7/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Délirant et drôle, animé avec vigueur, une pause réjouissante et légère.

C'est un peu faible...


Pas de grandes ambitions scénaristiques, les petits et grands enfants se régalent tranquillement


Posté le 13 février 2014 par

 
Chronique
 
 

Après Shrek et Madagascar, Dreamworks ose l’adaptation d’un personnage des sixties uniquement culte aux USA. Rythme soutenu, belle animation et scénario secoué mettent le personnage à portée de tous les publics. Peabody est un chien qu’on adopte vite.

Inventeur de génie, prix Nobel et champion olympique, Peabody est l’esprit le plus brillant de son temps. Et un chien. Ce qui ne l’a pas empêché d’adopter le petit Sherman, qu’il éduque avec passion. Au point d’inventer une machine à remonter le temps pour les cours d’Histoire… Le délire et l’absurde ont un gros avantage : le temps n’a que très peu de prise sur leur énergie. La preuve, l’idée d’un chien génial qui adopte un petit garçon est toujours aussi cinglée. Et si c’est une nouveauté pour nous, le duo est un classique pour le public américain. Peabody et son « pet boy », littéralement son gamin de compagnie, ont été inventés par Ted Key, génial illustrateur et auteur des années 60 et 70. Encensé pour Hazel, strip humoristique très populaire, son talent de conteur a fait le bonheur de Disney avec les scénarii du chat qui venait de l’espace, La cane aux œufs d’or et Gus, inédit en France. On lui doit aussi Digby le plus grand chien du monde, dont on peut trouver en DVD une charmante adaptation britannique de 1973 exécutée par le réalisateur de… Casino Royal. Mais si Mr Peabody est une star, c’est par sa présence dans un programme culte outre-Atlantique, The Rocky and Bullwinkle Show. De ce délirant duo composé d’un élan flegmatique et d’un écureuil volant, nous ne connaissons qu’un film bancal. Mais pour le public américain, ce show cultivant dès 1959 une animation minimaliste et un humour décalé a ouvert la voie à une animation à même de séduire parents et enfants. Les références que font les Simpson à cette institution n’ont rien d’un hasard. Icône de ces temps héroïques, les voyages temporels de Peabody et Sherman sont ici revisités par l’animation la plus léchée, sans perdre leur charme ni leur fantaisie.

Pour parler aux grands comme aux plus jeunes de famille, de responsabilité, d’affection, mais aussi de transmission, d’apprentissage, de différence, Mr Peabody use de l’absurde le plus réjouissant, tout entier résumé dans une pensée aussi profonde que foutraque : puisqu’un enfant a le droit d’adopter un chien, rien  n’empêche un chien d’adopter un enfant. Si dans la série, le duo s’évertuait à ce que les grandes heures de l’histoire, toujours surprenantes, ressemblent finalement à ce qu’en savaient les livres, le film se consacre à la relation entre ce papa chien et son petit garçon. Les péripéties du voyage dans le temps permettant de nourrir l’action d’un délire soutenu particulièrement entraînant. Après des créations sans frontières comme Madagascar ou Shrek, Dreamworks a pris un vrai risque en s’attaquant à pareille adaptation. Mais les commandes ont été confiées à un spécialiste des histoires de familles insensées. Connu pour Le Roi Lion, Rob Minkoff a aussi réalisé les deux premiers Stuart Little, où c’était une petite souris qui devenait le benjamin d’une famille humaine… Sans trahir l’original, servi par une belle animation savamment fifties et un scénario bondissant, l’adaptation est réussie, brillant par un humour qui plaira a tous. Au point qu’on pardonnerait presque à Minkoff le rendez-vous loupé du Royaume interdit entre Jet Li et Jackie Chan… La plus belle qualité de cette aventure de Peabody et Sherman est probablement d’assumer avec candeur l’esprit totalement gamin du duo. Une gourmandise d’aventures folles qui n’est pas sans rappeler le sous-estimé Bienvenue chez les Robinson. Rangez vos livres d’Histoire et votre esprit cartésien, et filez suivre monsieur Peabody à travers le temps, vous ne le regretterez pas.

Informations supplémentaires et l’avis intemporel du Margouillat

Peabody-ShermanL’avis du Margouillat : Pas d’autre ambition ici que de vous reposer la tête avec une aventure délirante et parfaitement mise en image. Un sens de l’absurde réjouissant qui vous invite à retrouver cette délicieuse logique enfantine qui rendait tout possible. On s’amuse bien, et c’est le but.

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Petit animal fouineur et curieux : ce margouillat nous scrute et donne un avis toujours aussi péremptoire que subjectif. Bref, un journaliste... un vrai.