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New York Melody

 
New-York-Melody
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Fiche Technique
 

Millésime: 30 juillet 2014
 
Réalisateur: James Carney
 
Acteur: Keira Knightley, Mark Ruffalo, James Corden, Hailee Steinfeld...
 
Nationalité: Américaine
 
Genre:
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
9.0


 
Emotion
8.0


 
Notre note
7.8
7.8/10


Note des lecteurs
2 lecteurs ont voté

 

C'est du lourd...


La BO est vraiment très séduisante, les personnages attachants et ce New York romantique vole la vedette !

C'est un peu faible...


Présenté de façon très alléchante, le rôle du producteur sur la genèse d’un album aurait mérité d’être plus fouillé.


0
Posté le 18 août 2014 par

 
Chronique
 
 

Avec James Carney, la comédie musicale prend une autre tonalité, et les chansons deviennent des arguments de l’histoire. Une passion de cinéma pour la musique qu’il retrouve après Once, et intègre à merveille à son époque. Car au-delà du romantisme, l’aventure est surtout une belle invitation à tous les musiciens dans l’âme de prendre en main leur rêve, quitte à le réaliser eux-mêmes !

U

n producteur new-yorkais qui a presque tout perdu retrouve sa raison d’être en découvrant une jeune chanteuse anglaise. Ils vont s’apprivoiser, s’entendre, et se lancer dans une aventure musicale très personnelle… Musicien de formation découvert au cinéma avec le très attachant La vie à la folie, John Carney avait déjà montré un talent particulier dans l’art d’associer cinéma et musique avec le très réussi Once. Cette love story musicale revisitée faisait des chansons un élément majeur de l’histoire puisqu’écrites et enregistrées par les deux amoureux au fil de leur idylle. C’est un peu ce même principe  qu’il reprend  pour ce New York Melody plein de charme, tout en évitant les redites et les facilités. Le film fait un double portrait de la musique, de la gloire qu’elle peut apporter, mais aussi de ce que cette gloire peut reprendre en s’éloignant. D’un côté un producteur qui picole bien plus qu’il ne produit, un type impossible qui a su se griller avec tout le monde, y compris sa propre fille. De l’autre une jeune musicienne dévouée à son beau Dave, mais dont le couple va exploser lorsque le succès n’emportera que l’un d’entre eux. La musique est partout autour de ces deux personnages, un vrai vocabulaire qui compte autant que les dialogues, et qui ne manque que d’une scène. Cette scène, ça va être New York, un New York d’arrière rue, de ruelles ombragées, de quais de métro et de toit puisque, sans moyen, le producteur et l’artiste vont décider d’enregistrer leur album live dans la rue, un endroit différent pour chaque chanson,  avec les moyens d’enregistrement les plus légers qui existent aujourd’hui…

L’idée est géniale et prend vite des allures savoureuses de déclaration d’amour à Big Apple. Une belle intention qui ne pouvait fonctionner, bien sûr, sans une BO à la hauteur. Écrites au fil du tournage, parfois au dernier moment, les chansons ont été essentiellement signées par Carney lui-même et Gregg Alexander, le leader des New Radicals. Une pop folk raffinée qui fonctionne à merveille et constitue une BO vivement recommandée ! Drôle, touchant, astucieusement romantique et porté par cette musique très efficace, le récit trouve son vrai caractère avec celui de ces acteurs, un casting étonnant de « novices » qui fonctionne remarquablement bien. Très convaincante en chanteuse, Keira Knightley s’est découvert un autre talent, soutenue par l’excellent Mark Ruffalo, expert en personnages abîmés, qui a cependant regretté de n’avoir plus de facilité à jouer de la basse… En ado bougonne et guitariste, Hailee Steinfeld tient aussi la note. Prenant l’exemple du toujours excellent Yasiin Bey – Mos Def pour les intimes-, les musiciens s’essaient à la comédie, comme le chanteur de Maroon 5, Adam Levine, qui assure plutôt bien dans le rôle pas si facile de Dave. Une réussite de plus pour Carney, qui pousse la justesse jusqu’à nous épargner un happy end trop transparent. Et ose mine de rien revendiquer la mise en ligne d’une œuvre indépendante plutôt que la machine à formater d’une production classique, ce qui de la part d’un musicien professionnel n’est jamais anodin…

Informations supplémentaires et l’avis West Side du Margouillat

New-York-MelodyL’avis du Margouillat : Comme quoi on peut donner dans le romantisme et la chanson sans être mièvre ou poseur ! Cette chronique de la vie et des amours, notamment celui de la musique, est une belle réussite pour John Carney. La BO est un sans faute, le casting tient toutes ses promesses, et l’idée d’improviser l’enregistrement de l’album dans les rues de New York carrément géniale…

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Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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