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No pain No gain

 
Nopainnogain
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Fiche Technique
 

Millésime: 2103
 
Réalisateur: Michael Bay
 
Acteur: Mark Wahlberg, Dwayne Johnson, Ed Harris
 
Nationalité: Américaine
 
Genre: ,
 
Mise en scène
7.5


 
Scénario
7.0


 
Musique
7.5


 
Emotion
7.5


 
Notre note
7.4
7.4/10


Note des lecteurs
1 lecteur a voté

 

C'est du lourd...


Qu'est-il arrivé à Michael Bay ? Ce garçon s'est acheté un forfait talent de conteur avec l'option humour noir !

C'est un peu faible...


Parfois kitsch ou vulgaire, mais Bay nous a tellement surpris, on adhère !


Posté le 12 septembre 2013 par

 
Chronique
 
 

Inspiré d’une histoire vraie, ce film est un absolu plaisir. Méchant et cruel, il est aussi effroyablement drôle, parfaitement mise en scène et interprété. Que ce bonheur d’impertinence soit réalisé par Michael Bay rend la découverte encore plus savoureuse ! 

Daniel Lugo à un corps de dieu grec, un ego de géant et une ambition délirante. Mais il doit continuer de supporter les commentaires pathétiques et l’arrogance exécrable des clients du club de gym où il est coach. Il supporte la vanité de ces sportifs du dimanche qui possèdent tout ce dont il rêve. Et n’en peut plus. Il mérite les voitures de luxe, les palais de Miami, la belle vie. Et puisque ce rêve américain se refuse toujours à lui, il va s’en emparer. Profitant du rôle de confident de tout coach, il met au point un plan génial pour s’emparer de la vie d’un de ses clients. Pour cela, il doit trouver des complices. C’est dans la salle de musculation que Lugo retrouve Adrian Doorball, qui le considère un peu comme un modèle, et qu’ils font la connaissance d’un nouveau venu, le monumental et très influençable Paul Doyle. Ne manque plus qu’une victime. Aussi riche qu’il est détesté de tous, Victor Kershaw est le pigeon idéal…

Mais qui aurait pu prévoir que l’un des rois du blockbuster s’accomplirait avec tant de réussite dans No Pain No Gain, un « micro budget » de 20 millions de dollars ?

Michael Bay a bâti sa réputation sur un cinéma spectacle d’une efficacité redoutable, ne souffrant que rarement d’un peu de personnalité et moins encore d’impertinence. De l’épopée spatiale d’Armageddonaux ravages des Transformers, Bay a rempli les salles de la planète dans un délire d’action au détriment d’intrigues souvent jalonnées de clichés. Le réalisateur avait déjà montré qu’il pouvait mettre son talent au service d’un parti pris plus fouillé, comme avec la première partie de The Island, son film le plus « audacieux » à ce jour. Mais qui aurait pu prévoir que l’un des rois du blockbuster s’accomplirait avec tant de réussite dans No Pain No Gain, un « micro budget » de 20 millions de dollars ? Renonçant comme ses stars à tout salaire, Bay s’empare d’un terrible fait divers qui a endeuillé Miami voici 19 ans, l’affaire du Sun Gym Gang. Un sujet qui pouvait être tout à fait superficiel : trois crétins à l’égo dopé aux stéroïdes volent le train de vie d’un homme d’affaire, sombrant dans une spirale criminelle effarante. Mais Bay réussit l’alliance la plus inattendue : toute l’efficacité de sa mise en scène, allégée d’artifices superflus et agréablement inventive, est mise au service d’un récit brillant. Parfaitement construite, son intrigue déglingue littéralement un certain rêve américain, où tout se mesure à l’apparence et à l’argent, quelquesoit l’origine des billets verts. On songe aux grandes heures de Oliver Stone, au raffinement des frères Coen. Puissant, cinglant, hilarant et toujours d’une réelle pertinence, ce portrait pervers de la réussite à l’américaine est sublimé par un casting absolument formidable.

En tête d’affiche, Mark Wahlberg est simplement magistral dans le rôle de Lugo, capable d’apporter une humanité inattendue à cet imbécile pas moins arrogant que ses clients, tout en usant d’un charisme idéal. À ses côtés, Anthony Mackie, que l’on retrouvera sous le costume du Faucon au coté de Captain America, tient parfaitement la note, entre incrédulité et mégalomanie. Et une fois de plus, Dwayne Johnson use de son physique de colosse pour construire un personnage stupéfiant, entre pathétique et comédie pure. Il faut dire que le Sun Gym Gang réunissait plus de trois personnes, et son personnage fait la synthèse de plusieurs d’entre eux. Le résultat est savoureux. Face à ce trio d’élite du crime et de la bêtise, on trouve un détective redoutable, incarné avec classe par Ed Harris, un bonimenteur professionnel qui convient à merveille à Ken Jeong, et enfin une victime, probablement la plus exécrable, la plus agaçante et résistante de toutes, rôle confié au génial Tony Shalhoub, bien loin de son personnage de Monk. Après la métamorphose de Roland Emmerich, c’est donc un autre pilier du cinéma hollywoodien qui met de l’esprit dans son action. Incorrect et sulfureux, le terrifiant parcours du trio illustre avec une féroce noirceur le rêve américain taré, dévoyé aux idoles des apparences et de l’argent. L’une des plus belles surprises de la rentrée !

Informations supplémentaires et l’avis Biceps du Margouillat

nopainnogainL’avis du Margouillat : Que le réalisateur du consternant Bad Boys 2 signe un film aussi incorrect, aussi noir, aussi drôle est une surprise totale. Sans méga budget, mais fort d’un casting idéal, il utilise son savoir-faire de la mise en image pour illustrer une affaire criminelle aussi terrifiante que symbolique du rêve Américain contemporain. À ne surtout pas rater !

Site : http://www.nopainnogain-lefilm.fr/

 


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...