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Oblivion

 
oblivion cruise
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Fiche Technique
 

Millésime: 2013
 
Réalisateur: Joseph Kosinski
 
Acteur: Tom Cruise, Olga Kurylenko, Morgan Freeman, Andrea Riseborough
 
Nationalité: Américaine
 
Genre: ,
 
Mise en scène
9.0


 
Scénario
9.0


 
Musique
8.5


 
Emotion
8.5


 
Notre note
8.8
8.8/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Spectaculaire, esthétique, plutôt malin, de la SF comme on l'aime.

C'est un peu faible...


Si la couche de vernis est superbe, ce qu'elle cache ne passionnera pas tous les publics.


0
Posté le 16 avril 2013 par

 
Chronique
 
 

Soignée, racée même, la SF de Kosinski est efficace, et même si les secrets du récit se dévoilent un peu trop vite, on se laisse emporter avec un grand plaisir dans le sillage de Tom Cruise, irréprochable. Du fantastique qui a de la classe.

2077. Sous une lune éclatée, la Terre n’est plus. Si l’humanité a vaincu l’invasion extraterrestre qui a ravagé son monde, elle a perdu sa planète, dévastée et irradiée. Tous les humains qui ont survécu au désastre ont rejoint le refuge d’une colonie spatiale, sur une lune plus accueillante du système solaire. Il ne reste sur la vieille Terre que Jack et Vika, qui auront dans deux semaines fini leur mission et pourront définitivement abandonner ce qui reste de la planète bleue aux « chacals », ultimes survivants d’une guerre qu’ils semblent vouloir poursuivre malgré tout contre les hommes. Du haut de leur tour dans les nuages, suivant une routine apaisante et minutieuse, Jack et Vika accomplissent une mission essentielle : entretenir et réparer les drones de surveillance. Ces robots redoutables assurent la sécurité des titanesques machines qui finissent de pomper l’eau des océans, ressource essentielle pour l’énergie de la colonie. Au cours de ses patrouilles, Jack parcourt les ruines de ce qui a été la Terre. Et bien que sa mémoire, comme toutes celles de chaque humain, ait été effacée, il est incapable de se convaincre que cela n’est plus chez lui…

L’intrigue de Oblivion n’en reste pas moins prenante et immersive en raison d’une réalisation de grande qualité, et d’un univers futuriste particulièrement solide

Distillant habilement une promo des plus réussie, voilà un film qui a su créer immédiatement la curiosité et l’envie. L’envie d’un grand beau film de science-fiction, ambitieux et fascinant. Un film qui est aussi attendu pour confirmer l’avènement d’un réalisateur très prometteur : Joseph Kosinski. Architecte de formation devenu esthète du clip, de la pub et des jeux vidéos par sa maîtrise des images infographiques, Kosinski a fait une entrée fracassante dans le petit monde du septième art en prenant les commandes d’une des séquelles les plus attendues et les plus périlleuses : Tron : L’héritage. Un pari gonflé et tenu avec les honneurs, qui lui permet aujourd’hui de nous dévoiler un projet très personnel. Avant d’être un film, Oblivion a été un roman graphique qu’il a co-signé avec un auteur de comics réputé, Arvid Nelson (Rex Mundi, The Joker’s Asylum…). BD que les collectionneurs pourront trouver en import aux éditions Radical Book. Et l’adaptation fonctionne. Si elle dévoile peut-être un peu trop vite ses ressources, et laisse sans réponses quelques questions qui feront tiquer les chicaneurs, l’intrigue de Oblivion n’en reste pas moins prenante et immersive en raison d’une réalisation de grande qualité, et d’un univers futuriste particulièrement solide. De ce genre de grosse production qui n’usurpe pas son impressionnant budget.

Entre les décors de Nouvelle Orléans, les étendues lunaires d’Islande et les ciels d’Hawaï, Kosinski expérimente la Sony F65, une caméra d’une résolution si exceptionnelle qu’elle répond aux exigences de l’IMAX. Une maîtrise de la profondeur de champs qui permet de profiter avec un même plaisir des poursuites vertigineuses, des décors immenses et du jeu des acteurs. Une expérience conduite avec un directeur de photo de renom, Claudio Miranda (Tron l’héritage, L’odyssée de Pi, L’étrange histoire de Benjamin Button…). Le film profite aussi du travail de Darren Gilford, déjà de l’aventure de Tron L’héritage pour concevoir design et décors. En découvrant cette habitation ultra hightech des nuages, ces étendues ravagée, le design de chaque accessoire et de chaque engin, on pense aux peintures de Chris Foss, Peter Elson, Jean Giraud forcément, et bien sûr de Syd Mead. Un univers racé où un casting restreint prend ses aises. Andrea Riseborough est touchante dans son rôle, la belle Olga Kurylenko un peu trop en retrait, Nikolaj Coster-Waldau tout à sa place dans le feu de l’action, et Morgan Freeman absolument indispensable de nonchalance. Parfait dans le rôle de Jack, Tom Cruise l’inamovible prouve qu’il a toujours un instinct redoutable pour dénicher les premiers rôles qui conviennent à son mythe. Ultime atout de ce blockbuster de choix, une BO sur mesure. Après le génial travail accompli par Daft Punk sur Tron l’héritage, Kosinski reste fidèle à la « french touch » et fait appel à Anthony Gonzales de M83. Complétée par des titres de Joseph Trapanese, sa partition est impeccable.

Informations supplémentaires et l’avis interstellaire du Margouillat

oblivionL’avis du Margouillat : Tom arrive à faire oublier, à force de travail, ses errances métaphysiques douteuses. Il est de ces acteurs dont l’attitude dans le civil gagne à être mise de côté tant il se donne à fond pour son travail et se hisse à l’affiche de quelques très bons films, dont celui-ci.

Site : Oblivion


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...


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