Nos actus
 

Oups ! J’ai raté l’arche…

 

 
Fiche Technique
 

Millésime: 9 décembre 2015
 
Réalisateur: Toby Genkel et Sean McCormack
 
Nationalité: Allemand , irlandais , luxembourgeois , belge
 
Genre:
 
Mise en scène
6.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
6.0


 
Notre note
6.5
6.5/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Le bestiaire est amusant, la réalisation et l'intention habiles.

C'est un peu faible...


Pas des plus original, son animation colorée montre souvent ses limites...


Posté le 11 décembre 2015 par

 
Chronique
 
 

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L

’animation nous gâte. Ses prouesses déboulent à une telle cadence que de véritables merveilles passent presque inaperçues, balayées par le rythme infernal des sorties. Mais la qualité d’une catégorie s’impose autant par l’excellence de ses idoles, que par les surprises que nous réservent des productions nettement plus discrètes. A l’exemple de ce Oups, finalement agréable. Pourtant, lorsqu’il est question de convoquer un zoo d’animaux un poil timbrés, il est difficile d’entrer en concurrence avec les Age de glace et autres Madagascar. La tentative portait aussi les craintes liées à son thème : le très biblique mythe de l’arche de Noé. Un prosélytisme déguisé à l’attention du jeune public était à craindre. En fin de compte, l’ensemble fonctionne avec toutes ses limites, et évacue l’essentiel de nos craintes. Seuls les animaux ont droit à la parole, et la promesse d’un déluge n’entraîne pas d’exposé spécifiquement religieux. Bonne pioche. Fabriqué entre l’Irlande, la Finlande, L’Allemagne et le Luxembourg, réalisé par l’allemand Toby Genkel, un habitué des films d’animation pour enfant, et l’Anglais Sean McCormack, remarqué pour son joli court L’Avale Lumière, Oups compense ses limites en se montrant malin. Plus peluche que bestiole, les nestrians sont franchement mignons et s’adoptent très vite. D’autant que leurs voix leur apportent du caractère. Les grymps, une autre race inventée, ont moins de chance, mais font gentiment leur travail. L’animation, colorée et globalement convaincante, montre parfois ses limites, masquée par l’entrain des personnages, un humour bon enfant et un bon rythme. Mais la force du film est manifestement d’avoir été pensé en commençant par la fin. Comprenez que toute cette histoire d’arche, d’animaux perdus pendant le déluge et d’amitié fonctionne parce qu’elle comporte une chute solide et ingénieuse pour expliquer ce qui demande à l’être, et pour teinter l’ensemble d’un positivisme joyeux. Toute la famille s’y retrouve.


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...