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Parkland

 
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Fiche Technique
 

Millésime: 2013
 
Réalisateur: Peter Landesman
 
Acteur: Zac Efron, Marcia Gay Harden, Billy Bob Thornton
 
Nationalité: Américaine
 
Genre:
 
Mise en scène
8.0


 
Scénario
7.0


 
Musique
7.0


 
Emotion
7.5


 
Notre note
7.4
7.4/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


La démarche de faire revivre l'événement par les témoins anonymes nous le rend plus proche.

C'est un peu faible...


N'espère pas sortir de la salle avec des réponses.


Posté le 3 octobre 2013 par

 
Chronique
 
 

S’attachant aux trois jours qui ont suivi l’assassinat de JFK, ce film reconstitue les faits du point de vue de ceux qui y ont assisté, du Parkland Hospital aux bureaux du FBI. Un film parfaitement réalisé et interprété.

L

e président Kennedy arrive à Dallas. Toute la ville est en émoi et suit l’événement. Invitant ses employés à prendre une pause, Abraham Zapruder et sa femme sont de ceux qui vont prendre leur place pour voir passer la voiture présidentielle. D’autre suivent l’événement par radio ou par la télévision. Robert Oswald de son travail, les agents du FBI de leur bureau en pleine agitation, le service de traumatologie au fil de son activité incessante au Parkland Hospital. Et quand l’irréparable survient, chacun voit sa vie bouleversée à jamais. Une équipe de médecins s’efforce de ramener à la vie le corps d’un président mythique, des agents du FBI envisagent soudain sous un jour macabre des éléments jusqu’alors sans importance, un citoyen anonyme apprend que son propre frère aurait tué Kennedy. Et un témoin dévasté réalise qu’il a filmé toute la scène…

La gestion du désastre par les différents services de renseignements nous apparaît un peu plus clairement, surtout parce que ce sont des hommes plus que des systèmes qui nous sont montrés

Il ne faut pas espérer de Parkland l’audace d’une nouvelle exploration des zones d’ombre qui entachent la version officielle d’un des drames les plus marquants du 20éme siècle. Parkland n’est pas JFK, et évite soigneusement tout parti pris. Il se borne à reprendre la chronologie des événements qui ont précédé et suivi sur trois jours l’assassinat de Kennedy, s’inspirant ainsi du livre de Vincent Bugliosi « Four days in november ». Le film apporte de nombreux détails jusqu’alors inédits, que ce soit le parcours du corps du président avant l’officialisation de sa mort, l’évacuation surréaliste de son corps vers Washington, ou même le simple fait que, à quelques heures de décalage, la même équipe soignante de l’hôpital Parkland s’efforça de sauver Kennedy puis son assassin présumé. La reconstitution est impeccable et le sens du timing du réalisateur particulièrement aiguisé. La pertinence de Parkland s’impose par sa volonté de mettre en vedette tous ces individus qui n’étaient jusqu’alors que des noms, s’employant avec une rigueur et une émotion parfois intense à replacer chaque témoin dans ce chaos, évoquant le bouleversement des vies. Tout le monde a vu ces 25 secondes de 8mm, mais personne n’avait raconté l’onde de choc provoquée par ces images prises au hasard pour celui qui les a tourné, Abraham Zapruder.

On apprécie tout autant que le choc des nouvelles soit montré du point du frère de Lee Harvey Oswald. La gestion du désastre par les différents services de renseignements nous apparaît un peu plus clairement, surtout parce que ce sont des hommes plus que des systèmes qui nous sont montrés. Si dans les faits il apporte le moins d’information, la reconstitution des interventions médicales au Parkland, centre névralgique de l’action, sont très convaincantes. On regrette par contre de ne pas en apprendre plus sur certains personnages, comme le duo O’Donnel et Powers, les plus fidèles protecteurs du président. Mais le personnage qui laisse le plus insatisfait reste indubitablement l’agent Hosty, qui servit de coupe circuit au FBI et paya pour la faillite d’un système. Pour ne pas avoir vu venir l’impensable mais surtout pour avoir détruit un dossier nuisible à l’ambition d’un supérieur, son intervention est celle qui est la plus frustrante. Le casting dans son ensemble est irréprochable, mais certains sortent du lot. Paul Giamatti est un Zapruder bouleversant, répondant par son désarroi à Billy Bob Thornton, excellent en responsable de la sécurité du président. James Badge Dale incarne le frère de l’assassin présumé avec une force surprenante, d’autant qu’il fait face à un numéro incroyable, celui de Jacki Weaver en délirante Madame Oswald mère. Il faut aussi saluer la talent de Peter Landesman. Romancier et scénariste, il réalise ici son propre scénario, signant son premier long métrage avec tout le poids qu’impose l’évocation de cet événement pour le public américain. Une première expérience tout à fait remarquable.

Informations supplémentaires et l’avis Je sais tout mais je dirai rien du Margouillat

parklandL’avis du Margouillat : L’exécution est irréprochable, tout comme l’interprétation, et si l’on apprend de nombreux détails sur les évènements, ce récit n’a pas pour but de dissiper doutes et suspicions.

Site officiel

 

 

 

 


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...