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Fiche Technique
 

Millésime: 2013
 
Réalisateur: Brad Furman
 
Acteur: Justin Timberlake, Ben Affleck, Gemma Arterton
 
Nationalité: Américaine
 
Genre: ,
 
Mise en scène
7.0


 
Scénario
6.0


 
Musique
6.0


 
Emotion
5.0


 
Notre note
6.0
6/10


Note des lecteurs
Pas encore noté

 

C'est du lourd...


Bien qu'il manque de noirceur, le suspens fonctionne à peu près. Timberlake assure en gentil, Affleck s'amuse en méchant.

C'est un peu faible...


Le sujet du jeu en ligne est trop vite zappé au profit du conflit entre les deux hommes.


Posté le 2 octobre 2013 par

 
Chronique
 
 

Certain d’avoir été arnaqué pendant une partie de poker en ligne, un étudiant de Princeton va demander des comptes au créateur du site, le richissime Ivan Block, planqué au Costa Rica… Prenant pour sujet l’industrie du jeu en ligne, thème d’actualité qui tarde à être exploité, ce suspens avance à bon rythme. Un traitement un peu convenu, mais soutenu par un trio très plaisant.

Etudiant à Princeton, Richie Furst finance ses études par les commissions qu’il reçoit en initiant les étudiants et les profs du campus au jeu en ligne. Une activité à la limite de la légalité qui lui apporte de gros soucis. C’est pour en finir avec ses problèmes d’argent qu’il tente le tout pour le tout, engageant tout son argent en une seule partie de poker virtuel. En dépit de ses connaissances et de son savoir-faire, il se fait ratisser. Et obtient vite la preuve que le site a triché. Pour demander des comptes, il part pour le Costa Rica, où le créateur du site, l’énigmatique Ivan Block, se tient loin de la justice américaine. Rencontrer Block est difficile, mais Furst à du talent. Trop pour que Block ne s’y intéresse pas…

On pourra regretter que ce Players ne nous en dise finalement qu’assez peu sur ce nouvel ordre du vice du jeu.

Après nous avoir séduit avec La défense Lincoln, Brad Furman revient avec un sujet particulièrement intéressant. Le jeu en ligne est devenu l’une des industries les plus rentables de la planète en une petite décennie, s’imposant aux casinos traditionnels comme une incontournable concurrence pour aller dénicher les joueurs dans leur intimité. Annihilant par sa facilité d’accès toutes les inhibitions, le jeu en ligne à opéré une réelle mutation de l’addiction au jeu. On pourra regretter que ce Players ne nous en dise finalement qu’assez peu sur ce nouvel ordre du « vice du jeu ». Mais il a cependant le mérite de s’y intéresser avec un minimum d’arguments, évoquant notamment l’ampleur des dégâts dans les grandes universités, et les relations délicates de ce genre de plateforme virtuelle avec la légalité. Pour le reste. Players est surtout une histoire d’ambition entre deux hommes, le maître et l’apprenti, le plus malin des deux sauvant sa peau au dépend de l’autre. Le caractère de cette ambition était l’une des motivations du réalisateur: la révolution virtuelle à tout changé, même l’idéal de la réussite. Avec des technologies à la rentabilité fulgurante, le rêve de devenir riche et célèbre ne s’accomplit plus en années, mais en mois…

Par l’aventure de Richie, séduit par le faramineux train de vie de Block, Players s’emploie à rappeler que ce genre d’ascension ne se fait pas sans risque. De ce point de vue, l’intrigue fonctionne bien, et permet à Furman de maintenir un bon rythme. Tant que le doute persiste sur la personnalité de Block, dans un univers où tout le monde s’efforce d’impressionner l’autre, la partition est même prenante. Elle devient un peu plus classique lorsque les enjeux apparaissent dans leur vérité, mais pas au point de nuire au suspens. Timberlake est très juste en jeune loup aux dents longues. Un peu plus de venin et de cynisme auraient cependant donné à ce fils de joueur un peu plus de caractère un peu trop propret. Face à lui, Ben Affleck, se plait clairement dans un de ses premiers vrai rôle de méchant. On devine même qu’il aurait pu aller encore plus loin… Séduisante en diable, Gemma Aterton souffre du personnage le moins développé, et c’est dommage. La personnalité des femmes brillantes dans un univers aussi masculin aurait mérité un personnage plus complexe. L’intervention de Anthony Mackie en agent de la Cia aux moyens limité est salutaire. On regrette juste que son comparse du Costa Rica n’ait bénéficié d’autant d’attention. Proprement exécuté, ce thriller en phase avec son époque n’exploite pas tout son potentiel, mais sait parfaitement distraire.

Informations supplémentaires et l’avis Mais qu’il est joueur du Margouillat

PlayersL’avis du Margouillat : Le thème est original et passionnant, et la rencontre des personnages nous permet d’aller droit au but: comment devient-on démesurément riche et célèbre en quelques clics ? Pas en restant dans la légalité, assurément.

Site officiel

 

 

 


Frédéric Lelièvre

 
Frédéric Lelièvre
Journaliste spécialisé dans le cinéma, j'ai traîné mes guêtres dans Mad Movies, Pur Ciné, DVD passion avant d'avoir droit à un magazine gratuit à mon nom de plume Le Petit Cinévore ! Désespérément optimiste, je me concentre sur les films qui éveillent en moi un certain intérêt et évite toute destruction massive...